V. LÉVT. Hjfièoe, 5* ton. S
iW DBS HODinCATECRS. — CIUCUMKL'SA. [■tc]C>ë
qui vuiil cliaulTcr Aa poêles h eau placL-s dans cliaque salle : il est épiiclié
.dit
^,19 les salles par des grilles niéu^ies dans des |)laqncs •»- — r- fonte cv -o^ ^
PDBUQUE] DES ÉDIFICES PDBLICS. 503
bées de Combes, qui dans les essais de Glépin, ingénieur des houillères du GrandHorme, près Mons, a donné 750 mètres cubes d*air par kilogramme de houille brûlée. La roue pneumatique d'un autre ingénieur belge, Fabry, a un rendement utile de 50 à 60 pour 100 du travail brut qu*on lui applique, et est préférée dans beaucoup de mines de la Belgique et du nord de ia France. Le général Morin a démontré expérimentalement que les ventilateurs à hélices sont inférieurs aux ventilateurs à palettes courbes, pour l'aspiration comme pour le refoulement, et qu*en définitive, la forme curviligne donnée aux palettes des ventilateurs, et indiquée dès 1838 par Combes (de Tlnstitut), est la plus efficace pour le refoulement de Tair ; mais qu'en général les ventilateurs n'utilisent pas assez la puissance motrice, surtout quand il s'agit simplement de faire mouvoir de l'air dans des tuyaux complètement ouverts à leur extrémité, ou offrant un ensemble d'orifices de mêmes sections que la leur.
La grande difficulté est l'appropriatioa des divers procédés de ventilation aux diverses catégories d'édifices puMies. On ne fentile pas une prison comme une salle de spectacle, un hôpital comme une caserne. L'appareil par pulsion, qui réussit plus ou moins à l'hôpital Lariboisière, procurerait-il dans les 122^ cellules de la prison Mazas la répartition égale de ia ventilation que l'on y obtient par les procédés de l'aspiration centrale? L'étendue et la division des espaces à ventiler peuvent contrarier la sécurité et la régularité du fonctionnement des appareils, entraîner une forte élévation de ia dépense. Des expériences comparées, prolongées, variées, sont encore nécessaires pour rallier l'hygiéniste et l'architecte à tel ou tel procédé de ventilation. On a cru que là où la ventilation par refoulement ou par insufflation trouve son emploi, l'avantage est de prendre à un point élevé et en dehors de toutes les sources d'altération de l'air parfaitement pur, de le diriger en quantités réglées dans les locaux, de pouvoir ventiler en été avec de l'air rafraîchi dans les caves, môme quand les fenêtres des salles sont ouvertes, d'en éloigner l'air infecté d'un autre bâtiment et des latrines, d'utiliser ia vapeur perdue du moteur qui conduit le ventilateur au chaufiage des salles en hiver et à celui des bains en été. Mais rien n'empêche de combiner la ventilation par appel avec le puisage de l'air dans un point élevé de l'atmosphère, ainsi que l'a fait en Angleterre feu Sylvester à l'asile des aliénés de Derby (1), et, à son exemple, Egan Rosser au Guy's hospital. Dans ces établissements, l'air pris à une grande hauteur descend dans la cheminée d'appel jusqu'au bas de l'édifice où il débouche dans de vastes galeries dites chambres d'air. La cheminée d'aspiration est surmontée d'un appareil mobile qui utilise l'action des vents : l'air circule dans le sous-sol au contact de tuyaux d'eau chaude, monte dans des conduits pratiqués dans l'épaisseur des murs, pénètre dans les salles près du plafond, s'échappe par des bouches d'évacuation percées près du plancher dans les murs opposés, et, parvenu dans les combles, il se rend par des tuyaux horizontaux en tôle à une
(1) Général Morin, Études sur la ventilation, t. I, p. 36.
DES MOMFKATEntS. — dMXMFTSA.
