‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 160 sur 196 · I. — CmCUMFUSA · texte numérisé non relu

I. — CmCUMFUSA

Les professions se partagent sous ce rapport en deux classes, suivant qu’elles s’exercent à l’air libre ou dans l’air confiné. La phthisie est deux fois plus fréquente dans celles-ci que dans celles-là. Ce dernier groupe présente des professions exercées dans des locaux vastes et bien aérés, d’autres qui relèguent les ouvriers dans des locaux étroits et clos. Lombard a constaté pour ces dernières une plus forte proportion de phthisiques. A. Hannover (1), même sous le climat sévère de Copenhague, a reconnu que les artisans occupés à l’air libre sont rarement phthisiques. Ainsi l’atelier bien fermé où l’on entasse un certain nombre d’ouvriers, les écoles où la jeunesse studieuse se presse, le cabinet où le savant passe de longues heures dans la méditation, agissent d’une manière identique : toutes ces habitations temporaires pèchent par les dimensions, par le non -renouvellement de l’air, par l’élévation de la température et la saturation hygrométrique de l’atmosphère, etc.

Dans un grand nombre de professions, l’air se charge de vapeurs ou de poussières qui portent leur action directe sur le poumon et peuvent donner lieu à des phénomènes généraux. Les matières en dissolution dans l’air sont purement aqueuses, animales, végétales ou minérales ; il eu sera question plus loin. Quant aux poussières, indépendamment des effets spécifiques qu’elles produisent par leur nature et que nous examinerons en traitant des professions en particulier, elles portent sur le poumon une action directe qui est en rapport avec le volume, le poids et la consistance de leurs molécules. L’inhalation des molécules grossières est moins dangereuse que celle des poussières très-divisées qui pénètrent plus aisément jusque dans les dernières ramifications bronchiques. Les recherches de Benoiston et l.ombard ont prouvé que les sculpteurs, maçons, plâtriers, terrassiers, chapeliers, brossiers, bourreliers, matelassiers, etc., fournissent moins de phthisiques ([ue les meuniers, perruquiers, paveurs, balayeurs des rues, charbonniers, boulangers, couteliers, ramoneurs, polisseurs, etc. Les poussières détachées des corps très-durs déterminent un nombre beaucoup plus grand de phthisiques que les poussières détachées de corps mous ou d’une dureté ordinaire. La pesanteur spécifique des poussières n’intervient pas d’une manière bien sensible dans la production de la phthisie. Sous le rapport de leur origine, les jioussières minérales sont les plus nuisibles pour les poumons; viennent ensuite les poussières animales, et, en dernière ligne, les poussières végétales.

Les habitations particulières des ouvriers laissent beaucoup à désirer : qui n’a lu les enquêtes et les récits de Villermé, Blanqui, Frégier, Le.stiboudois, Kolb-Beruard, Kbrington, Henri Roberts, Grainger? Sous le rapport de l’habitation, la population ouvrière se partage en trois classes : 1° les ouvriers

(1) Hannover (ilc f.openliagne), Und.

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manufacturiers qui résident dans les centres d’industrie ou aux environs;' 2° les ouvriers sédentaires, occupant des logements loués et qu’ils garnissent d’un mobilier; 3® lesouvriers nomades qui s’entassent dans les maisons garnies. La condition des premiers est généralement satisfaisante, surtout dans le midi de la France, si ce n’est à Lodève où les logements sont des rez-de-chaussée humides, mal éclairés, ou des espèces de greniers trop chauds et trop froids suivant la saison. Dans l’est et dans le nord, les habitations ne sont pas insalubres aux environs et hors des villes ; même dans la banlieue de Lille, comme à Réthel, à Sédan, à Saint-Quentin, elles sont saines et assez commodes. Mais c’est dans l’intérieur des grands centres que la misère des ouvriers sédentaires et nomades s’est accumulée : Amiens, Reims, Rouen, Lyon, Lille, Paris, offrent les plus tristes tableaux. A Midhouse, à üornach, Villermô a vu des familles coucher chacune dans un coin, sur de la paille jetée sur le carreau et retenue par deux planches... Ces logements se louaient fort cher! J’ai parcouru les impasses labyrinthiques, fangeuses, obscures, les constructions élevées, humides et sombres, où sont entassés les 25 000 métiers de Lyon.

