‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 99 sur 196 · L.ecUe=a,.i™a„x ra.li.-. Pav cc · texte numérisé non relu

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.aiuissement des voiries d’aoimaux est ^,^3 ,,l,„„ges. on dooWc

La ([uestion des voiries d animaux a, ^ aspect et sollicite one solution ^ ^ ,3 commission d'enquête sur

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li'' série, t. XHl, 1868, p. 199.

des modificateurs. CIRCUMFUSA. r

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publique] DKS VILLliS. ^57

Enfui Payen admet qu’eu moycmie les os frais coiiticmicnt, pour 100 kilogrammes:

Eau 8 kilogr.

Vaisseaux, albumine 1

Tissus fibreux 32

Graisse 9

Total

Phosphate de chaux 38 kilogr.

Phosphate de magnésie. ... 2

Carbonate de chaux 8

Sels 2

. . . . 100 kilogrammes.

6“ Inhumations et cimetières. — De tout temps, et sous tous les climats, riiomme a compris la nécessité de se mettre à l’abri du méphitisme qu’en- ■ gendre la putréfaction des matières organiques. Dans les institutions relatives aux morts, les législateurs ont fait la part de la salubrité publique et celle du sentiment pieux qui s’attache aux restes de nos semblables; comme toutes les grandes lois de l’hygiène, le soin des morts a reçu la sanction des religions. Si Moïse fait du contact des cadavres une cause d’impureté (1), c’est pour mieux assurer leur séparation d’avec les vivants; le code sacré des Hindous (2) impose aux proches parents, ou sapindas, dix jours d’impureté pour un mort, et place au nombre des cinq sacrements ordonnés aux Hindous le sacrifice en l’honneur des mânes. Chez les Égyptiens, les Grecs et les Romains, même respect de la sépulture. Une loi d’Athènes prescrit à tout passant de jeter de la terre sur un corps resté inenseveli. Le droit public des anciens admettait des armistices pour permettre aux belligérants d’enterrer ou de brûler leurs morts; la terre qui recouvrait le corps d’un esclave était sacrée. Permis h Sénèque de dire: « Non defunctorum causa inventa est sepultura, sed ut cor para et visuel odore fœda submoverentur. » Le sentiment des peuples ne s’est pas borné à cette froide prudence ; chez tous, le culte du souvenir s’est ajouté aux précautions d’hygiène : les Esquimaux consacrent l’endroit où ils ont brûlé un corps en y dressant un pieu; les Canadiens y déposent des attributs analogues au genre de vie du défunt. A Siam, les tombeaux sont sacrés; les Japonais les ornent de fleurs et s’y rendent souvent; les Chinois les visitent tous les ans, etc. Le dogme de la résurrection, admis par les Israélites et par les chrétiens, augmente l’importance religieuse de la conservation des tombeaux, but annuel de leurs pèlerinages. Rien n’égale le saint respect des premiers pour la demeure des morts: chaque famille doit à ses ancêtres le perpétuel entretien de leurs sépultures; étager couche sur couche plusieurs générations (le morts est à leurs yeux une profanation.

Examinons les garanties qu’il convient d’établir contre le danger des inhumations précipitées et les conditions qui assurent la salubrité des cimetières.

Hriihier en France (1712), Hufclaud en Allemagne (17(52), ont jeté la terreur dans les esprits par leurs écrits sur l’incertitude des signes de la moi t. Avant eux, Pline avait signalé de funestes méprises qui sc sont renouvelées en

(1) Nombrc.t, chap. xix.

(2) Loi de Manou, V» livre, distique 59.

458 DES MODIFICATEURS. — CIRCÜMFUSA. [hygiène

tout temps : Asclépiade, Empédocle, disciples de Pylhagore, ont rappelé à la vie des sujets que l’on croyait morts. Ambroise Paré a préservé de l’inhumation deux hommes asphyxiés par la vapeur du charbon, que ses soins ranimèrent. Rigaudeaux a sauvé une femme en couches attaquée d’éclampsie, et que les assistants avaient ensevelie à deux reprises. Qui ne connaît la lugubre mésaventure du gentilhomme François Civile, deux fois enterré; deAVinslow, deux fois pris pour mort? Quant à la tragique lin de l’auteur de Manon Lescaut, se réveillant pour mourir sous le scalpel d’une homicide autopsie, les recherches auxquelles s’est livré Bouchut n’ont fourni aucune preuve que cette horrible méprise ait eu lieu réellement (1). Pour prévenir de semblables catastrophes dont on a exagéré le nombre, on a proposé la création de maisons mortuaires à l’instar de celles qu’Hufeland a fait établir à AVeimar, et dont la première idée se trouve dans l’ouvrage de Thierry, publié en 1785; mais l’utilité de ces maisons est tout entière dans la surveillance minutieuse et continue des préposés; ceux-ci ont-ils l’aptitude nécessaire pour reconnaître les signes de révivification? L’habitude n’émoussera-t-elle point leur coup d’œil, leur force d’attention? Dans les villes populeuses, il faudrait multiplier ces maisons ; les cordons à sonnettes attachés aux doigts et aux orteils des cadavres donneront parfois l’éveil par un effet de la rigidité cadavérique ou par la cessation de cet état; dans d’autres cas, un retour fugitif à la vie pourrait s’opérer sans production de mouvements spontanés ou involontaires. Dans la maison mortuaire de Mayence, le garde chirurgien de 3® classe n’a eu, pendant quarante-cinq ans qu’il y est attaché, qu’une seule alerte de résurrec" tion ; c’était un vieillard dont les mains étaient tombées le long de son corps, par suite de l’alTaissement du ventre et de la sortie d’une grande quantité de liquide (2).

