DES AGES
P«jr».
France..
Belgique . .
Hollande . .
Prusse ....
Bavière . . .
Saxe Royale
Périodes et annéei.
Mort-nés pour lOO naissances.
Pays.
Suède. . .
Danemark . .
Norvège . . . | Suisse :
Zurich
Saint-Oallet .
Thurgovie . .
[WtGlÈKE
Mort-nés Pt^riodes pour
et années. 100 naissances.
Oo a faic valoir, pour l'explication de ce lait, la déclaration à Tétat civil» non-seulement des mort-nés à terme, mais de fœtus, les retards des déclarations qui ont pour efiet d'inscrire à la colonne des mort-nés des enfants nés vivants et décMés dans les premiers jours de leur naissance, Tabus du seigle ergoté, la fréquence des avortements provoqués, l'inaptitude d'un nombre croissant de femmes à conduire jusqu'à son terme naturel le développement des produits de leurs conceptions; l'enquête est encore pendante.
Le tableau suivant indique combien il faut d'individus de chaque âge pour donner lieu à un décès en dix ans, et en cinq ans pour les deux premières périodes de la vie ; les moyennes qu'il présente ont été calculées sur les documents suivants : relevé des décès de 1820 à 1827 à New-York, Philadelphie, Baltimore, Boston; de 1809 à 1818 à Philadelphie; en 1828, i Londres; en 1817, 1830-31-32-34, à Paris; en 1802, pour toute la France.
De 0 à 5 ans, i décès sur 2,77 indiv.
De 50 à 60 ans, 1 décès sur 3,22 indiv.
Voici maintenant les nombres des années probables on qui restent à espérer aux différents âges ; nous les reproduisons en quatre tables dressées : la première par Duvillard, avec les documents de 1786, sur la généralité des Français; la seconde par Deparcieux , avec ceux de 1765, dont les résultats un peu faibles sont encore aujourd'hui a^sez exacts; la troisième parla société anglaise des assurances dite V Equitable ^ de 1762 à 1829, et dont les assurés sont choisis; la quatrième par Oomitins Ulpianus, d'après les registres tenus chez les Humains par les censeurs, depuis Servius Tullius jusqu'à Justinien.
PDBUQUl] VIE PROBABLE ET MORTALITÉ. 323
Ages. DinriLLARD. Diparcisus. L'Éqoitablb. Uliia^ioi.
A Sans àZ,àO 48,27 » »
10 ans...... 40,80 46,83 48,32 »
15 ans 37,40 43,51 45,03 »
20 ans 34,26 40,22 41,60 30
25 ans. 31,34 37,17 38,12 28
30 ans 28,52 34,06 ^,53 25
35 ans 25,72 30,88 30,93 22
40 ans 22,89 27,48 27,40 '20
45 ans 20«05 23,89 23,85 18
50 ans 17,23 20,38 20,36 13
55 ans 14,51 17,25 16,99 9
60 ans 11,95 14,25 13,91 7
65 ans 9,63 11,26 14,13 5
70 ans 7,58 8,64 8,70 »
75 ans 5,87 6,50 6,61 »
80 ans 4,60 4,69 4,75 »
85 ans 4,16 3,21 3,39 »
90 ans 3,87 1,77 2,56 »
Eu général, il meurt un quart ou un cinquième des enfants pendant la première année de la vie (1). La proportion est plus considérable chez les enfants naturels. Les recherches étendues et fondées sur des chiffres authentiques ont conduit Baumann et Sussmiich (2) aux conclusions suivantes : 1* dans le premier mois après la naissance, il meurt 10 enfants sur 100 légitimes, et 2U sur 100 naturels; 2^ dans les deuxième et troisième mois, il meurt propor* lionnellement deux fois plus d'enfants naturels que d'enfants légitimes ; 3* dans le deuxième trimestre, la mortalité des enfants naturels dépasse des deux tiers celle des enfants légitimes; elle est double du sixième au douzième mois; U^ dans la seconde année, il meurt deux cinquièmes