[notK
grande cheminée d'appel omis le milieQ de bqoeMe passe le tnfia de famée dn fMinieaa de dmnSagt, Cet appareil n'a jamais donné moins de 62 mètres cobes par heure eC parmaiade^elilapa en ioamirjasi|n'ài22mètres cubes; rintfodoction de l'air nenf eC réracnadon de Tair ? idé se balancent à pen près; l'one et l'antre sont en moyenne de lOS'^^.Qô par henre et par lit, a^ec ane température presque constante de 15 à 16 degrés dans les salles, ce qui s'empêche pas l'administration anglaise d'y ajonter encore des km de cheminée poor procnrer aax malades, aox contaiescents, le bénéfice du caforiqne rayonnant et l'agréable me des loyers décoo? erts. I>ans le système de l'aspiration, l'onrertare des fenêtres farorise la sortie de l'air Tidé, i l'inTerse de ce qui se passe dans le système de l'insottation (Morin, Trtlac, Peligot). I>ans ancnn système de Tentibtion par inwiilnion mécanique, on n'est parrenn à donner l'été ni même rhirer une iaapt coofenable à Té^acuation de Tair vidé, quelle qu'ait été d'aillenn leor eUfJcilé par l'introduction de Tair non- Teau (ij; lenrs auteurs n'ayant pas tenn mi compte suffisant de b grande in* flneoce que les diflérences de tempéntnrs oercent sur l'appel, et de la nécessité d'obtenir une différence I pet près constante en toute saison entre la température de l'air évacué et celle de l'air eitérieur.
Le choix parmi les dit en systèmes de ventilation et de chanilige artificiels est d'autant plus embarrassant que : 1* il est généralement reconnu que leur fonctionnement parallèle dans les hôpitaux de Paris qui en sont pourras a laissé beaucoup à désirer sons le rapport de la régularité et du contrôle, de U des résultats incomplets, discordants, contradictoires, des expériences de vérification rnukipUées, à ce point que la période des essais et des controverses dure encore; T aucun d'eux n'a réalisé jusqu'à présent les avantages hygiéniques que l'on était en droit d'en espérer; l'hôpital Lariboisière, qui les présente presque tous appliqués en concurrence dans ses pavillons, ûgure en première ligne, et l'hôpital Beaujon en troisième ligne dans la statistique mortuaire des hôpitaux de Paris, pour les services de médecine qui sont plus comparables entre enx que ceux de chirurgie; le dernier compte rendu publié par TasKistance publique fonmit les proportions suivantes :
HaImIm.
Lariboiiièn i décès sur 5,83
Ktié — 6,97
Batt^oa — 7,10
Cochio — 7,16
Charité
Hdtel-Dieu...
Ilecker
Saint-Antoiiie.
1 décès sur
Malades.
Les derniers documents, publiés par A. Uusson (1), nous ont permis d'éubiir comme il suit la mortalité des hôpitaux généraux de Paris pour les années 1862 et 1863 :
(1) Général Moria, ioc. cit., U II, p. A77.
(2) Statistique inédicaie des hôpitaux. Paris, 1867, 1. 1, p* xu, tntrod.
CHIRORGIE.
ACCOUCHEMIMTS.
Mortalité pour 100
Mortalité pour 100
PUttJQOB] DES ÉDIFICES PI]BiIG8. 505
BdPITAUX. MÉDEaNB.
Mortalité pour 100
Lariboisière 16,21
Hôtel-Dieu 15,48
Pitié 14,67
Necker 14,13
Saint-Autoine 13,13
Cochin 12,74
Beaujon 12^48
Charité 10,25
Je connais peu d'hôpitaax qoi soient théoriquement plos insalubres qae celui de la Charité» rapproché de la Seine^ enclavé de tous côtés, décrivant un double carré, à longues salles en communicatîon, privé d*un système de ventilation régulière, etc., et c'est lui qui figure au bas de l'échelle mortuaire, tandis qu'au sommet nous voyons ce palais noBOOomial, Lariboisière, doté d'appareils divers de chauffinge et de ventihtion. Faut-il s'étonner que A. Husson soupçonne dans l'ensemble des hôpitaax qa élément qui l'emporte sur la salubrité relative, la qualité des malades, le degré de gravité des affections qui se présentent dans les salles?