Il existe plusieurs signes infaillibles de la mort réelle : la rigidité, l’absence de toute contractilité musculaire sous l’influence de l’électricité ou du galvanisme, la cessation des battements du cœur à l’auscultation, la décomposition putride; le premier peut être passager, le second exige une épreuve, le dernier est plus ou moins tardif et non exempt de danger ou d’inconvénient. La cessation définitive des battements du cœur fournit le diagnostic immédiat e^ positif de la mort réelle d’après les recherches et expériences de Bouchut: « La vie est éteinte là où le cœur a cessé de se mouvoir, et dans les maladies qui présentent l’apparence de la mort, toute méprise est impossible, à cause de la persistance des battements de cet organe (3). » Restait à assigner une durée significative à l’auscultation de la mort. Rayer remarque avec raison que l’expression ^.'absence prolongée des battements du cœur, employée par Bouchut, manque de précision; il était nécessaire de fixer une limite qui ne

(1) K. Bouchut, Traité des signes de ta mort, etc,, 1849, p. 12.

(2) Bouchut, loc. cit., p. 214.

(3) Bouchut, loc. cit.. p. 193.

pubuüue] des villes. 459

laissât aucun doute sur la réalité do la cessation déliniiivo des fonctions de cet organe (1). En explorant par l’oreille la région précordiale chez les agonisants, dans l’intervalle des dernières inspirations, on entend toujours les battements du cœur, et quand le râle a cessé, ils sont encore distincts à l’ouïe, alors que les pulsations artérielles ne sont plus perceptibles au cou ni aux membres et que rien ne frémit plus sous la main appliquée à la poitrine. Dans le silence qui suit la dernière inspiration, le maximum d’intervalle entre les battements du cœur a paru k Bouebut être, pour l’homme adulte et pour le vieillard, d’environ six secondes, et à Rayer d’environ sept secondes; aussi ce dernier estime-t-il que l’abseuce de ces battements, constatée par l’auscultation vers tous tes points où ils peuvent être naturellement ou accidentellement perçus, et sur chacun pendant l’intervalle de cinq minutes, c’est-à-dire pendant un espace de temps 50 fois plus long que celui qui a été noté par l’auscultation des bruits du cœur dans les cas d’agonie jusqu’à la mort, ne peut laisser aucune incertitude sur la réalité de la mort. Nous ne pensons donc plus qu’il 1 faille retarder l’enterrement jusqu’après l’apparition des premiers résultats de la putréfaction (coloration verdâtre du ventre avec ballonnement et odeur sui generis), si la constatation de l’absolue cessation des bruits du cœur est con- I fiée à des experts d’une compétence reconnue, et si elle a lieu deux fois, au moment de la mort et à l’expiration du délai légal de vingt-quatre heures, avant l’inhumation. Nous exigeons la garantie de cette double vérification, parce que üepaul et Josat ont vu revenir à la vie des nouveau-nés et des cholériques chez qui l’auscultation la plus attentive n’a pu, pendant plusieurs minutes, saisir aucun battement, aucun frémissement cardiaque. Que si, par ■ surcroît de précaution, des épreuves paraissent nécessaires, le préférence est due à l’application des stimulants galvaniques à la contractilité musculaire, ou de quelques points de cautère actuel qui auront à la fois l’avantage d’agir contre les causes de mort apparente, et de fournir des éléments de diagnostic sûr. En effet, nous avons constaté, dans des expériences faites au Val-de-Grâce (en 1837), que l’action du fer rouge sur les tissus d’un cadavre n’y détermine jamais d’eschare ni de rougeur en forme d’auréole, ni de ligne rouge ; pour produire un effet sur une partie morte, il faut y accumuler une quantité plus considérable de calorique et prolonger l’application du cautère : avec l’intensité et la durée d’action du cautère qui suffiraient pour désorganiser sur le vivant toute l’épaisseur de la peau, on produit à peine sur le cadavre le dessèchement de l’épiderme et la flétrissure de la superficie du derme; plus intense, plus prolongée, l’action du fer rouge n’a pour résultat sur le cadavre qu'une simple carbonisation, sans aucune trace d’hypérémie ou de pblogosc à scs limites. Cette épreuve nous paraît probante, facile à pratiquer en tous lieux; nous l’avons proposée en 1838, dans une thèse soutenue par Ménestrel (2).