A Rouen, maisons délabrées avec allées basses, obscures, parcourues par le ruisseau fétide des eaux ménagères, avec des cours mal pavées et à flaques d’immondices, avec escaliers en spirales sans garde-fous, incrustés d’ordures endurcies, avec rez-de-chaussée tapissés de mousse, etc. Blanqui a retracé l’horreur des caves de Lille, situées à 2 ou 3 mètres au-dessous du sol, le quartier Saint-Sauveur de cette ville coupé par des ruelles étroites aboutissant à de petites cours {courettes) qui servent à la fois d’égouts et d’immondices : « A mesure qu’on pénètre dans l’enceinte des courettes, une population' étrange d’enfants étiolés, bossus, contrefaits, d’un aspect pâle et terreux, se presse autour des visiteurs et demande l’aumône. » Le 8 juillet 18ù8, le conseil de salubrité de la Seine, résumant les visites faites en 18ù6 par une commission d’assainissement, s’exprimait ainsi dans un rapport officiel : « Le défaut d’air et de lumière, l’humidité, la stagnation des eaux ménagères, la malpropreté générale, et, en particulier, la mauvaise tenue des lieux d’aisances et des plombs, caractérisent la presque totalité des habitations, etc. « Mais la grande plaie de l’hygiène des classes laborieuses et malheureuses, ce sont les hôtels à la nuit, les maisons meublées, les garnis. Sur plus de 200 000 ouvriers employés à Paris, plus d’un cinquième, et sur 100 000 ouvrières, beaucoup plus d’un vingtième logent en garni, les deux tiers d’une manière permanente, un tiers temporairement, pendant la saison des travaux; ainsi ùO 000 hommes et 0000 femmes s’entassent, souvent sans séparation, dans des retraites immondes, qui, d’après un rapport de la commission sanitaire du XI® arrondissement, sont, pour la plupart, de vieilles masures humides, peu aérées, mal tenues, à chambres contenant huit à dix lits pressés les uns contre les autres, et où plusieurs individus couchent dans le même lit. Nous renvoyons à l’ouvrage de Frégier (l)pourde plus amples détails sur ces sordides exploitations de garnis.

'!) llrs clnsufs ili'.s' jinpiiliil iDu.f iiraiidox rith'f:. Paris, 1840.

742 DES MODIFICATEURS GÉNÉRAUX DES PROFESSIONS. [HY<ilÉNC

et à celui de Tardieu (1), sur les bouges de Londres et des grandes villes d’Angleterre, connus sous le nom de Common lodging houses. Ceux qui s’imaginent que tout est caprice dans les grandes épidémies, seront-ils étonnés d’apprendre que, en 1832, à Paris, sur 95A garnis qui reçoivent des journaliers, des balayeurs, des chiffonniers, des ramoneurs et des maçons, A99, plus de la moitié, ont été fouillés par le choléra ?

