‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 170 sur 196 · NOMENCLATURE DES ÉTARISSEMENTS INSALUBRES · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE DES ÉTARISSEMENTS INSALUBRES

[hygiène

DÉSIGNATIONS DES INDUSTRIES

INCONVÉNIENTS

Salaisons (Dépôts de) dans les villes.

Sang :

1» Ateliers pour la séparation de la übrine. de l’albumine, etc.

Odeur.

Idem.

2» (Dépôt de) pour la fabrication du bleu de Prusse et autres industries.

Idem.

30 (Fabrique de poudre de) pour la clarification des vins.

Idem.

Sardines (Fabriques de conserves de) dans les villes. Saucissons (Fabrication en grand de).

Saurage des harengs. (Voy. Harengs.)

Idem.

Idem.

Savonneries.

Schistes bitumineux. (Voy. Huiles de pétrole, de schiste, etc.)

Séchage des éponges. (Voy. Eponges.)

Sécheries des morues. (Voy. Morues.)

Idem.

Secrétage des peaux ou poils de lièvre et de lapin.

Sel ammoniac et sulfate d’ammoniaque (Fabrica-

Odeur, émanations nuisi-

tion du) par l’emploi des matières animales.

blés.

Sel ammoniac extrait des eaux d’épuration du gaz (Fabrique spéciale de).

Odeur.

Sel de soude (Fabrication du) avec le sulfate de

Fumée, émanations nuisi-

soude.

Sel d’étain. (Voy. Protochlorure d’étain.)

blés.

Sirops de fécule et de glycose (Fabrication des). Soie. (Voy. Chapeaux.)

Soie. (Voy. Filature.)

Soies de porc (Préparation des) :

Odeur.

|o Par fermentation.

2" Sans fermentation. (Voy. Crins et soies de porc.)

Soude. (Voy. Sulfate de soude.)

Idem.

Soudes brutes de varech (Fabrication des) dans les établissements permanents.

Odeur et fumée.

Soufre (Fusion ou distillation du).

Émanations nuisibles, danger d’incendie.

Soufre (Pulvérisation et blutage du).

Sucre. (Voy. Raffineries et fabriques de sucre.)

Poussière, danger d’incendie.

Suif brun (Fabrication du).

Suif en brauebes (Fonderies de) :

Odeur, danger d’incendie.

I» A feu nu.

Idem.

20 Au bain-marie ou à la vapeur.

Odeur.

Suif d’os (Fabrication du).

Odeur, altération des eaux, danger d’incendie.

Sulfate d’ammoniaque (Fabrication du) par le moyen de la distillation des matières animales.

Sulfate de baryte. (Voy. Baryte.)

Odeur.

Sulfate de cuivre (Fabrication du) au moyen du gril-

Émanations nuisibles et fu-

lage des pyrites.

Sulfate de mercure (Fabrication du) •

mée.

I» Quand les vapeurs ne sont pas absorbées.

Émanations nuisibles.

20 Quand les vapeurs soin absorbées.

Emanations moindres.

Sulfate de peroxyde 1er (Fabricalion du) par le sulfate de protoxyde de fer et l’acide nitrique (nitro- Bulfate de fer).

Emanations nuisibles.

Sulfate de protoxyde de fer ou couperose verte par

Fumée, émanations nuisi-

l’action de l’acide sulfurique sur la ferraille (Fabricalion en grand du).

Sulfate de soude (Fabrication du) ;

blés.

10 Par la décomposition du sel marin par l’acide sulfurique, sans condensation de l’acide chlorhydrique.

Émanai ions nuisibles.

20 Avec coudensation complète de l’acide chlorhydrique.

Idem.

Sullalede fer, d’alumine et d’alun (Fabrication par

Fumée et alléralions des

le lavage des terres pyriteuses et alumineuses grillées du).

eaux.

Sullure de carbone (Fabrication du)-

Odeur, danger d’incendie.

Sulliu’ü fie carbone (Manufaclnre& dans lesquelles on emploie en grand le).

Danger d’incendie.

\rc

CLASSES

PUBLIUUE]

DANGEREUX OU INCOMMODES

DÉSIGNATION DES INDUSTRIES

SuU'urc de carbone (D6p5ts de). (Suivent le régime des huiles de pétrole.)

Sulfures métalliques. (Voy. Grillage des minerais sulfureux.)

Tabacs (Manufacture de).

Tabac (Incinéralion des côtes de).

Tabatières de carton (Fabrication des).

Taffetas et toiles vernis ou cirés (Fabrication de). Tan (Moulins à).

Tanneries.

Teinturiers.

Teintureries de peaux.

Terres émaillées (Fabrication de) :

i'Avec fours non fumivores 2" Avec fours fumivores.

Terres pyriteuses et alumineuses (Grillage des).

Teillage du lin, du chanvre et du jute en grand. Térébenthine (Dislillalion et travail en grand de la).

(Voy. Huiles de pétrole, de schiste, etc.)

Tissus d’or et d’argent (Brûleries en grand des'. (Voy. Galons.)

Toiles cirées, (voy. Taffetas et toiles vernies.) Toiles (Blanchiment des). (Voy. Blanchiment.) Toiles grasses pour emballage, tissus, cordes goudronnées, papiers goudronnés, cartons et tuyaux bitumés (Fabrique de) :

<0 Travail à chaud 20 Travail à froid.