(t) R.iyer, Rapport à l’Académie des scienees, 1847.

(2) Ménestrel, Thèses de Paris.

/IGO DES MODIFICATEURS. — CIRCUMFL'SA. [yugiène

Quoi qu’il eu soit, si la crainte d’être enterré vif est moins répandue, et le danger des inhumations précipitées plus facile à conjurer, l’incurie subsiste dans la loi; celle-ci ne prescrit que deux mesures, un délai de vingt-quatre heures avant l’inhumation, et la vérification des décès par l’officier de l’état civil. Le délai est souvent éludé, et il faudrait, comme on fait sagement à Tours, ne le faire courir qu’à partir du moment de la déclaration du décès; l’officier de l’état civil ne vérifie rien, et quand il se conformerait à la loi, son incompétence rendrait son zèle stérile. Une durée de vingt-quatre heures est insuffisante dans maints cas : tels que ceux de morts subites, les décès à la suite d’affections nerveuses, hystérie, catalepsie, tétanos, syncope, etc. Les ordonnances devienne et de Saltzbourg prescrivent quarante-huit heures; celles de Saxe et de Prusse pour le pays d’Anspach, soixante-douze heures. A Strasbourg, les médecins dits cantonaux sont chargés de constater la réalité de la mort ; cet examen, quand il est fait attentivement et par des hommes capables, est la meilleure de toutes les garanties. Paris a imité cette institution, et des médecins vérificateurs sont chargés, dans chaque arrondissement, de désigner dans les déclarations de décès qu’ils transmettent aux maires les noms, prénoms, sexe, âge du décédé, l’état de mariage, la profession, la date précise de la mort, le quartier, la rue et le numéro du domicile, l’étage et l’exposition du logement, la nature et la durée de la maladie, les causes antécédentes et les complications survenues, les motifs qui militent pour l’ouverture du cadavre, les noms des personnes ayant titre ou non qui ont fourni les médicaments nécessaires et de celles qui ont donné des soins au malade. Il ne reste qu’a étendre à toute la France l’institution de cette expertise solennelle, et à la confier à des hommes qui en comprennent l’importance et qui ont les connaissances nécessaires pour s’en acquitter avec sûreté.

A la suite de pétitions adressées au Sénat et d’une discussion émouvante à laquelle elles donnèrent lieu, l’autorité convia le conseil de salubrité de Paris à de nouvelles délibérations sur les changements à introduire dans la législation pour assurer la constatation exacte des décès, et prévenir le danger des inhumations précipitées. Sur le rapport de Devergie(l), le conseil fut unanime à reconnaître que la loi actuelle suffit à tous les besoins, si elle est sainement appliquée. Le délai légal de vingt-quatre heures ne doit courir que du moment de la déclaration du décès à l’état civil ; la responsabilité de l’officier municipal qui la reçoit et qui délivre le permis d’inhumer, implique la vérification préalable de la mort réelle par un docteur en médecine, et, à son défaut, par un officier de santé, l’un ou l’autre assermenté : la rigidité cadavérique ou un commencement de putréfaction sont les deux signes seuls valables pour la confirmation légale de la réalité du décès ; dans le cas où celui-ci paraîtrait doulcn.v,

(1) Devergie, Bulletin officiel du Ministère de l’intérieur, 30® année, 1807. Paris, cliez Paul Dupont. Mesures à prendre pour ériter les dangers des inhumations précipitées.

DES VILLES

pubuûue]

im

il y aura sursis, nouvelle visite et rapport spécial du médecin vérificateur, l'oiul de moulage, pas d’autopsie, pas d’embaumement avant l’expiration du délai de vingt-quatre heures, avant la vérification du décés par le médecin, et sans une déclaration préalable à l’autorité municipale qui devra se faire représenter à cette opération. Avant l’arrivée du médecin vérificateur, il ne sera fait aucun changement dans l’état du corps, qui restera dans son lit, le visage découvert, etc. Bref, la circulaire du ministre de l’intérieur, en date du 24 décembre 1866, l’instruction et le modèle de certificat de décès qui y sont annexés, nous semblent satisfaire aux justes exigences de la sécurité publique. L’extension à tout l’Empire, sans excepter les localités rurales, de la vérification compétente des décès par des médecins assermentés, après l’épreuve si iMssurante de cette institution à Paris, en Alsace, etc., vaut mieux que les chambres de niorls et d’autres moyens proposés.