Une ordonnance de police du 20 novembre 18^i8, rendue par un médecin, Gervais (de Caen), a stipulé, pour les habitations en général et pour les maisons louées en garni, une série de conditions sanitaires, notamment la ration de IA mètres cubes d’air par personne, la ventilation des pièces, l’interdiction du coucher dans celles qui ne reçoivent pas directement l’air d’une rue ou d’une cour assez étendue, etc. De Melun a le mérite d’avoir porté cette grande question de police sanitaire dans le domaine des délibérations du pouvoir législatif; la loi du 13 avril 1850 sur les logements insalubres est l’une des conquêtes mémorables de l’hygiène publique en France. L’institution d’une commission municipale chargée de rechercher et d’indiquer les mesures indispensables d’assainissement des logements et dépendances insalubres mis en location; la déclaration d’insalubrité attachée de droit à tout logement dont les conditions sont de nature à compromettre là vie ou la santé de ses habitants; l’obligation de faire visiter les lieux signalés comme insalubres, et de spécifier les causes de cette insalubrité, ainsi que les moyens d’y remédier; la détermination par le conseil municipal des travaux d’assainissement à effectuer et des délais de leur achèvement; l’interdiction provisoire par l’autorité municipale et l’interdiction absolue par le conseil de préfecture de louer les logements non susceptibles d’assainissement : telles sont les principales et salutaires clauses de cette loi qui a déjà produit, en peu d’années, les plus utiles conséquences à Paris. Son exécution a marché plus lentement dans les départements; jusqu’au commencement de 1853, vingt-trois seulement ont fait parvenir à l’administration centrale le compte rendu des opérations accomplies par les commissions locales.

Tout ce qui peut réduire l’industrie des garnis et éclaircir les agglomérations des quartiers insalubres, constitue un progrès; h ce titre, les cités ouvrières, consistant dans des groupes de bâtiments ou de maisons modèles à l’usage des familles d’ouvriers, méritent les encouragements de l’autorité. Dès 1835, Villermé signalait à Mulhouse une création semblable, due à la philanthropie d’André Kœchlin; trente-six ménages d’ouvriers y possèdent chacun deux chambres, une petite cuisine, un grenier, une cave et un jardin potager pour 12 ou 13 francs par mois, mais à la condition de cultiver lui-même ce terrain, d’envoyer les enfants à l’école, d’éviter les dettes, de faire chaque semaine un dépôt à la Caisse d’épargne, et de payer 15 centimes h la caisse des

(1) Tardieu, Dictionnaire d’hj/r/iène publique et de salubrité, 2“ édit., 18G2, t. II, p. 374, article Hauitations.

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publique]

malades de l’établissement. Depuis ISUU, il s’est formé à Londres de semblables établissements. Les cités ouvrières permettent d’appliquer à un grand nombre de familles les avantages économiques de l’association, tout en laissant à chacune d’elles sa libre sphère d’existence et d’habitudes particulières; mais elles ont aussi leurs inconvénients et leurs difficultés; l’ordre, la propreté, la discipline, dans une telle agglomération, qui les maintiendra? On a remarqué que les familles ouvrières répugnent à l’espèce de communauté qui résulte des cohabitations sous le même toit; les célibataires n’y pourraient trouver place ; « Au lieu de bâtir, dit Villermé, un monument ressemblant à une vaste caserne pour y réunir AOO à 500 individus de la classe ouvrière, il vaudrait mieux acheter de bonnes maisons ordinaires, ou môme les louer à long bail, sauf à les approprier à leur nouvelle destination, ou mieux encore, s’il est jîossible, donner à chaque famille sa maisonnette. De cette manière, il est vrai, on n’aurait pas un édifice dont les proportions colossales frappent tout le monde et servent de prétexte à des promesses illusoires; mais avec le môme .sacrifice d’argent, on ferait modestement plus de bien à un nombre beaucoup plus grand de personnes (1). » Jusqu’à présent l’expérience n’est pas favorable aux cités ouvrières, et le gouvernement semble être entré dans la voie des constructions restreintes h quelques familles seulement. Le système des cottages anglais est évidemment le plus favorable à la salubrité et b la moralité des familles ouvrières ; les chemins de fer permettent aujourd’hui de procurer aux classes laborieuses le double bienfait de la disséminalion et de l’air pur hors des cenires populeux où tout est plus coûteux, la subsistance, le loyer, etc. Des villages d’ouvriers, autour des grandes cités, avec des facilités de transport aux ateliers et aux usines qui les occupent, leur permettraient de combiner, de faire alterner, suivant les chômages, le travail industriel avec le travail agricole, les enlèveraient pendant les heures et les jours d’inaction aux excitations de la ville, etc. A Bradfort, on a élevé 7ü0 mai.sons d’ouvriers [cottages) autour d’une seule et vaste manufacture d’alpaga et de toiles de coton, laquelle couvre près de 2 hectares 1/2 de terrains, a un ensemble de moteurs mécaniques de la force de 1200 chevaux et exige 5000 becs b gaz pour l’éclairage de chaque soir (2). Dans les départements du Nord et de la Marne, on trouve au voisinage des fabriques quelques exemples de cette salutaire répartition des familles ouvrières dans des maisons isolées et ne renfermant qu’un petit nombre de logements, soit au rez-de-chaussée, soit au premier étage. Mais c’est Mulhouse qui, par l’intermédiaire d’une société désintéressée, et avec l’appui du gouvernement, a créé une véritable ville ouvrière à rues spacieuses, bordées d’arbres et de trottoirs, éclairées au gaz et munies d’égouts communiquant avec chaque habitation. Les maisons ne reçoivent