Dans les hôpitaux de Londres dont la mortalité est moindre (1), on préfère le chauffage direct au charbon de terre dans de grandes cheminées ouvertes ( chaque salle en possède au moins une, quelquefois trois ou quatre ; il y a des cheminées allumées jusque dans les corridors, les escaliers, les vestibules d'entrée ; en été conmie en hiver, on y fait du feu, au moins dans la cheminée de l'office, et toujours les fenêtres sont largement ouvertes. En Angleterre, on n'use que par exception d'appareils ventilateurs mécaniques ou autres : l'aire appelé par le puissant tbrage des cheminées, entre par les jointures des portes et fenêtres. Les malades jouissent ainsi de la vue du feu, de l'utile impression du rayonnement direct, ils se groupent autour des foyers et respirent un air qui n'a pas été modifié par le contact de surlaces de chauffe, de conduites brûlantes. La chimie ni la physique ne dénotent aucun changement dans l'air chauffé par les divers appareils que préconise l'industrie des calorifères : mais qui peut affiriAer que cet air n'a subi aucune altération qui diminue ses propriétés vivifiantes? Qu'on se place près des bouches qui déversent l'air chaud dans les salles, on en est affecté d'une manière désagréable ; on respire mal dans les locaux chauflés par les calorifères. Une expérience comparative du mode de chauffage des hôpitaux anglais et des systèmes de chauffage combiné avec la ventilation artificielle, paraît désirable au point de vue de leur influence respective sur la terminaison des maladies.
Dans la question du chauffage et de la ventilation, il ne faut point perdre de vue la quantité de chaleur produite par l'homme lui-même. Celui-ci, brûlant
(1) Voyez Note sur quelques points de P hygiène hospitaiière en France et en Angleterre y par Léoo UFort. Paris, 1862» p. 32, et Gazette hebdomadaire, décembre 18G1.
publique] des édifices publics. 507
les habitations privées (voy. t I, p. 586 et siiiv.). Rappelons seulement que chaque bec à Fhuiie brûle, terme moyen, 10 grammes d'huile par heure, et, comme 1 kilogramme de ce liquide exige pour sa combustion complète 10 mètres cubes d'air à zéro, plus 6 pour 100 pour la dilatation, ■» 10 mètres cubes 600 litres d'air à 16 degrés centigrades, chaque bec aura besoin de 106 litres d'air à 16 degrés par heure, «= 1 mètre cube 272 litres d'air à 16 degrés pour une nuit de douze heures. Chaque bec à gaz dépense en moyenne et par heure 102 litres (3 pieds cubes) de gaz, dont la combustion consomme 1 mètre cube 563 litres d'air atmosphérique ; pour les douze heures de nuit, il Êiut à chaque bec 1 mètre cube 22^ litres de gaz et 18 mètres cubes 756 litres d'air. Mais l'éclairage ne se borne pas à dépouiller d'une partie de son oxygène l'atmosphère d'un local ; il y verse de l'acide carbonique provenant de la combustion. Un bec à l'huile verse en une heure 15 litres d'acide carbonique, et un bec de gaz 20^ litres; ce dernier produit en outre 165 grammes d'eau pendant le même temps. Pour ramener à la proportion de 2 pour 1000 d'air les 182 litres d'acide carbonique provenant de l'éclairage d'un bec d'huile pendant 12 hetires de nuit, la ventilation devra fournir 91 mètres cubes pour le même temps ou 7 mètres cubes 500 litres par heure. Pour réduire à 2* pour 1000 les 20/!i litres d'acide carbonique provenant d'un bec de gaz à la houille qui brûle pendant une heure, il foudra 102 mètres cubes, et, pour les 2 mètres cubes UUS litres exhalés en 12 heures, 122^ mètres cubes d'air; les 165 grammes d'eau provenant de la même source en une heure exigeront pour leur évaporation, par heure, 16 mètres cubes 500 litres d'air à 16 degrés centigrades, et, pour 1 kiL 980 grammes d'eau produits en 12 heures, il faudra 198 mètres cubes d'air. Ces calculs font voir combien l'éclairage est une cause puissante de vidation de l'air dans les salons, dans les bals, les théâtres, etc., joignez-y l'élévation de température qui, à son tour, active les transpirations et par suite la production des miasmes. On peut fixer, d'après ces bases, le surcroît de ventilation nécessaire pour neutraliser les effets de cette source de méphitisme. Un moyen d'assainissement plus direct et