Les modes de séparation des morts d’avec les vivants ont varié suivant les climats, la nature du sol et les idées religieuses; ils se réduisent à trois : l’incinération, la momification et l’inbumation. Zimmermann rapporte (1) que plusieurs peuples de l’Amérique septentrionale abandonnent les cadavres sur les hauteurs, à l’intempérie des éléments et h la voracité des animaux; que les Kamstchadales les faisaient autrefois dévorer par des chiens, etc. Dans l’antiquité, on attribuait ces horribles usages aux Parthes, aux Bactriens, aux habitants de l’Hyrcanie, etc. (2); mais les récits de voyageurs parfois abusés par des apparences dont ils ne pouvaient saisir la véritable cause s’elfacent en présence d’un fait qui domine dans l’histoire de tous les peuples de quelque importance, savoir : l’établissement régulier et le soin minutieux des sépultures. En Égypte, l’embaumement a été usité généralement depuis les temps les plus anciens jusqu’au vi° siècle de l’ère chrétieunc; on l’y appliquait même aux animaux. La grotte de Samouc, composée d’une série de salles qui ne peuvent être parcourues en cinq heures de marche, a semblé à Pariset comme un immense musée où repose l’histoire naturelle de l’ancienne Égypte; des millions de grottes sépulcrales criblent les flancs de la double chaîne (jui, des pyramides de Gizeh et du Mokattan, se prolonge au delà de Philæ. A Thèbes, les serpents, les singes, les crocodiles, gisent par milliers à côté des rois; à Touneh-el-Gebel, au pied de la chaîne libyque, s’étend une ville souterraine h rues taillées au ciseau et bordées de niches pleines de singes, et de chambres latérales où des miliers d’ibis et d’œufs d’ibis sont enfouis dans d’énormes pots de terre cuite et scellés avec du plâtre. Un Arabe, montrant à Pariset, du haut de la grande pyramide, la vaste plaine qui part du pied de ce monument et se développe jusqu’à cinquante lieues carrées en superficie, lui dit : « Tout cela est momie. >. L’immensité de ces catacombes prouve ([u’en Égypte l’embaumement était d’un usage universel pour tous les êtres du règne animal.

(1) Zimmermann, Tnschcnbuch lier Rciscn. Leipzig, 1805, t. lit, p. 110.

(2) Ciccro, Tusc. quœst., t. I.

4(52 DES MODIFICATEURS. — CIRCUMFÜSA. [hygiène

Les «abylonions cL les Perses enduisaient les cadavres de pétrole. Iæs Guanclies, habitants primitifs des îles Canaries, embaumaient aussi leurs morts et creusaient les lianes de leurs montagnes pour y déposer les corps de leurs aïeux que l’on y a retrouvés momiliés et rangés avec un ordre parfait (Ilumboldt). Chez les Hébreux, l’inhumation était généralement employée : Abraham achète cl’Éphron la caverne du champ de Machpela pour y ensevelir le corps de Sara ; lui-mème et ses descendants y furent couchés : la vallée du pays de Moab reçut le corps de Moïse. Cependant la combustion des cadavres était aussi pratiquée par les Hébreux, puisque Isaïe s’écrie : « Car depuis longtemps Topheth est prêt : il est préparé aussi pour le roi : il est profond, il est large son bûcher, du feu et du bois en quantité, le souffle de Jéhovah y brûle comme un torrent de soufre (1). » Remarquons que les sépultures de Jérusalem et celles des autres villes de la Judée étaient éloignées de leur enceinte. Chez les Grecs et les Romains, l’incinération servait à soustraire les restes de l’homme à la vengeance des ennemis ou à en faciliter le transport (2). Mais Cicéron nous apprend que, d’après le droit pontifical, l’endroit où le cadavre avait été brûlé ne devenait sacré qu’après l’inhumation des cendres (3). La sépulture était d’usage ordinaire; il y avait à Rome des fosses communes que leurs exhalaisons infectes firent appeler et pour as-

sainir le quartier des Esquilles, Auguste donna le terrain de ces fosses à Mécène, qui le transforma en magnifiques jardins : elles avaient été creusées dans ce quartier quand il n’était encore qu’un faubourg presque inhabité. Les tombeaux des riches s’élevaient sur le bord des routes qui conduisaient à Rome; il ne fallait rien moins qu’un séuatus-consulte pour autoriser la sépulture d’un citoyen distingué dans l’enceinte de la ville. Un édit d’Adrien ordonna la confiscation du terrain sur lequel un tombeau aura été élevé à Rome. Dioclétien, dans un rescrit adressé à Victorinus, s’exprime ainsi: Mortuoruin reliqinas ne sanctum municiporum jus polluatur , intracivi totem condi jampridem vetitum est [h). Dès la fondation d’iVthènes, Cécrops avait prescrit que l’inhumation se fît extérieurement, et Solon avait renouvelé cette mesure de prudence. Quand le christianieme eut donné naissance à une société distincte, les corps des personnes mortes en odeur de sainteté furent déposés sous les autels des basiliques : bientôt la vanité des familles envahit tout le sol des églises; le grave abus de ces inhumations, vainement condamné par quelques papes et quelques conciles, se maintint longtemps. En ilhh, Haguenot, témoin à Montpellier d’une catastrophe dont nous avons parlé,

(1) Chapitre xxx, verset 33, trad. de S. Cahen.