(1) Villermé, Annales d’hygiène et de médecine légale, 18.50, t. XLIII, p. 241 et suiv.

(2) Audiganne, Les populations ouvrières et les industries de la France, 2'“ édition. Paris, 1800, t. Il, p. 317.

DES MÜDIFICATEUHS OENÉIUUX DES PROFESSIONS.

cliacune qu’une famille. Bâties par groupe de quatre, en rectangle, élevées d’un étage, comprenant trois chambres, une cave et un grenier, avec un petit jardin contigu, se louant de 13 à 16 fr. par mois, se vendant de 2000 à 2808 fr., avec un délai de quinze à dix-huit ans pour le payement; le minimum de l’à-compte exigé au moment de l’entrée en possession est de 200 fr., le maximum de 400 fr., et le surplus du prix est compté dans le loyer. Celte vraie cité a des bains (à 20 centimes, linge compris) et des lavoirs avec moyen de séchage du linge (5 centimes pour une séance de deux heures), un restaurant qui vend de bons aliments à prix coûtants (10 centimes la portion), un bazar où chaque ménage peut se procurer à bon compte ses meubles, ses ustensiles de cuisine, ses vêtements ; une boulangerie où le pain est vendu comptant à 10 centimes par kilogramme au-dessous du taux de la taxe; un bâtiment distinct pour loger les ouvrières non mariées, à raison de 7 à 10 fr. par mois; une salle d’asile, etc. (1). A l’exposition universelle de 1867, sous la dénomination de Spécimens d' habitations caractérisées par le bon marché uni aux conditions d’hygiène et de bien-être, on figura un certain nombre de modèles d’habitations qui nous paraissent un progrès (2).

Ce serait ici le lieu d’examiner le degré de salubrité des ateliers, des fabriques, des manufactures, des usines, où les ouvriers passent une grande partie de leur vie ; mais ces établissements diffèrent tellement entre eux qu’il est difficile de les comprendre ensemble dans une appréciation générale, sans tomber dans les lieux communs de l’hygiène publique. Nous donnons à la suite de cette revue des professions la nomenclature des établissements classés avec l’indication sommaire de leurs causes propres d’insalubrité, lesquelles agissent non-seulement sur les ouvriers, mais encore sur les habitants des quartiers où ils existent. La loi les a partagés en quatre classes, suivant qu’ils sont plus ou moins dangereux, insalubres ou incommodes : dangereux, en raison des explosions instantanées ou des incendies graves auxquels ils peuvent donner lieu par la nature des opérations qui s’y pratiquent; insalubres ou incommodes, à cause des émanations qui s’en dégagent, des résidus solides ou liquides qui s’en écoulent sur la voie publique, ou des bruits tantôt intermittents, tantôt continus qui s’y produisent jusqu’à troubler le repos d’une localité. L’article 1" du décret de 1810, le plus ancien décret de classement, exige que les établissements de première classe soient éloignés des habitations particulières à des distances suffisantes, pour qu’ils ne puissent incommoder les voisins les plus rapprochés; ces distances n’ont pas été déterminées à l’avance, elles ne pouvaient l’être, la nature des établissements et la disposition des localités étant sujettes à de grandes variations. La création des ateliers et des manufactures de la première classe ne peut être autorisée que par un décret du pouvoir

(1) Voyez l’ouvrage : Halnlaiions ouvrières, bains et lavoirs, etc., par Émile Millier, architecte des cités ouvrières de Mulhouse.