qui permettrait sans inconvénient l'emptoi du gaz dans les maisons particulières, consisterait à déverser ses produits de combustion en dehors des enceintes habitées, à les enlever par des tuyaux d'échappement qui seraient mis en communication avec des conduits d'appel suffisamment énergiques. Le général Morin (1) cite plusieurs applications, observées par lui à Londres, et qui ne sont pas toutes liées à la ventilation; celle qu'il a imitée au Conservatoire et qu'il a vu au restaurant français de Regent's street, se home à recouvrir un lustre à gaz d'un chapeau formant réflecteur et prolongé par un tuyau vertical de petit diamètre et qui éconduit les gaz à l'extérieur de la salle ; il décrit les candélabres à gaz qui éclairent la salle des pas perdus du Parlement, disposés de manière que les produits de la combustion demeurent renfermés en vase
(1) Général Morin, Études sur la ventUatim. 1863, t. I, p. 23.
PUBUQUE] des édifices PUBLICS. — ÉGLISES ET CRÈCHES. 509
point là une bonne aération ; ces mêmes vitraux coloriés interceptent la lumière solaire; or, Tair et la lumière sont d'autant plus nécessaires aux églises que leurs matériaux de constructions, pierres et dalles partout, les rendent généralement humides. Les inhumations de leurs caveaux y créaient autrefois une cause particulière d'insalubrité (voy. plus haut Cimetières); on y a renoncé. Toutefois, il y a quelques années, le Comité consultatif d'hygiène publique eut à délibérer sur un projet de décret autorisant ces inhumations à prix d'argent et dans des conditions destinées à en prévenir les inconvénients. Le comité se montra opposé au principe même du projet, et l'administration eut la sagesse d'y renoncer. Presque toutes les églises de Paris sont aujourd'hui chauffées en hiver par des calorifères à eau chaude ou à air brûlé : ceux-ci coûtent moins, ceux-là sout d'un usage plus commode. Il n'y a de ventilation arliûcielle qu'à Saint-Roch. Les orifices qui existent dans la voûte de ces édifices et les ouvertures si fréquentes des portes suffisent à l'écoulement de l'air chaud lancé par le calorifère.
2"* Crèches. — C'est en 1844 que se sont établies les premières crèches à Paris, sous l'inspiration d'un administrateur municipal, iVlarbeau. Dès 1850, il en existait 18 à Paris, 10 dinsta kanlieue et 400 dans les départements. Elles permettent aux ouvriers d'abriter leurs enfants, de leur assurer les soins nécessaires pendant qu'ils se livrent à leurs travaux habituels. Le choix des locaux est ici d'une grande importance. Il résulte d'une enquête faite à Paris en 1853 (1) qu'il ne s'y trouvait aucune crèche dans des conditions d'insalubrité assez prononcée pour en motiver la fermeture. Une ample dispensation d'air pur, une aération continue et bien ménagée, la propreté la plus sévère, le renouvellement fréquent du linge des enfants à la mamelle, leur séparation d'avec les enfants qui marchent, le transport des langes et couches souillés dans une chambre à l'écart, l'éloignement et la ventilation des latrines, tels sont les moyens de neutraliser les eOiets délétères d'une agglomération permanente d'enfants dont les langes sont habituellement imprégnés de matière fécale et d'urine, et d'enfants moins jeunes, mais peu dressés aux exigences de la propreté. D'après le rapport de la commission du Conseil d'hygiène de Paris, les épidémies n'ont pas agi sur les crèches autrement que sur les établissements analogues. Le transport des enfimts soir et matin, de la crèche au domicile de leurs parents et vice versât parait sans inconvénient, malgré la transition de température et grâce aux soins dont il est entouré. Une berceuse est nécessaire pour quatre enfants à la mamelle; il est nécessaire de les changer souvent de position, de les promener, de les déposer sur des tapis ou des paillassons, pour qu'ils puissent développer, exercer toutes les parties de leur corps ; à chaque enfant son éponge, son pagne, sa timbale. La valeur définitive de cette institution a été controversée. Comment en méconnaître les bienfaits dans les
(i) Hnpiïori général sur les travaux du Conseil (T hygiène et de salubrité du dépar^ te ment de la Seine. Parii, iB^i, p. 48.