d*enfants naturels de plus, et, dans la troisième et la quatrième année, un tiers de plus que d*enfants légitimes; S** de la cinquième à la septième année, la différence proportionnelle est encore d'un quart ; elle s'efface et disparaît plus tard. Les calculs plus récents de ('asper ont confirmé ces résultats. Les enfants trouvés supportent une large part de la mortalité qui sévit sur le premier âge. Il résulte d'un document officiel (3) qu'en 1787, 1788 et 1789 il mourait 90 à 91 enfants sur 100 enfants trouvés; de 1815 à 1818 la proportion était de 75 sur 100; en 182/i, 60 sur 100 (Benoiston de Cbâteauneuf ) ; en 1838, pour Paris, 50 sur 100 (Yillermé). Sur 112625 enfants trouvés à Paris depuis 1816 jusqu'en 1837 (22 ans), 30 055 sont morts à l'hospice et 55 631 sont morts à la campagne; 26 939 seulement ont survécu : la mortalité a donc été de 76 pour 100!... Ce rapport s'est amélioré dans les derniers temps : en 1838, la
(1) D'après les tables anglaises, dressées en Angleterre par les compagnies d'assurances pour U ^e de Carlisle, sur 10 000 enfants il n'en existe plus à la fin de fannée <pie 8461; d'après DuviUard,il n'en reste {dus que 7675.
(2) Baumann et Sussmiich, GœitUche Ordnung^ und deren Anhany,
(3) Rapport tm toiparlsmi^ mmùirt de rùUéneur, p. 118.
32â DES AGES. [ITGISIIC
mortalité des enfants trouvés a été à Paris de 1^,02 pour 100, en 18^8, de 11,30.
Legoyt a donné, dans la Statistique de la France pour 1854, le tableau suivant :
Enfants légitimes.
Naiisances 10 000
Mort-nés 300
/ (le 0 à 7 jours 260
8 à 15 jours 178
4d 1 15 jours k 1 mois... 193
^i 1 à 3 mois 301
3 à 6 mois 280
6 mois à 1 an 396
Total de 0 à 1 an 1608
1 i 2 ans 609
Mortalité
des enfants naturels.
pour
1 enfant léfritime.
3âll
Les recherches statistiques de L^yt sur les années 1853 et 1854 Font 'conduit aux conclusions suivantes : A tous les âges de la vie, sauf aux âges avancés, où les conditions de la mortalité paraissent être les mêmes partout, c'est sur Paris et sa banlieue que la mort sévit avec le plus d'intensité. De 0 à 20 ans, la mortalité moyenne annuelle y est de 1 sur 47,5, tandis qu'elle est dans les villes de 1 sur 51, et dans les campagnes de 1 sur 54,5. Toutefois, dans la première année de Texistence^ il meurt plus d*enfants dans les campagnes que partout ailleurs, soit par insuflBsance de soins, soit par reflet des placements en nourrice, qui diminuent dans une proportion relative la mortalité urbaine.
Le maximum de la mortalité infantile pèse sur la première année ; elle est de 1 jour à 1 an sur 1000.
Belgique (table de Quetelet) 162
... J en 1858 158
Angleterre. . ^ ^^ jg-g ^^3
ÎVUles, 1858 : 59, 60, moyenne d'après Husson .... 183,2 Campagne, 1858 : 59, 60, mojenne d'après Husson. 179,6 Population entière, moins la Seine 180,8
Plus on se rapproche de la naissance, plus les décès augmentent. Si à Paris la première année parait moins chargée de morts (16,30 pour 100, au lieu de 18,08 pour toute la France, moins la Seine), il faut se rappeler avec Husson que sur 53 335 naissances, moyenne annuelle ï Paris, 18 000 enfants sont exportés en province et placés en nourrice par les bureaux divers et par \e> familles (1).
(1) Httsaoo. Buiiettnde i Àctid. tmp. de tMéUKute. Paris, 1866, L XXXU, p. 9à.
prouon]