(2) Salve, sancte parons ; iteruin satvele, rocepti Nequidquam cineres, animæque umbrœque paternæ.

(Énéide, lib. V.)

(3) Do leg., lib. II.

(A) Montfalcon et Polinière, Trailù de la salubritù dans les grandes villes. Paris, 18AG, p. 211.

pdblique]

DES VILLES

éleva contre ce privilège délétère une voi.v courageuse qui ne fut pas écoutée. Vingt-cinq ans après, Maret, puis Piattoli (177é), Navier (1775), ürenl de nouveaux elTorls qui amenèrent la déclaration royale de 1776, limitant le droit d’inhumation dans les églises à quelques personnages du haut clergé et de l’ordre civil; il ne fut entièrement aboli que par le décret du 23 prairial an XII (12 juin 1806) dont l’article 1““' proscrit toute inhumation et dans les lieux consacrés aux cuites et dans l’enceinte des villes ou bourgs. Cette dernière défense est malheureusement violée dans les campagnes où les cimetières entourent les églises au milieu des habitations, ce qui expose celles-ci soit à l’infection de leur atmosphère ambiante, soit aux infiltrations souterraines de gaz. De 1776 à 1780, l’acide carbonique s’infiltra à plusieurs reprises dans les caves des maisons voisines du cimetière des Innocents, et donna lieu à des accidents. A Londres, les sépultures existent encore dans l’intérieur de la ville et dans les caveaux des églises où elles donnent lieu, par l’elfet du temps et de l’abandon, à de tristes spectacles. Le Camp-Santo de Naples présente 366 fosses couvertes d’une pierre qu’on lève et qu’on scelle après les inhumations de chaque jour; les cadavres de la journée sont recouverts d’une couche de chaux vive. L’année révolue, on rouvre successivement chaque fosse où l’on ne retrouve plus de vestiges humains. Les cimetières turcs en Orient .sont multipliés dans l’intérieur des villes et autour de leur enceinte ; plus pittoresques que salubres, leurs fosses ne sont pas assez profondes ; les Turcs laissent d’ailleurs subsister près de la tête des cadavres une ouverture qui donne issue aux gaz de la putréfaction : les pluies, les animaux, le défaut d’entretien, achèvent la dégradation de ces cimetières.'

L’inhumation se fait aujourd’hui dans des caveaux, dans des monuments spéciaux, dans des' fosses ou cimetières.

Caveaux. — Ce sont des caves creusées dans le sol à une certaine profondeur, et où l’on jette par une porte supérieure le corps nu ou enveloppé de quelques vêtements : les Grecs du Caire enterrent ainsi leurs morts. Nous avons vu un semblable caveau à Vivario, entre Ajaccio et Corte (1833); il exhalait une odeur fétide. L’étendue de ces réceptacles et la rénovation intermittente d’une portion de leur atmosphère ne permettent pas à celle-ci de perdre son oxygène, de se saturer de gaz septiques et de favoriser la dessiccation des corps; ils passent lentement par tous les degrés de la putréfaction. Pellieux a descendu une bougie allumée à 1“',50 dans un caveau de 6 mètres de profondeur, et ouvert depuis vingt-([uatre heures : la llamme de la bougie prit une teinte rougeâtre et s’éteignit; l’air recueilli dans le caveau donna à l’analyse nne grande quantité d’acide carbonique; dans certains caveaux, ce gaz se trouve seul ou mélangé avec l’air; dans d’autres, on rencontre à la partie supérieure de la couche qu’il occupe une forte proportion de carbonate et de sulfhydrate d’ammoniaffue.

Monuments spéciaux. — On en voit dans plusieurs villes d’Italie, notamment à Bologne, où le Campo-Santo se compose d’une rangée d’arcades et

464 DKS MODIFICATEURS. — CIRCUMFUSA. [uygiène

d’édifices en briques; datis l’épaisseur des murs existent des cavités ou loges où les bières sont placées et scellées ; des fosses communes sont creusées pour les pauvres au milieu des carrés qui séparent les édifices. Dans ces sortes de fours, les fluides élastiques qui s’échappent du cadavre lui font une atmosphère factice qui retarde sa décomposition et le convertit en momie sèche.