Toiles peintes (Fabrique de). (Voy. Taffetas et toiles vernis.)

Tôles et métaux vernis.

Tonnellerie en grand opérant sur des fûts imprégnés de matières grasses et putrescibles.

Torches résineuses (Fabrication de).

Tourbe (Carbonisation de la) :

1“ A vases ouverts.

2” En vases clos.

Tourteaux d’olives (Traitement des) par le sulfure de carbone.

Trélileries.

Triperies annexes des abattoirs.

Tueries d’animaux. (Voy. aussi Abattoirs publics.)

Tuileries avec fours non fumivores.

Urale (Fabrique d’). (Voy. Engrais préparés.) Vacheries dans les villes de plus de .'iooo habitants.

Varech. (Voy. Soude de varech.)

Vernis gras (Fabrique de).

Vernis à l’esprit-de-vin (Fabrique de). .

Vernis (Ateliers où l’on applique le) sur les cuirs, feutres, taffetas, toiles, chapeaux. (Voy. ces mots.) Verreries, cristalleries et manufactures déglacés: 10 Avec fours non fumivores.

20 Avec fours fumivores.

; Viandes (Salaisons des). (Voy. Salaisons.)

Visières et feutres vernis (Fabrique de). (Voy. Feu- 1 très et visières.)

Voiries. (Voy. Boues et imnjiondices.) ,

' Wagons et machines (Construction de). (Voy. Machines, etc.)

INCONVÉNIENTS

Odeur et poussière.

Odeur et fumée.

Odeur et danger d’incendie.

Idem.

Bruit et poussière.

Odeur.

Odeur et altération des eaux .

Odeur.

Fumée.

Fumée accidentelle.

Fumée, émanations nuisibles.

Poussière et bruit.

Odeur, danger d’incendie.

Idem. 3'

Odeur. 3*

Odeur et danger d’incen- 3* die.

Bruit, odeur et fumée. â*

Odeur et danger du feu-

Odeur et fumée.

Odeur.

Danger d’incendie.

Bruit et fumée.

Odeur et altération des eaux.

Danger des animaux et odeur.

Fumée.

Odeur et écoulement des 3* urines.

Odeur et danger d’incendie.

Idem.

Fumée et danger d’incendie.

Danger d’incendie.

CLASSE

ÜL!? l'HOi'LSMONS EN l'AKTICllElEK,

[hï(,irnl

ARTICLE 11

UES PROFESSIONS EN PARTIOULIEK

§ I. — Professions intellectuelles.

Les professions qui ont pour condition l’exercice plus ou moins énergique et soutenu des facultés intellectuelles présentent à considérer : 1® la constituion des personnes qui s’y livrent; 2" les circonstances extérieures de leur vie. Tout ce qui a été dit du tempérament nerveux trouve ici sa place. Est-il besoin de rappeler que l’excitation habituelle du cerveau finit par se propager à tout le système nerveux et le rendre assez mobile pour qu’il s’agite sous l’impression du plus faible stimulant; c|ue par suite de la multiplicité des sympathies nerveuses, l’irritation ne se manifeste pas toujours où est sa cause ; qu’avec la contractilité diminue progressivement la faculté de repousser l’action nuisible d’un grand nombre de modificateurs; que l’harmonie des rapports organiques est détruite par l’inégale répartition des forces vitales et sensitives? « La portion de puissance nerveuse qui appartient à la digestion, à la circulation, à la nutrition, se reporte en grande partie à l’intelligence, à la méditation, et par conséquent au cerveau. Certains organes ont le superflu, tandis que d’autres manquent du nécessaire (1 ). » Les personnes livrées aux travaux de l’esprit subissent les conséquences de la vie sédentaire, du défaut d’air pur et renouvelé, des veilles prolongées et souvent répétées, des positions vicieuses dans le travail, de la rétention des urines et des matières fécales, des erreurs de régime, de la solitude et des habitudes bizarres qui sont propres à beaucoup d’entre elles. Toutes ces causes de modifications organiques ont été précédemment étudiées. Quelques-uns exercent de grands ravages sur le physique et sur le moral. Ne pas renouveler l’air de son cabinet, dit Tissot, c’est vivre des ordures de la veille. Le renoncement à la société produit l’esprit chagrin, la misanthropie si commune parmi les savants et les gens de lettres. Il s’en faut toutefois que l’on ait déterminé d’une manière exacte la nature et la proportion des maladies qui les atteignent par suite de leur genre de vie. Le raisonnement conduit à les placer sous l’imminence de la congestion cérébrale et de l’apoplexie : en effet, le cerveau s’hypérémie à chaque stimulation ; longtemps il se .débarrasse sans peine de l’excès de fluides sanguins qui l’assaillent périodiquement; à la fin, et par le progrès de l’àge, les vaisseaux de ce viscère, fréquemment dilatés par l’afllux congeslionnel du sang, réagissent moins sur lui, et l’engorgement commence : alore des assoupissements, des ramollissements cérébraux, des tremblements musculaires, l’apoplexie qui a fait d’illustres victimes en Pétrarque, Copernic, Mal|)ighi, Richardson, Idimé, Marmontel, üaubenton, Spallanzani, Monge,

(1) Reveillé-Parise, Physioloyie et hygiène des hommes livrés aux travaux de Pesprit. Paris, 1 843, l. Il, p. 6.

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