publique] des édifices PUBLICS. — SALLES D'ASILE. 511
des collecteurs ménagés sous le sol de chaque côté des murs de iacc. lia deuxième collecteur transversal débouche dans les cheminées d'évacuation qui reçoit, outre le tuyau de fumée, une grille-réchaud à sa partie inférieure pour Tallumage d'un petit feu de bouille qui, par les temps doux, sert à activer l'appel. La prise d'air à chauffer se fait dans le jardin sous la protection d'un grillage qui empêche l'introduction de corps étranger; les deux courants d'air chaud et d'air froid se rencontrent dans le grenier et, mélangés dans des conduits à registres qui permettent de régler la température, se déversent par quatre oriGces ménagés au plafond dans l'axe de la salle. Nous renvoyons pour le détail et les dimensions de ce dispositif aussi simple qu'efficace à l'ouvrage cité. La dépense totale par an pour le chauffage et la ventilation est de 300 francs pour ce vaste local qui pourrait recevoir 100 enfants à raison de 6°'<'-,47 d'air par enfant^ la ville de Paris n'allouant en moyenne que 6'"-^*,60 par enfant de 6 à 12 ans.
3° Salles d'asile, écoles primaires, lycées, séminaires, etc. — Tous ces édiûces doivent réunir au plus haut degré les avantages d'une bonne exposition, de l'isolement sur des points âevés, de l'abondance d'eaux salubres, d'an chauffage convenable en hiver» d'une ventilation régulière dans les salles de classes et d'études, dans iesdortomel chambrées, de la propreté des latrines, qui laissent tant à désirer dans la plupart des établissements de cette catégorie, etc. (1). Que la lumière solaire, dont l'influence sur le développement du corps est si profonde, pénètre facilement dans toutes les parties des bâtiments; ([u'uue température douce, égale, y règne pendant la saison froide, dont on connaît les effets meurtriers sur les enfants en bas âge. Des dortoirs spacieux^ des salles d'études accessibles à l'air et au soleil, des cours et des jardins pour les jeux, les promenades et les exercices gymnastiques, des bains et des soins exacts de propreté, un sommeil suffisant, une surveillance nocturne qui prévienne les écarts d'une funeste précocité ; une nourriture saine, assez variée, et préparée avec une propreté sévère ; un temps de récréation après les repas, plutôt nombreux qu'abondants ; une juste pondération des travaux intellectuels et des exercices propres à développer la force physique; la séparation en quartiers et en cours de récréations distinctes suivant les âges et les intelligences; la visite journalière d'un médecin qui soumet les élèves à une exploration particulière à leur entrée dans la maison, qui les suit dans les phases de leur évolution et qui fait fléchir la règle commune suivant les indications de leur santé ; une inûrmerie établie dans un corps de bâtiment isolé où toutes les sollicitudes de la famille entourent le jeune malade, mais dans laquelle il ne faut pas créer par l'accumulation des malades un foyer d'infection ; l'attention de renvoyer sous le toit domestique tous ceux dont l'état peut donner lieu à des craintes de
(1) Yoyei^ pour l'un des meilleurs et les plus économiques appareils de chauffage et de ventilation à Tusage des écoles primaires et des salles d'asile, le Traité de la chaleur, par Péclet, 1861, 3« édition, t. III, p. 312.