Cimetières. — Le décret de 180ù prescrit de les établir dans des points culminants, à l’exposition du nord, à 35 ou ùO mètres de l’enceinte des centres d’habitation; il fixe les dimensions des fosses de 1“,5 à 2 mètres de profondeur sur O'", 5 à 0“,8 de largeur, et leur distance de séparation entre ü“,3 à 0“,ù sur les côtés, et 0“,3 à 0“,5 à la tête et aux pieds. La fosse commune permettait autrefois l’entassement des cercueils les uns au-dessus des autres par rangées de cinq, six, huit; par une disposition récente et plus sage, elles ne sont plus que de larges tranchées, creusées à la profondeur ordinaire, et au fond desquelles les bières sont juxtaposées les unes à côté des autres. Les plantations sont autorisées dans le cimetières, mais à condition de ne point porter obstacle à la circulation de l’air, à l’évaporation, au balayage des émanations. Bien alignés, espacés, droits et élancés, les arbres assainissent les cimetières en absorbant par leurs racines et par leurs feuilles les produits de la décomposition et le gaz acide carbonique, en émettant dans l’atmosphère l’humidité du sol ; les peupliers, les bouleaux, les trembles, les ifs, sont les essences qu’il faut préférer pour ces lieux. Les b.àtiments n’ont que des inconvénients; on devrait en défendre la construction près de leurs murs d’enceinte. Il faut établir les cimetières loin des puits, des sources, des rivières qui fournissent aux besoins domestiques ; cependant les eaux séléniteuses perdent leur crudité en traversant le sol des cimetières; c’est ce que le conseil de salubrité de Paris, a constaté dans celui de l’Ouest, au milieu duquel on a creusé un puits; l’eau qu’il donne est limpide, inodore, de bon goût, et quoique s’échappant d’un sol calcaire, elle dissout le savon et cuit les légumes; Barruel s’est assuré que le sulfate calcaire de cette eau se décompose parla filtration à travers un terrain imprégné de sels ammoniacaux et qu’elle contient des sels à base d’ammoniaque. Vingtriuier conseille sagement de ne jamais établir un cimetière sur un terrain disposé de manière à recevoir les eaux des plans supérieurs pour les déverser à la consommation sur des plans inférieurs. Il importe encore que les cimetières soient à l’abri des inondations. Dans les contrées très-pluvieuses, les fosses doivent être creusées plus profondément : les pluies torrentielles, les débordements de rivières détrempent le sol, dégradent les sépultures, les ouvrent à l’air extérieur; si à ces causes s’ajoute un climat brûlant comme en Égypte, des endémies pestilentielles prendront naissance. Qu’on lise la description qu’a faite Pariset (1) des divers modes d’inhumation usités dans l’Égypte actuelle et des ravages qu’exercent sur les sépultures superficielles ou mal construites les vents, la rosée, les

(1) Pariset, Causes et destruclion de la peste (dw«. d’hyg.^ •1'^“ série, l. VI, p. 2â31.

DES VILLES

publique]

/iG5

1 pluies, la sécheresse même, et surtout le Nil épanché sur les terres du Delta, et l’ou admettra au moins qu’il existe quelque relation entre cet état de choses et l’apparition périodique de la peste; Hamont, ancien directeur de l’école vétérinaire d’Égypte, a constaté ce que plusieurs cheiks du Delta lui avaient assuré, savoir : que les chances de peste dans les villages se mesurent par la quantité de pluie qu’ils ont reçue pendant la mauvaise saison.

La loi exige pour les emplacements des cimetières des dimensions telles que le même endroit ne puisse servir à de nouvelles inhumations qu’après un laps de cinq ans. Ce terme est suflisant, quoique la destruction des cadavres ne s’achève pas toujours dans le même délai. La marche des phénomènes qui ont pour fin la réduction au squelette dépend de la nature des terrains, de la profondeur des fosses, de l’épaisseur des enveloppes de toutes sortes qui protègent le cadavre, de la température moyenne du climat, des antécédents physiologiques et morbides du défunt, etc. Maret a calculé qu’un corps qui se putréfie peut méphiliser une atmosphère de 8 à 1 0 mètres d’étendue, et qu’enseveli à moins de 3 mètres de profondeur, il met trois ans à se décomposer; Orfila et Lesueur, dans leurs expériences, ont trouvé les cadavres réduits au squelette au bout de quatorze, quinze ou dix-huit mois, nonobstant bière et toile d’enveloppe. Le célèbre Petit, forcé d’enterrer dans son jardin i les débris des cadavres qui avaient servi à ses démonstrations, en retrouvait ! des vestiges au bout de deux ans. La nature et les qualités du sol et du sous- [ sol sont les conditions qui influencent le plus la marche de la décomposition ; des corps ensevelis ; elle est rapide dans les terrains bas, humides, rapprochés ! des cours d’eau dont ils subissent les infiltrations; les terrains secs, élevés,

