‹ Traité d'hygiène publique et privée. v. 2 (volume 2)Chapitre 100 sur 107 · PROFESSIONS A MATIERES INORGANIQUES · texte numérisé non relu

PROFESSIONS A MATIERES INORGANIQUES

Noms des liquides.

Eau-de-vie

Viru

Eau de fleur d'oranger

Vinaigre

Bouillon gras

Bouillon maigre

Lait

Eau Balte

Eau de SelU

EaudisUUée

Eau commune

Huile d'olive

Liquide retiré du Tase de zinc.

des traces.

néant.

néant.

Liquide retiré da rase de fer oralvaiiist'.

des traces.

des traces.

néant.

On est parvenu à fabriquer des clichés et des caractères d'imprimerie en zinc d'une grande netteté: cette innovation préservera les fondeurs en caractères et les imprimeurs typographes des accidents d'intoxication saturnine ; die supprime une autre cause d'insalubrité, l'emploi du sable, la fonte du zinc s'opérant dans des matrices métalliques, non dans des moules siliceux. L'oxyde de zinc réalise dans la peinture l'un des plus salutaires progrès que l'hygiène professionnelle ait eu à enregistrer; il assainit non-seulement la peinture en blanc, mais celle en jaune et en vert ; grâce > la découverte d'un siccatif ap« proprié que l'on mélange par avance au blanc de zinc (2 p. 100), on substitue «des couleurs inaltérables et d'une application innocente aux teintes infidèles et perfides de plomb, de cuivre, d'arsenic. Le blanchiment des dentelles, l'apprêt des cartes et papiers, des cartons-porcelaines et des toiles à tableaux, la prépa* ration des fards, la confection des mastics destinés à iuter les points des machines à vapeur et les ajustages des divers tuyaux, etc. ; toutes ces opérations et d'autres qui se faisaient avec les dangereux composés de plomb, s'exécutent aujourd'hui à l'aide du blanc de zinc Ce produit sert aussi à préparer des enduits hydrofuges, formant une couche inaltérable sur les surfaces de pierre, plâtre, ciment, bois et métaux.

XIIL Mercure. — Le mercure se volatilise à la température ordinaire ; il imprègne alors les vêtements, pénètre dans le sang par les voies respiratoires, et agit sur l'oi^anisme comme s'il avait été ingéré ou appliqué sur les tissus. Des élèves, pour avoir séjourné dans des infirmeries de vénériens, ont été pris de gonflement mercuriel des gencives sans avoir touché aucune préparation hydrargyrique (Colson). En 1810, le vaisseau anglais /e Triumph, ayant reçu un chargement de mercure qui s'échappa des vessies et des barils pour se répandre dans toutes les parties du bâtiment, l'équipage eut dans l'espace de trois semaines 200 hommes affectés de salivation, d'ulcérations delà booche et à la langue, de paralysies partielles et de dérangements d'intestins ; les animaux mêmes qui se trouvaient à bord, moutons, coctwns, volailles, chèvres, chats, etc., subirent l'atteinte mortelle de la même cause. Le fait de l'absorption du mercure volatilisé à la température ambiante explique les phénomènes observés chez les ouvriers des mines de mercure , chez ceux qui le distillent, etc.

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b longue, Tappétit diminue, la bouche devient mauvaise, Tarrière-gorge et souvent lestomac sont le siège d'une sensation d'ardeur. Les ouvriers se dégoûtent de la viande, appètent les végétaux, les fruits, les acides qui leur sont nuisibles ; ils ont intérêt à surmonter cette répugnance, à se nourrir substantiellement ; le lait leur est dans cette disposition uu aliment salutaire. Théoph. Roussel n'a pas constaté chez eux les affectious verniineuses qu'on leur iiupute; il semblerait, d'après don Lopez de Arebado, que s'ils n'éprouvent pas, comme on l'a dit, une excitation vénérienne, les facultés génésiques persistent chez eux jusqu'à un degré avancé de leur maladie. Les altérations tout à fait spécifiques, mercurielles^ sont celles de la bouche et du système nerveux, décrites pour la première fois par Th. Roussel chez les mineurs d'Almaden. U distingue la stomatite aiguë et la stomatite chronique. La première se voit chez les ouvriers nouveau-venus qui se livrent sans précautions aux travaux les plus insalubres ; elle ne diffère pas, quant à ses phénomènes, sa marche et sa durée et sa terminaison, de la stomatite produite chez les vénériens par la «r^dication hydrargyrique. La seconde, beaucoup plus fréquente, résulte d'une action lente et graduelle du mercure, et constitue un état morbide caractéristique : quand la salivation et les ulcères ont disparu, les gencives restent fongueuses, décollées ; les dents^ déchaussées, s'ébranlent et tombent y des ouvriers de trente ans ont les mâchoires entièrement dégarnies de dents et infectent par leur haleine. Citez d'autres, qui n'ont jamais eu de douleur ni de fièvre, m de gonflement marqué des glandes salivaires, on observe seulement une légère tuméfaction du bord Ubre des gencives en forme de bourrelet, une sécrétion de matière grisâtre ; ils éprouvent une sensation inconunode en mâchant; quelquefois ils présentent sur le bord gingival, sur le côté de la langue, etc., des ulcérations qu'ils traitent eux-mêmes avec de l'alun ou du sulfate de cuivre ; peu à peu leurs gencives deviennent fongueuses, saignantes; la chute des dents est le terme de cette série d'accidents. Alors ils ne souffrent plus et se considèrent comme étant désormais à l'abri de toute altération mercurielle de la bouche.