PUBLIQDB] des édifices PUBLICS. — ÉCOLES ET LYCÉES. 513
catégories : 1° les établissenienls qui ne laissent presque rien à désirer, si ce n*est de légers perfectionnements; 735 (environ 52 pour 100] sont dans cette heureuse condition dont 197 communaux (sur 301) et 538 libres (sur 1102) ; 2® ceux qui réclament des travaux d'assainissement à divers degrés, 590 (environ /!i2 pour 100) dont 89 communaux < t 501 libres; 3** ceux qui, à raison de causes spéciales d'insalubrité, ont besoin d'être reconstruits ou déplacés: 78 (environ 6 pour 100) doDt2/!i communaux et 5A libres. Lescauses d'insalubrité sont, comme pour les habitations privées, extérieures ou intérieures ; les unes inhérentes aux quartiers, aux emplacements occupés, telles que les agglomérations ambiantes des bâtiments qui interceptent la lumière et l'air, les émanations nuisibles des usines et fabriques, etc. ; les autres sont rinsuflisanté capacité des classes et par suite le manque d'air respirable, un éclairage précaire par des ouvertures trop exiguës, l'imperfection des moyens de chauffage, l'humidité, le méphitisme des latrines, les amas d'eaux pluviales ou ménagères, l'absence de moyens d'approvisionnement d'eau pour l'entretien de la propreté, l'exiguïté ou la privation complote d'un préau couvert et d'un préau découvert pour l'exercice et les récréations des enfants. — Depuis 1855 un senice de désinfection (liquide Paulet) est appliqué aux latrines des écoles; il a pour effet de fixer les gaz infects dans les fosses en les utilisant pour l'engrais ; l'acide sulfo-azotique chargé d'essence de mirbane, faisant partie du liquide désinfectant de Paulet, dissout les incrustations de phosphate de chaux et de phosphate ammoniaco-magnésien qui tapissent la surface des urinoirs. C'est ce dépôt qui dégage une vapeur ammoniacale intense et réagit comme un ferment sur les urines récentes dont l'urée se transforme presque subitement en carbonate d'ammoniaque. La propreté des sièges et des cabinets mieux entretenue par les élèves eux-mêmes, l'interdiction de monter dessus, la vigilance des maîtres, et les soins journaliers de cantonniers chargés du nettoyage des cabinets et des urinoirs n'ont pas peu contribué à iiaire disparaître cette source d'insalubrité dégoûtante. En 1866, rabonnement de M. Paulet comprenait
Salles d'asile • 18 840 enfants.
Écoles primaires 58 200 élèves.
Classes d'adultes 11 500 —
3U0 écoles. 88 600 élèves.
I.a dépense de désinfection des latrines et urinoirs se répartissait comme il suit :
Par élère et par Par établissement scolaire
anDée scolaire. et i»ar an.
fr. c. fr. c.
RéaeUf chimique 0,22 67,20
Main-d'œuvre du cantonnier 0, 16 48, 00
Usure d'ustensiles^ surveillance 0, 033 9, 80
Totaux 0,413 125,00
L'inspection sanitaire du plus grand nombre des lycées de France a suggéré H. LtvT. Hygiène, 5* tfitr. n. — 33
PDBUQUe] des édifices publics. — THÉÂTRES. 515
les épidémies de rougeole, de scarlatine et d'oreillons, inhérentes pour ainsi dire à rage des élèves [maladies zymoiiqties), les lycées traversent indemnes toutes les grandes invasions meurtrières du choléra, de suette, de variole, de méningite cérébro-spinale, d*angine couenneuse et de fièvres typhoïdes qui désolent les villes ; et que, d'après des résumés qui me sont propres, le même bénéfice n'existe pas en faveur d'autres établissements non universitaires. » L'immunité, notée par Yernois, n*est pas générale : j'ai eu à faire au Comité consultatif d'hygiène un rapport sur une épidémie de fièvre typhoïde au lycée de Chambéry, et celui de Saint-Louis, à Paris, n'a pas été épargné par la dernière épidémie de choléra ; mais l'observation de Yernois, dans sa généralité, subsiste et a son intérêt^ d'autant plus que sur les 70 lycées français (Corse et Alger compris}, lui-même en a noté 33 tellement encombrés qu'il propose d*y surseoir à toute admission nouvelle.