I ventilés, la retardent. Les terrains argileux forment avec les cadavres une I masse compacte qui, prompte à se dessécher, est ensuite difficile à entamer j par les insectes, par les gaz et l’humidité. Les terres fortement alcalines con- ' somment en peu de temps les cadavres. Orfila a expérimenté sur quatre espèces de terrains : 1® celui de Bicêtre, jaunâtre, calcaire; 2® jardin de la Faculté, terre noire ; moins riche en principes azotés, mêlée de détritus végétal, contenant beaucoup de carbonate de chaux et une assez forte proportion de sulfate de chaux; 3® terreau riche en détritus végétal, moins décomposé que le sol 1 précédent, et principalement formé d’acide silicique et de carbonate de chaux ;

! k° sable de carrière siliceux et très-ferrugineux, avec traces de mica et à peine de carbonate de chaux. Voici les résultats obtenus : 1® la putréfaction a eu son minimum de vitesse dans le sable, et son maximum dans le terreau jusqu’à la formation d’une certaine quantité de gras de cadavre; 2“ h cette époque,

: elle est devenue plus rajaidc dans la terre de Bicêtre où il s’était formé moins de gras (pic dans le terreau et dans la terre des jardins qui en contenaient davantage; 3® le terreau et les traces végétales sont les plus propres à opérer : promptement la saponification de nos ti.ssus; la transformation graisseuse débute ])ar la peau et le tissu cellulaire sous-cutané, puis atteint les muscles; o" la saponification commencée, la putréfaction s’arrête ou change d’allure;

M. LÉVY. Hygiène, 5' édit. n. — 30

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les tissus situés sous les parties saponifiées, au lieu de se ramollir, passent au gras et arrivent à constituer une niasse grisiUre, sèche, où ils ne sont plus reconnaissables.

Un sous-sol où l’eau paraît dès qu’on le fouille à quelque profondeur, ne peut servir aux inhumations. S’il est rocheux, il empêclie l’excavation des fosses à la profondeur légale (l^SSO à 2 mètres), et les gaz des sépultures superficielles passent dans l’atmosphère : c’est ce qui a contribué en partie à l’insalubrité du plateau de Sébastopol occupé par nos troupes; il ne sulïit pas, d’ailleurs, que la fosse soit assez creusée, elle doit avoir pour fond une terre meuble, perméable aux liquides et aux gaz provenant de la décomposition putride. — La loi ne pouvait tenir compte de toutes les circonstances particulières qui favorisent ou qui contrarient le développement des phénomènes qui ont pour terme la dissolution des corps ensevelis; elle a dû s’arrêter à une fixation générale en ce qui concerne la reprise des anciennes tombes pour de nouvelles inhumations, en dehors des concessions temporaires ou perpétuelles qui sont offertes à la piété desécus; or, le délai de cinq ans qu’elle a stipulé répond, dans le climat de notre pays, aux besoins de l’hygiène publique. Au bout d’un temps qui varie suivant la qualité de leur sol et le rapport de la masse des terres avec celle des cadavres inhumés, les cimetières atteignent leur limite de saturation de matières organiques et deviennent impropres à provoquer la fermentation putride; force est alors de les abandonner jusqu’à ce que leur terre ait recouvré ses propriétés premières; la plupart des cimetières de Paris, notamment celui des Innocents, en étaient arrivés à ce point; de là les exhumations qui ont servi de base aux beaux rapports de Fourcroy et de Thouret. Le premier a constaté, dans ses expériences chimiques sur le cimetière des Innocents, que les cadavres saponifiés ne se conservaient en cet état que parce que la terre noire qui les entourait était imprégnée de matières hydrogénées ; l’air lui enlevait ces principes et lui restituait le pouvoir de décomposition putride. Quand un cimetière a dû être abandonné, la loi prescrit de le laisser sans emploi pendant dix ans ; après ce délai, il est permis de l’ensemencer et de le planter, mais non d’y pratiquer des fouilles ni d’y creuser des fondations.

