I. — LES DEUX SEXES
1° Etablir une pénalité contre le vénérien qui infecte une autre personne. — Que de difficultés pour établir la filiation du mal; que d'enquêtes scandaleuses, contradictoires, impossibles !
(1) Annales d'hygiène et de médecine légale, 2° serie, t, IV et t. V, 1855-1856.
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PERCEPTA. — PROSTITUTION. 803
2 Rendre obligatoire le traitement de tout vénérien jusqu’ à guérison entière. — Cette mesure, inapplicable à diverses classes de la société, doit se traduire ainsi: créer, multiplier les services hospitaliers pour les vénériens, les admettre dans les hospices généraux ; effacer entre eux et les autres:malades toute distinction injurieuse, toute différence de bien-être, de régime et de soins; instituer, propager les consultations gratuites avec délivrance gratuite de médicaments.
3° Rechercher le vénérien coupable d’avoir transmis son mal d’après les plaintes adressées par la victime, soit à la préfecture de police, soit dans claque mairie. — C'est étendre au civil l'obligation imposée au soldat ; mais celui-ci, tenu de révéler au médecin ou à son supérieur la femme qui l’a contaminé, souvent échappe à cette obligation par le vague de ses énonciations ; que peut-on attendre d’un système officiel de plaintes ?..
L° Afficher, dans certains lieux, des avis indiquant les moyens de se préserver de la contagion et d’en faire avorter les effets quand elle n’a pas été évitée. — Ce moyen entraîne l'alternative, ou d’outrager la pudeur publique pour être notifié utilement, ou de rester inutile, s’il n’est affiché que là où la raison et la prudence entrent rarement.
Il. — LES HOMMES.
5° Visite régulière des soldats et des marins : l’étendre aux ouvriers célibataires des ateliers de l'Etat, aux jeunes gens devant les conseils de révision, aux individus arrêtés comté vagabonds. — Cette visite a lieu tous les mois dans les régiments ; il est difficile de la faire plus souvent; le soldat n’a d’ailleurs aucun intérêt à ‘cacher sa maladie; c’est à ses supérieurs à l'éclairer sur les dangers de cette dissimulation. Les conseils de révision ont un but légal défini qui ne saurait être dépassé, dans les conditions de publicité nécessaire où se fait la visite des appelés.
6° Prescrire aux maisons de tolérance, aux prostituées libres avec carte, de n’admettre que des hommes sains. — Cette vérification, qui la fera? S'y soumettra-t-on ? etc.