/!i" Théâtres. — La foule s'entasse pendant cinq à six heures dans des théâ-^ très qui réunissent toutes les causes d'insalubrité : élévation rapide de la température, consommation d'oxygène et production d'acide carbonique par h respiration de tant d'individus, par la combustion d'un grand nombre de becs de gaz, volatilisation de la matière animale qu'entraînent les perspirations pulmonaire et cutanée; dans les places du rez^e -chaussée (parquet, parterre) « accumulation de gaz méphitiques plus lourds que l'air ; dans les parties élevées, température plus que double de celle qui règne inférieurcment; au sortir de cette fournaise miasmatique, des corridors dont le froid saisit et glace le spectateur ; dans l'intérieur même des salles, des courants d'air dangereux par l'ouverture intermittente des portes ; au lever du rideau^ conflit entre Tatmosphère dilatée de l'enceinte et l'atmosphère plus fraîche de la scène ; joignez à tous ces inconvénients la gêne des attitudes à cause de la dispensation parcimonieuse de l'espace. Faut-il s'étonner qu'un jour de spectacle gratuit on ait trouvé dans une seconde loge l'oxygène de l'air réduit à 19 pour 1007 La température de l'air à l'orifice du lustre est de 26 degrés à TOpéra-Comique, de 28 à 30 d^és au théâtre de la Gaîté, de 30 à 35 degrés au théâtre da Palais-Royal. Les théâtres exigent donc un système de ventilation continue, par des conduits ramifiés au devant du plafond de chaque loge. Il y a plus de vingt ans que Darcet a cherché à en doter le théâtre qui est aujourd'hui le Vaudeville, et la commission chargée, en 1861, d'étudier le chauflage et la ventilation des deux nouveaux théâtres de la place du Châtelct, proclame par l'organe du général Morin (1), que le mode d'introduction de l'air proposé par cet illustre chimiste est le plus sûr et le plus rationnel : il consiste à faire aflluer l'air dans la salle par tout le pourtour du dessous des loges, à travers un double fond ménagé dans le plancher, l'appel étant produit par la chaleur du lustre et la cheminée qui le surmonte ; l'air doit entrer dans le double fond par des orifices d'admission ouverts wom le ptafoodi dans les corridors
(1) Général Morin, Bappnrt ciié^ p. 27.
516 DES MODIFICATEURS. — C1RCUMFU8A. [hygièke
en arrière des loges. Si le |)rocédé Darcet n*a pas réussi dans les premières applications qui en ont élé faites, c'est qu'on appréciait alors beaucoup trop bas les volumes nécessaires à une bonne ventilation, et par suite on avait i^églc d'une manière tout insuffisante l'épaisseur donnée aux doubles fonds, la superficie des orifices d'admission et l'énergie des moyens d'appel ; aussi, le specta leur, au Vaudeville, ne recevait que 10 mètres cubes d'air par lieure. La commission de 1861 s'est arrêtée à la fixation de 30 mètres cubes d'air par heure, tout en reconnaissant qu'en été une bonne ventilation en exigerait beaucoup plus. Mais l'agglomération des spectateurs dans l'enceinte d'un théâtre pose des limites à l'art, car avec 30 à UO mètres cubes d'air par heure et par auditeur, le nouveau Théâtre-Lyrique devra déjà fournir 51 000 à 68 000 mètres cubes, et le nouveau théâtre du Cirque 9 0 000 à 120000. Péclet doute que la simple ventilation par appel puisse procurer le cube d'air nécessaire par heure aux spectateurs en se répartissant uniformément dans la salle, et il propose pour cet usage la ventilation mécanique par pulsion. Tel n'est point l'avis de la commission des théâtres nouveaux qui, après de nombreuses expériences et dans des conditions défavorables aux effets de l'aspiration, a constaté que dans l'effet total des ventilations obtenues, la part proportionnelle de l'appareil insufflant se réduisait à 0,l/!i9, et restait le plus souvent au-dessous de cette valeur, l'appel produit par la seule différence des températures donnant 0,851 de l'effet total obtenu. Quant aux modes d'extraction et d'admission de l'air, elle a forroulé les indications qui suivent : 1® l'introduction de l'air par des doubles fonds ménagés sous les différents étages de loges ou de galeries sur tout le pourtour de la salle ; 2*^ l'admission par des ouvertures ménagées dans l'intérieur du théâtre, parallèlement à la rampe, et dans les parois verticales des murs verticaux qui séparent la scène de la salle ; 3® des entrées auxiliaires ménagées, principalement pour la saison d'été, dans les planchers ou aux divers étages de la salle ou du théâtre, et destinées à admettre l'air extérieur ; 6® l'extraction de l'air par des orifices ménagés au fond des loges ou dans les parois verticales des gradins des amphithéâtres. Nous renvoyons à l'important rapport du général Morin pour tous les détails d'application, notamment |>our ce qui concerne la puissance d'appel du lustre à nu sous une enveloppe de verre poli, ou de verre dépoli, le proportionnement de la cheminée d'évacuation des gaz de la combustion, la température et la vitesse d'évacuation de Tiir, etc.