Il y a lieu quelquefois de prévenir la putréfaction, comme lorsqu’il s’agit de transporter un cadavre à de grandes distances. Les résines et les huiles essentielles n’ont d’elfieacité que pour garantir le corps de l’eau. L’alcool attire l’eau des parties animales, dissout lecruor, coagule l’albumine, s’empare d’une partie de la graisse; néanmoins le corps du maréchal Latines, tué à ‘Wagram et acheminé sur Paris dans un tonneau d’eau-de-vie, exhalait, dès son arrivée à Strasbourg, une odeur si fétide* qu’il fut impossible de l’y laisser. Les anciens employaient la cire, le miel, l’huile, etc., comme moyens conservateurs des cadavres qu’ils transportaient à de grandes distances. Boudet, pharmacien en chef de l’armée d’Égypte, enduisait les viscères largement incisés et les ]iarois des cavités d’une dissolution alcoolique de sublimé corrosif et d’une couche de

publique] des villes.

vomis; puis, les intervalles étant remplis d’une substance astringente etaroniaticiuc, il faisait recoudre les téguinenis; la peau était ensuite vernie, saupoudrée et entourée de plusieurs bandages vernis eux-inénies. L’acide pyroligneux (acide acétique imprégné d’huile empyreumatique), qui pénètre les chairs fumées, les fait résister à la putréfaction; elle est arrêtée subitement par le chlore et les chlorures calcique et sodique, etc.

Le docteur Franchina (de Naples) a inventé, et Gannal a popularisé la méthode d’embaumement par injection, qui consiste à pousser un liquide conservateur par l’artère carotide dans le système artériel et par les divisions du système capillaire, dans toutes les parties du corps; par elle on évite les longueurs, les dépenses, les mutilations, les extractions de viscères, etc. Franchina se servait d’une solution de 2 livres d’arsenic coloré avec un peu de minium ou de cinnabre dans 20 livres d’eau de fontaine, ou mieux dans de l’esprit-devln. La propriété conservatrice de cette solution est bien connue à l’École pratique de Paris et au Val-de-Grâce où j’en ai constaté les effets avec le professeur Mounier pendant l’été de 1856; on l’emploie exclusivement au musée d’anatomie de la Faculté ; mais l’usage en est interdit pour les embaumements comme pour le cbaulage des grains, par une ordonnance royale du 31 octobre 1846, afin qu’une pratique pieuse ne serve pas à masquer le crime. Le Conseil de salubrité de Paris étend cette interdiction à toute substance toxique {Comptes rendus de 1846 h 1848, p. 205). Les liquides présentés en 1847 à l’Académie par Sucquet et Gannal étaient, le premier, une solution de chlorure de zinc marquant 40 degrés à l’aréomètre, le second, un mélange à parties égales de sulfate d’alumine et de chlorure d’aluminium marquant 34 degrés à l’aréomètre de Baumé: mais la solution de Gannal fut, en outre, reconnue très-arsenicale à l’appareil de Marsh; et ce médecin dut la purger de toute espèce de toxique. Deux cadavres embaumés en présence de la commission, par ces deux moyens, furent inhumés à 70 centimètres de profondeur dans le jardin de l’École pratique; exhumés au bout d’un an, le cadavre embaumé par Gannal était putréfié; le cadavre embaumé par Sucquet était parfaitement conservé, et, resté à l’air libre, il se dessécha et se durcit. La pratique des embaumements n’atteindra probablement jamais l’extension ni la force de conservation illimitée qui feraient redouter à Tardieu (1) l’encombrement des cadavres et menaceraient l’éijuilibre entre les échanges de l’atmosphère et du sol en empêchant la décomposition des êtres organisés privés de vie.

Cette revue des principaux éléments de l’hygiène des villes trouverait un complément significatif dans le tableau des maladies qui sévissent avec prédilection dans les agglomérations urbaines et en déterminent la mortalité. Par malheur, la statistique des causes de décès est encore à l'étude ou à l’essai. Sur 234 704 décès enregistrés, pour l’année 1854, dans les chefs-lieux d’arrondis-

(I) Tardieu, Dklionnaire d’hygiène et de sedubrüé, 2“ édit. Paris, 1862, t, II p. 109.

I3ES MODIFICATEURS. ~ CIRCUMFUSA.

[hygiène

sèment et dans les villes non chefs-lieux ayant au moins 10 000 âmes, ces causes ont pu être constatées pour 19^i 222. Additionnés et ramenés à la proportion de 100, ces chiffres jettent quelque lumière sur le nécrologe des populations urbaines; nous empruntons les plus expressifs au tableau de Legoyt :

Maladies des organes de la digestion 30,13

— de la respiration 22,73

— de la circulation 3,54

— du système lymphatique 0,94

— du système nerveux 2,19

— de l’encéphale 9,10

Fièvres 7,66

Fièvres éruptives 3,94

Maladies de la. peau 0,54

— articulaires 0,52

— des os 0,88

— des reins 0,27

— de la vessie 0,70

— des organes génitaux 1,24

— des yeux 0,10

Mais la synthèse de tous les éléments de pathogénie, inhérents aux villes et à la campagne, s’opère par voie de statistique, et le tableau suivant, emprunté à E. Osteiien (1) par Motard, met en lumière ce fait significatif, que la fécondité et la mortalité sont plus grandes dans les villes que dans les campagnes :

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