ET MORTALITÉ
Bepaucikux. L’Équitablu.
Ulimanus.
ans
ans
ans
ans
ans. - . .
ans ... .
ans
ans
ans
ans
ans
ans
ans
ans
ans
ans
ans
ans
En général, il meurt un quart ou un cinquième des enfants pendant la première année de la vie (1). La proportion est plus considérable chez les enfants naturels. Les recherches étendues et fondées sur des chiffres authentiques ont conduit Baumann et Sussmilch (2) aux conclusions suivantes : 1“ dans le premier mois après la naissance, il meurt 10 enfants sur 100 légitimes, et 24 sur 100 naturels; 2” dans les deuxième et troisième mois, il meurt proportionnellement deux fois plus d’enfants naturels que d’enfants légitimes ; 3“ dans le deuxième trimestre, la mortalité des enfants naturels dépasse des deux tiers celle des enfants légitimes; elle est double du sixième au douzième mois; 4® dans la seconde année, il meurt deux cinquièmes d’enfants naturels de plus, et, dans la troisième et la quatrième année, un tiers de plus que d’enfants légitimes; 5“ de la cinquième à la septième année, la différence proportionnelle est encore d’un quart; elle s’efface et disparaît plus tard. Les calculs plus récents de Casper ont confirmé ces résultats. Les enfants trouvés supportent une large part de la mortalité qui sévit sur le premier âge. Il résulte d’un document officiel (3) qu’en 1787, 1788 et 1789 il mourait 90 à 91 enfants sur 100 enfants trouvés; de 1815 à 1818 la proportion était de 75 sur 100; en 1824, 60 sur 100 (Benoiston de Châteauneuf); en 1838, pour Paris, 50 sur 100 (Villermé). Sur 112 625 enfants trouvés h Paris depuis 1816 jusqu’en 1837 (22 ans), 30 055 sont morts à l’hospice et 55 631 sont morts à la campagne; 26 939 seulement ont survécu : la mortalité a donc été de 76 pour 1001... Ce rapport s’est amélioré dans les derniers temps : en 1838, la
(1) D’après les tables anglaises, dressées en Angleterre par les compagnies d’assurances pour la ville de Carlisle, sur 10 000 enfants il n'en existe plus à la fin de l’année que 84C1; d’après Duvillard, il n’en reste plus que 7675.
(2) Baumann et Sussmilch, Gœltliche Ordnung, und deren Anhantj,
(3) Rapport au roi par Lainé, ministre de l’intérieur, p. 118.
DES AGES
nyGiùKE
mortalité des enfants trouvés a été à Paris de pour lUU, en 1868,
de 11,30.
Lcgoyl a donné, dans la Statistique de la France pour 1854, le tableau • suivant :
Morlûlitft
des enfants naturel».
Naissances
Knfaiits légitimus.
Eiifauts naturels.
pour
1 enfant légitime.
Mort-nés
I” de 0 à 7 jours
, 8 à 15 jours
Vï '
) 15 jours à 1 mois.
I 1 à 3 mois
' 3 à 6 mois
6 mois à 1 an . . .
Total de 0 à 1 an
1 à 2 ans. . .
Les recherches statistiques de Legoyt sur les aimées 1853 et 1854 l’ont t) conduit aux conclusions suivantes: A tous les âges de la vie, sauf aux âges 3 avancés, où les conditions de la mortalité paraissent être les mêmes partout, I c’est sur Paris et sa banlieue que la mort sévit avec le plus d’intensité. De '( 0 à 20 ans, la mortalité moyenne annuelle y est de 1 sur 47,5, tandis qu’elle ( est dans les villes de 1 sur 51, et dans les campagnes de 1 sur 54,5. Toute- < fois, dans la première année de l’existence, il meurt plus d’enfants dans les • 1 campagnes qne partout ailleurs, soit par insuffisance de soins, soit par l’effet ♦ des placements en nourrice, qui diminuent dans une proportion relative la [ mortalité urbaine.
Le maximum de la mortalité infantile pèse sur la première année ; elle est de 1 jour à 1 an sur 1000.
Belgique (table de Quetelet)
, , , (en 1858
Angleterre.. J
Villes, 1858 : 59, 60, moyenne d’après Husson . . . .
France ( Campagne, 1858 : 59, 60, moyenne d’après Husson.
Population entière, moins la Seine
Plus on se rapproche de la naissance, plus les décès augmentent. Si à Paris • i la première année paraît moins chargée de morts (10,30 pour 100, au lieu 1 de 18,08 pour toute la France, moins la Seine), il faut se rappeler avec Hus.son ■' que sur 53 335 naissances, moyenne annuelle à Paris, 18 000 enfants sont exportés en province et placés en nourrice par les bureaux divers et par les familles (1 ).
(1) Husson, DMelinde l'Acad, inq,. de médecine. Paris, 1866, t. XXXII, p. 94.