Le tremblement, autre expression de l'empoisonnement hydrargyrique, est chez les mineurs le même que chez les doreurs, les metteurs au tain, les miroitiers ; il est d'abord léger, intermittent ; il cesse presque entièrement dans l'intérieur des mines, au lit, dans le i*epos ; il augmente par les émotions, les excès alcooliques, par les vents d'est. Après un temps plus ou moins long, il sur\'icnt des douleurs vives, des contractures musculaires qui s'étendent à un grand nombre de muscles ; la prédominance extrême des fléchisseurs sur les extenseurs y ^oute un caractère convulsif ; c'est nue sorte de cborée. Les douleurs sont quelquefois aiguës, lancinantes, intolérables ; éku peuvent exister d'an côté, tandis que le côté opposé est le siège de centraciures coQVulsives; l'insomnie devient alors opiniâtre. Si le mal continue de s'aggraver, les malades achèvent de perdre leur force et tombent dans on •état de véritable paralysie ; le tremblement peniste, il est presque contiiwel

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a décidé l'administratioQ à ne plus employer les femmes mariées (1).

Ces professions sont dangereuses, non-seulement pour ceux qui les exercent* mais encore pour les habitants des maisons où elles sont installées» et souvent pour ceux des maisons attenantes. Voici des faits bien authentiques et dignes de mention. Une industrie ayant pour objet de retirer par distillation le mercure contenu dans le tain des vieilles glaces et dans les eaux acides des doreurs, s'était établie rue Vieille-du-Temple, à Paris, dans une petite coar entourée de bâtiments, et fermée au niveau du quatrième étage par un châssis vitré ; la distillation s*opérait sur un fourneau sans cheminée ni hotte ; les vapeurs sans issue se condensaient dans un espace étroit ; trois enfants d'une famille demeurant au troisième étage d'une maison qui prenait jour sur cette petite cour furent atteints de tremblements nerveux. Ailleurs, une industrie du même genre dirigeait les vapeurs de son appareil distillatoire dans un corps de cheminée commun à plusieurs foyers : dans une des pièces adjacentes, plusieurs personnes furent prises de salivation ; on constata qu'un tuyau de poêle de cette chambre, où l'on n'avait pas fait de feu depuis longtemps, s'ouvrait dans la cheminée donnant passage aux vapeurs mercurielles (2).

lie mercure a des usages multipliés dans les arts, à l'état métallique comme à l'état de combinaison; l'amalgame d'étain pour l'étamage des glaces, le sulfure pour la coloration de la cire à cacheter, le deutonitratedansia chapellerie, l'amalgame de cuivro pour prendre les empreintes, etc. La doruro et l'argenture peuvent se pratiquer aujourd'hui d'après le procédé de Ruolz, qui a bien mérité de plusieurs professions par ses belles applications du galvanisme à la superposition des métaux. Aux ouvriers que leur état condanme à vivre dans une atmosphère mêlée de vapeur mercuriellc, il faut recommander l'usage da masque ou de l'éponge de Gosse (de Genève), la courte durée du travail du journalier, des ablutions fréquentes, la respiration à l'air libre de temps en temps, le changement fréquent des habits, les repas au grand air, des bains réitérés, etc.