(2) Du Mesnil, L'In/giène à l' Exposition : Habitations ouvrières {Annales d'hygiène publiijne et de niMecine légale, 2“ série, 1867, t. XXYIII, p. 439 et suiv.).

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exécutif rendu en conseil d’État. Ceux de deuxième classe ne doivent, aux termes de la même loi, être autorisés par l’administration que lorsqu’elle a acquis la certitude que les opérations qu’on y pratique n’entraînent aucun inconvénient ni dommage pour les propriétaires et locataires voisins; les demandes dont ces créations sont l’objet, au lieu d’être portées jusqu’au ministère et au conseil d’État, relèvent de l’autorité des préfets ; elles ne nécessitent pas, comme celles qui concernent les établissements de première classe, l’apposition d’afficbes pendant un mois dans la commune intéressée; il sulïit d’une enquête préalable dite commodo et incommodo, faite par les commissaires de police près des propriétaires ou des voisins menacés d’un préjudice. Les établissements de troisième classe peuvent être autorisés partout, pourvu qu’ils ne causent aucun préjudice au voisinage; point d’affiches, point d’enquête préalable; l’autorité peut se contenter du simple avis des délégués qu’elle désigne.

Parmi les établissements qui suscitent le danger des explosions et des incendies, nommons les ateliers des artificiers, les fabriques d’allumettes chimiques, d’amorces fulminantes, les poudrières, les distilleries d’alcool, de goudron et de résines, les fabriques de vernis, les fonderies ou épurations de suif, les .soufreries, les verreries, etc. Parmi ceux qui répandent des émanations, les boyauderies, les fabriques de gélatine, les fonderies de suif ou de graisse, les fabriques d’engrais, les voiries, les vacheries, les amidomieries, les féculeries, les buanderies, les teintureries, les fabriques de glucose, d’orseille, de sels ammoniacaux, d’eau de javelle, de sels d’étain, etc. Les échaudoirs, les boyauderies, les fabriques d’amidon, de sirop de fécule, d’eau de javelle, etc., versent sur la voie publique des résidus solides, les lavoirs et les buanderies des résidus liquides. Malgré quelques décisions contradictoires du conseil d’Etat, le bruit causé par les métiers à marteaux, par les pompes à incendie, parles forges, constitue une raison suffisante d’incommodité, pour que le décret de 1810 leur soit applicable; telle a été la constante jurisprudence du conseil de salubrité de Paris.

L’emploi delà vapeur comme puissance motrice a pris une telle extension, que les machines qu’elle met en jeu règlent aujourd’hui le travail de toutes les grandes industries et interviennent encore, sous des dimensions plus restreintes, dans beaucoup d’établissements du second et du troisième ordre. U .sera question dans le paragraphe suivant de ces appareils, dont le fonctionnement intéresse la sécurité des ateliers. Nous ne les mentionnons ici que pour signaler un de leurs inconvénients publics, auquel on s’applique depuis quelques années à remédier, l’énorme quantité de fumée qu’ils dégagent par leurs cheminées. L’ordonnance de police du 11 novembre 185^r prescrit aux usiniers qui font usage d’appareils à vapeur, de brûler la fumée produite par les fournaux ou de les alimenter avec des combustibles qui ne donnent pas plus de fumée que le coke. La houille, la tonrhe, le hois exposés soudainement à une température élevée, dégagent avec ahondance des produits volatils constitués en majeure partie par des carhures d'hydrogène qui sont eux-

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