TYPE PATHOLOGIQUE DES RACES, APTITUDES, IMMUNITÉS
> avons liésité à ajouter cet article à notre esquisse sommaire des races humaines, tant il a été, sous d’autres plumes, un thème élastique de paradoxes, propositions hasardées, de confusions et d’erreurs, ün a mis sur le compte
DES RACES
[hygiêsi ,
de l’hérédité caractéristique des grands groupes humains les épreuves ou le; i bénéfices de l’acclimatement, les endémies mal observées de localités lointaines., s les effets de la servitude et de la misère, ceux de la condition militaire etdef. : excès ou des dangers qu’elle entraîne, etc., et cependant, nonobstant ce nié- i lange de merveilleux et d’exagérations, la réceptivité morbide des peuples pré i sente des inégalités frappantes et des différences essentielles ; chaque variéti : principale de l’espèce humaine a une sorte de spécificité organique et dyna- , inique qui lui est immanente, une physionomie clinique, une imminence inor i bide qui lui est propre et qui procède de son fonds, sans omettre celle qui lu i vient du milieu où elle est placée. On doit à Legoyt une monographie sta : tistique de la race juive (1) : nul doute que pareille enquête, appliquée au; autres races avec le même esprit de vérification positive, sans préjugé ni pas- \ sion, ne fit ressortir le fond encore assez mystérieux de leurs qualités priinor j diales et leur mesure relative de résistance vitale. Ce qui a été fait jusqu’à pré :j sent dans cette direction n’est qu’une lumière projetée dans de vastes ténèbres a Le docteur Glatter, directeur du bureau de statistique à Vienne (2), opéran i sur les chiffres fournis par les médecins des comitats de Eesth et de Pilfis, i comparé entre elles cinq nationalités; Magyares, Allemands, Slovaques et Juifs u et il a saisi des différences d’aptitudes aux maladies, de résistance vitale, par-,q tant de mortalité, de vie moyenne, de longévité, etc. Les Magyares, niêin i dans les bas-fonds marécageux qu’ils habitent, fournissent des chiffres per élevés pour les fièvres intermittentes, et, malgré l’usage d’une nourritur. i grasse et très-épicée, paraissent peu sujets au catarrhe intestinal, aux diarrhées y aux affections du foie; ils ont eu, au contraire, beaucoup à souffrir du cho ; léra de 1853. Les Allemands, qui recherchent dans ces mêmes contrées le s habitations élevées, ont plus de récidives et de suites des lièvres palustres, plu | de diarrhées, des affections typhoïdes^ des rhumatismes fébriles, plus de phtlii i sies, et, dans l’enfance, plus de convulsions et de croup. Les Slovaques, ré , pandus dans les plaines et sur les hauteurs, souffrent plus que Magyares e Allemands du paludisme, de la diarrhée, de la fièvre typhoïde à forme abdo r minale, moins de la tuberculose, et, chez eux, l’asthme avec emphysème jiul ] monaire est fréquent. Dans la pathologie des Serbes, les affections typhoïdes la dysenterie, le rhumatisme aigu, l’asthme, les entozoaires, sont rares; le fièvres ne manquent point malgré leur éloignement des régions palustres, le. ; phlegmasies et les tubercules des voies aériennes dominent ; chez leurs femmes l’hystérie et le cancer utérin. Les Juifs, même dans les parties basses du pays i manifestent une remarquable immunité contre les lièvres d’accès, les conviil- t sions, le carreau des enfants, les inllammations des organes respiratoires; if ont la gale, des dermatoses apyrétiques, des catarrhes gastro-intestinaux. Cetti
(1) Legoyt, Journal de la Société de statistique de Paris, numéros de juillet et d’aoû
(2) Glatter, Casper’s Wisc/i., 186'i, t. XXV, p. 32, 45 ; et Ami. d’hy. et de méillérj., 2® série, t. XXIII, 1863.