XIV. Arsenic. — Les ouvriers des mines d'arsenic soumettent le minerai arsenifère à un certain nombre de préparations qui ne sont pas sans présenter des dangers. Ces opérations consistent dans l'extraction du minerai arsénifère, le broyage (bocardage), le grillage et la sublimation de l'oxyde formé. Le docteur Brockmann, auquel on doit une excellente monographie sur les maladies métallurgiques des mineurs du Harz^ et le docteur L Pappenheim, dans son Dictionnaire (T hygiène publique, ont fourni des documents complets sur la pathologie des ouvriers employés â la fabrication de l'arsenic. L'empoisonnement aigu est rare. Ceux qui travaillent au bocardage et au grillage sont exposés aux

(1) Keller, Sur les maladies des ouvriers employés dans les fabriques de glaces de Priedrichsthaly Neuhurkenlhal et Plisenthal (Bohème). {Gaz, hebd, de méd. et de chir., 38 décembre 1860. — Extrait du Wiener medicinische Wochenschn/t, 1860, n» 38).

(2) Rapports généraux du Conseil de salubrité de Paris^ iSbb, p. 98.

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portent aacim traitemeDt spécial, et quand l^iatoxicalion est réalisée, c'est au peroxyde de fer qu'il faut recourir (90 grammes dan» 500 granunes d'eau). Un fabricant, Hébert, a substitué à l'action de la brosse et de la main, le satinage mécanique à l'aide d'une pierre lisse : c'est là une grande amélioration pour les ouvriers en papiers peints. On doit exiger, de la part des oavriers satineurs, l'usage d'un masque à épouge ou d'un mouchoir mouillé pour enpécber la pénéUration du composé arsenical dans les voies aériennes, et le lavage des mains et des avant-bras au sortir de l'atelier et avant leurs repas ; les oavriers devraient alterner, de manière à n'être point employés au satinage plus d'une journée pour un temps déterminé ; l'adoption de la machine à satiner, inventée par Hébert, devrait couronner ces me^ sures (1). Un autre fabricant, Zuber fils, a eu l'idée de remplacer le vert de Scbweinfurt par le vert de chrome. Ârmieux a signalé chez les mégissiers deux lésions doulourei^s qui se produisent aux doigts ; nous les avons nousméme constatées dans la visite de quelques ateliers : auraient-elles quelque rapport avec remploi presque général du sulfure d'arsenic pour la préparation et le dépilage des peaux, dans la proportion de 1 pour 10 de chaux! Ce mélange, usité chez tons les mégissiers de Paris, bâte le travail et retarde l'altération des peaux en été; il peut être utilement remplacé pour l'épilage des peaux par le carbonate de soude ou le sulfure de sodium, qui n'ont pat les mêmes inconvénients.

Chevallier et Guérard avaient d'abord taxé d'exagération les premières observations de Blandet sur le danger de la fabrication des papiers verts arsenicaux; aujourd'hui ce danger n'est que trop démontré, non-seulement pour cette catégorie d'ouvriers, mais encore pour les fleai*istes et les apprêteurs d'étoffes destinées à la fabrication des fleurs artificielles. Des industriels ont été poursuivis en justice correctionnelle et condamnés par suite des accidents graves que la prépnration et la vente de ces objets ont causés à des ouvrières ou à des acheteurs. Paris compte plus de 15 OUO individus employés à la fabrication des feoillages artificiels ou herbes, et sur ce nombre, un quart au moins ont à manier le vert de Schweinfurt, dans les conditions souvent les plus déiectuenses d'aération, d'espace et d'outillage. Nous renvoyons aux recherches de Vemois^ Beaugrand, Chevallier, Pietra-Santa (2). Pour fabriquer des herbes, on trempe des herbes naturelles denéchées dans une solution aqueuse ou à l'essence de vert arsenical ; on les saupoudre ensuite avec de l'arsénite de cuivre en poudre. On préparc ks étoffes destinées ï la confection des fleurs artificielles en les imprégnant à la oiain d'une solution de vert arsenical noie à Tamidon ; viennent ensuite le battage et le séchage qui consistent à tendre l'étoile sur des cadres en bois garnis de pointes aiguës ; les piqâres que s'y

(1) Hébert, Comptes rendus de V Académie des sciences, 2 juillet 1846.

(2) Voy. Annaies d'hygiène^ etc., t. XXIYIII, 1847 ; t. XLI, 1849 ; 2* sérit, t. li, 1859, et t. XIII, 1860.

