Hémisphère sud
Nouvelle-Calédonie du 15 août 1856 au 15 août
Réunion (21° S.) j
1 de 1819 à 1827
Ces différences de mortalité entre les climats tropicaux des deux côtés de la ligne tiennent à ce que les fièvres palustres, la dysenterie et l’iiépatite épargnent plus l’hémisphère sud que l’hémisphère nord; dans certaines localités tropicales de l’hémisphère sud, c’est à peine si l’on rencontre les fièvres palustres, même là où les marais abondent (Taïti, Nouvelle-Calédonie).
Nous n’avons garde d’accorder à ces données numériques, et à d’autres rapportées par les auteurs, une importance rigoureuse et définitive. D’après Thomas, la mortalité à l’île Bourbon n’est que de 1 sur Ziù,0 ; d’après des documents anglais officiels, elle est encore moindre au cap de Bonne-Espérance. Il manque aux recherches de àloreau de Jonnès les chiffres nécrologiques des campagnes. Sans affirmer que le nombre des décès croît du nord au midi proporiionnellcment à la latitude et peut varier du simple au double, nous reconnaissons la coïncidence de l’accroissement de la mortalité avec celui de la température annuelle moyenne. Prichard lui-même (I), quoique
(i) J. G. Prichard, UiHoive naturelle de l'homme. Paris, 1843, t. II, p. 245.
pübliode] des climats. A 09
préoccnpt' sans cesse des conditions d’unilc primordiale et d’égalité physiologique des dilTérents groupes de l’espèce humaine, proclame le rôle immense que le climat exerce dans la répartition de la mortalité. La France en oiïre un .exemple : si l’on compare la mortalité moyenne dans dix départements du iMidi et dans dix départements du Nord^ on trouve qu’elle est de 1 sur hk dans ceux-ci, et de 1 sur 37,95 dans ceux-lh. Adolphe Motard, d’après le ïreceusement de 1831, Paris et le département de la Seine exclus, a trouvé ■pour l’ensemble de la France :
Fécondité, 1 sur
Mortalité.
1 sur
Mortalité, 1 sur. . .
Mortalité 1 sur
Fécondité.
i sur
Fécondité.