PUBUQOBJ PROFESSIONS A MATIÈRES INORGANIQUES
ratoîre sont facilement absorbées : la température élevée du milieu ambiant ne faisant que favoriser leur pénétration.
Ou peut grouper les accidents qu'éprouvent les zingueurs en trois groupes : accidents respiratoires, accidents nerveux, accidents fébriles. 1® Accidents respiratoires : enchifrèoeoient, dyspnée, râles sibilants, crachats noirâtres chargés de poussières méttlliques non absorbées et de fuliginosités provenant du chlorhydrate d'ammoniaque ; 2"^ accidents nerveux : engourdissement, resserrement à la base de la poitrine, vomissements, tremblements et crampes dans les membres i 3^ accidents fébriles : réaction qui lutte contre cette intoxication passagère jusqu'à ce qu'une alwndante diaphorêse, l'émission des urines et une expectoration aaive aient débarrassé l'économie de l'attaque qu'elle avait éprouvée.
On a encore observé des démangeaisons à la peau et particulièrement au iCTOtum, aux mains et sous les ongles. Les plaies et les brûlures se cicatrisent difficilement chez ces ouvriers : ce qui pourrait s'expliquer par la présence dans les tissus d'une petite quantité de chlorure de zinc.
Il y a quelques années, Greenhow (1) a observé chez les ouvriers fondeurs à Birmingham, à Sheffield, etc., des accidents particuliers qu'il a décrits sous le nom de fièvre des fondeurs de cuivre {Brass founder ague). Ils ne s'observent ni dans la fonte du cuivre pur ni dans celle du zinc pur, mais seulement quand on agit sur un alliage de cuivre et de zinc. Dans la fonte du lincpur» la température du méui n'est pas portée jusqu'à la sublimation, ce qui a lieu, au contraire, quand il est mêlé au cuivre et porté au degré de fusion de ce dernier métal Les accidents reviennent par accès présentant quelque analogie avec les accès de fièvre intermittente, et Greenhow les attribue à la respiration des vapeurs de zinc auxquelles les ouvriers sont exposés. Il est important de faire remarquer que le zinc contient souvent de l'arsenic et ce métal très- volatil pourrait bien être la cause des phénomènes observés.
Le produit qui intéresse le plus l'hygiène,, c'est X oxyde ou blanc de zinc que Leclaire est parvenu à substituer à la céruse, par le perfectionnement éco- Bomique des procédés de fabrication. Les ouvriers qui y sont employés sont exposés en partie à une haute température ; tous sont tapissés de la tête aux pieds par la poussière de blanc de zinc. Bouchnt a signalé chez eux (2) des maux de gorge, de la toux, des démangeaisons et des éruptions superficielles aux aines, au scrotum et aux aisselles. Une ventilation mieux réglée et l'usage réglementaire du pantalon à pied et de la blouse fermée ont supprimé ces accidents. Quant à ceux dits cadmiques^ fièvre nocturne, céphalalgie, agitation narveuse, ivresse passagère, les vérifications minutieuses de Chevallier et Tardieu, et Tobservation si imposante de Rayer, ont prouvé qu'ils n'étaient pas
(1) Greenhow, Med. Times and Gazette, 1862, 1. 1", p. 227.
(2) Bouchut, Mémoire sur tindustrie et f industrie de la peinture au blanc de zinc {Annales d'hygiènej 1852, U XLYII, p. 5).
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