A aâTitiES notOAnocis* mi

^ trafcffsen k ceatie «Twr phfMdepmifMi coQTfTtore ao rkipKst de h plie ;

sur Tétofle^ Takle d noe bra» 4 dos de boii» ao moins; Tosa^ d'un gint de cuir épais senil Ir^

Fétofle 4 h main» d*ane manière indirecte, c*est-è* m de forte toile;

(e brossage et le battage de Fétofle, se laTer les Inlée âiec Tacide hvdrocblonqQe et les endoire de

toujoois dans Tatelier, on dans la cbambnî où se pra. nn bacpiet contenant de Tean acidulée dans la pro-^ partie d'acide poor 9 parties d*eaQ et une boite pleine

de 6 centimètres au moins entre chaque cadres de bob pendant le séchage;

de la pièce d*étoffe est qiéré, plier celle-ci en larges à ne déterminer que très-peu de cassures, ei la porter

2*Ëlendrch ut de k ceni tile;

3* Fkire le bal ^lire 4 trafers nn

6* Immédiati nains dans une pondre de talc; 5* à cet eflet, tiquent ces portion soif ante de talc en

6* Laisser un à fiier TétoOé

7* Dès que le rouleaux, de immédiatement 8*Recomna talc, au comme suite à Teau de un pantalon et mains toutes tra?ail pour ments, soigner 9* Ne pas la ser leurs afin aroîr une cha trie; ne point jouer de jeun 10» Porter usés.

il* Deux Mao moins par semaine, saupoudrer le sol de Tatelier arec de la sciure ou del cendre de bois, et Tasperger d*eao avant de le balayer, afin de diminuer lajuantlté de débris de verts arsenicaux et la poussière produite pendant le bab

12* Jeter le^ir, dans le ruisseau de la rue, les résidus du nettoyage de Tateller, ainsi (ne les eaux chargées d'arsénile de cuivre, provenant du lavage des mains des ouvriers.

15* Aérer qmvenablement, chez les ouvriers fleuristes, la table où s*opèrent le dédoubiagt et le montage des feuilles, et conseiller aux ouvrières chaigées de ce travail |*éponger fréquemment les fosses nasales a les lèvres avec de

aux ouvriers de se frotter les mains avec la poudre en t de la journée, de se les laver à Teau acidulée, et en- , avant de quitter Tatelier, et d*avoir, autant que possible, blouse de travail : enfin, leur rappeler de se nettoyer les que, pendant le cours de la journée, ib cesseront leur , boire, rentrer dans leur mén^, préparer leurs alienfants, etc.

manger les ouvriers dans Fatelier de travail, n*y pas dépo-

et spédalement, quant à ceux qui travaillent chez eux,

séparée pour les manipulations et les détails de leur indus-

er ni manger dans cette chambre, et n*y point laisser

lants.

sabots, préférablement à des chaussons ou à des souliers

ProUQri] mPLUDlES PROFESSIONS SLR LA Dl'REÊ DE LA VIS. 013

déterroine des elMiferaes, en proportion même de son iatenslté. Elle esl donc destruGtiîe «Tie humaine, comme l'aisance esl préterratrice; et rien •*eBt plus déroofll^e ces deux actions opposées. Telle est leur énergie qu'elles masquent des antres causes qui interviennent dans la mortalité des masses ; obseUni qui, suif an t la remarque de Marc d'Espne, s'applique surtout à Tétude |6nique des professions. Elle explique les divergences des résultats obtenus Mes auteurs qui, préoccupés plus spécialement de Tinfloence des prol^os, ont perdu de vue l'élément perturbateur du degré d*aisance. En sali d'autres voies d'investigation, Thouvenin (1) est arrivé à des conclusiomplogues : « Excepté les opérations du battage du coton à la baguette, du diage et du cardage des cocons, de la céruse, et le danger résultant de l'inURCtion des machines, Tindustrie, en général, n*exerce pas directement riofKe fâcheuse sur la santé des ouvriers. » Il trouve les causes de leur d^ration et de leur mortalité dans les conditions de leur naissance, dans l^ee de leurs habitations ; dans leurs prédispositions héréditaires aux allectll|dartrenses, vénériennes, tuberculeuses ; dans Texcés d*un travail prématni^dans Tinsuflisance ou la mauvaise qualité des afiments ; dans le déréglei^K des mœurs h l'âge où le développement physique n'est point achevé ; ^, dans l'ivrognerie. Cette énumération étiologiqne se résume, en maj^ partie, dans la question d'aisance, sans en excepter certaines dispositionèorbides héréditaires ; car les recherches de Marc d'Espine ont prouvé que pection tuberculeuse occasionne 68 décès pour 1000 chez les riches, et 23iliar iOOO chez les pauvres. II y a d'ailleurs longtemps que Tillermé a démopé que la vie se mesure à l'aisance (2). Dans le 2* arrondissement de Pad où les logements non imposés forment les 0,07, la mortalité est de 1 8162 habitants ; elle est de 1 sur 63 dans le i2* arrondissement, où tes m des logements sont exempts de contribotion locatite. Benoiston en Fnbe, Casper à Berlin, Morgan en Aogleierre, sont arrivés, pir des voies di^entes, à la confirmation du même fait. Des chiffres, soigneusement coiéilsés par le professeur de Berlin, fnit voir que les chances de vie et de lon^ité sont deux fois plus considérables pour le riche que pour le pauvre, puisq^ l'âge de soixante-dix ans, n reste de deux nombres initialement égaux, det fois plus de riches que de pauvres, qu'il en reste trois fois plus des premi^ à quatre-vingt-cinq ans, et presque quatre fois plus à

quatre-vingt-di^ns.

Les données récédenles conduisent l cet important corollahre d'hygiène publique, savoir: que les modificateurs spécifiques des professions, si l'on en excepte quelquo-uns tels que le mercure, la céruse, la poussière siliceuse,

(1) ThoavcBin, De rinfinence çMe t industrie exerce sur iû santé despopuMims. etc. {ànthdes tTk^iàe, I. lUVIl, p. iiO).

(2) Villcrmé, Annales d'hygiène, 1830, t. Ill, p. 294 cl Métnoirrs de t Académie de médecine de Park^ 1828, 1. 1, p. 51 ù 09.

9àà IliFLCEKCE DES PROFESSIONS SIR LA. DURÉE Itium. Inois

n*inteiTionnait point en première ligne dans la mortalité (^aiinen^vcaiie d'elles n*est absoloment insalubre, on da moins leor di^ dasUrtà*^ remporte pas sar d'antres influences dont il est possible f ^anm k tafaiL aux ouvriers. Déjà la somme des assainissements eflTectuésest grande; rmotdnction des machines a supprimé les plus rudes labeurs ;lcs ateliers, les nu- ^ nufactures s'améliorent; mais c'est du patronage bien \e\ bot ci édsitifi chefs que dépend la régénération sociale des classes ouvrirts : a Cest parlo surtout qu'il serait possible et de procurer aux classes laiorienses bsonme des biens qui devrait leur revenir ici-bas, et d'assarer au ailres tous kan avantages, de calmer le malaise qui travaille la société, leb préserrer des désordres, des malheurs peut-être qui la menacent (1). »

Au-dessus de tous les détails d'assainissement d*indiistri*scf àt iabnqoes, au-dessus des applications spéciales suivant les métiers, i'st^nsnkàûoc une question qui est la même pour tous les groupes de la i>n^béaa oanièfe, la question de l'aisance et de la misère; c'est là Télémcit pKpoBdéraatde leur statistique vitale : l'aisance est le correctif des attîtade« ndetses, des travaux excessifs, des poussières et des émanations qui souilleitratmospbèfe àes usines et nunufactures, etc. Aisance et vitalité sont doncdsexpressioosefl quelque sorte synonymes (2).

Mais quelle est la mesure de l'aisance qui produit ces C!leissaiataiits! La détermination de cette valeur hygiénique importe à la so!î£ié toot entière : « Une grande abondance de biens, ditQuetelet (3), n'est «ro'io moyen fadte pour satisfaire ses passions et se livrer à des excès de tout pm^. • D'après Marc d'Espine [^), le superflu et le luxe n'ajoutent rien aux Ji»ccsbtotiq(K>; leur influence sur la durée de la vie est nulle, ou tout iïj 0oios elle o'cst pas plus efficace jque l'aisance. L'état le plus favorable pour nae popnla^ ^ celui qui assure la satisfaction de ses besoins réels, sans i'^griner bocs des limites de la tempérance, et c'est en général ce qui se renco^ie plotôt àu& les pays agricoles que dans les cantons industriels. Néannioltf ceux-ci peuvent y atteindre par une meilleure organisation de l'industrie, par la subilité des salaires, par la limitation du travail quotidien, et surtout par Técoiioaue, la prévoyance, la régularité de la vie dans l'atelier et sous le mie do<De$uV]ue. En d'autres termes, la moralité est aussi un élément de longévité (5*

(1^ Villermé, Tableau de Vêtat physique et moral des ouvriers, 18^, t II, P- ^"^* — Nous renvoyons aux pages prophétiques où l'illustre statisticien foivrie les résuluts de son obsenation et des conseils aux maitrei et aux ouvriers.

(2) Bihliothèque universelle^ 1845.

(3) Op. cit., U II, p. 211.

(4) Loc, cit.

(5) Nous ne voulons point terminer sans remercier un jeune et <liilii^;ué collaborateur, M. Tagri'gé Boisseau^ du concours dévoué qu'il nous a donné en plaâair» larlies de cette édition.

pubuqoe]

r^NCLUSlON.

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