On s'est préoccupé, avec raison, de l'influence nuisible que l'intensité des lumières de la rampe exerce sur la vue des acteurs, et du danger d'in* cendie qui en résulte pour eux. Le général Morin est panenu à supprimer l'un et l'autre, tout en appelant à l'extérieur les gaz fournis par la combustion : son dispositif consiste k entourer les becs d'une enveloppe cylindrique dont la partie postérieure, convexe, est tournée du côté de la salle, et formée intérieurement d'un métal poli qui, par la partie concave, réfléchit la lumière vers la scène, Undis que la partie antérieure est de verre poli ou dépoli ; en arricM e
PCBLIOCE] des édifices publics. — CASERNES. 517
des becs, entre eux et Tenveloppe, est une seconde enveloppe métallique concentrique à la première, et qui forme avec elle un conduit courbe terminé à un tuyau horizontal parallèle et inférieur à la rampe, lequel doit communiquer à chacune de ses extrémités avec des tuyaux verticaux d'évacuation du gaz de la combustion ; Tair nouveau s'introduit par des ouvertures ménagées en avant des becs (1); l'enveloppe de verre dépoli diminue l'intensité de la lumière dans le rapport de 100 à 75, d'où la nécessité d'augmenter le nombre des becs dans le rapport de 100 à 133.
Nous ne parlons pas de l'influence morale du théâtre ; il est l'un des miroirs réflecteurs de la société contemporaine; il peut devenir sous la possession du génie un foyer de nobles inspirations; il favorise le déploiement des arts et ménage à une certaine classe d'esprits des plaisirs de convention qui ne manquent ni de délicatesse ni d'utilité ; mais sans lui imputer toute l'initiative du mal qu'il produit, niera-t-on qu'il remue les passions et les mauvais instincts ? Plus d'une jeune fille a laissé dans la première soirée passée au théâtre la moitié de son innocence morale; plus d'un crime y a pris naissance par l'éveil du penchant à l'imitation. Si les théâtres n'existaient pas, il n'y aurait pas une vertu de moins sur la terre.
5® Casernes. — La première ordonnance pour le casernement des troupes date du 3 décembre 1691 ; elle affranchit les bourgeois de l'obligation d'héberger les militaires. Vauban éleva des casernes dont il rattacha la construction à un système général de défense, et la distribution qu'il adopta est encore, à quelques changements près, celle que l'on suit de nos jours, bien à tort, car leur figure rectangulaire, avec la superposition de plusieurs étages, circonscrit une cour difficile à aérer, souvent en forme de puits, et crée entre les salles du même étage, entre celles des étages inférieurs et supérieurs une circulation non interrompue de méphitisme. Des raisons de stratégie, de finance oo de localité ont presque toujours gêné le choix du lieu, de l'exposition et du mode d'édification des casernes. Dans les villes fortes, on en voit qui sont presque adossées à des remparts élevés et dont les étages inférieurs ne sont jamais visités par un rayon solaire ; ailleurs elles sont encaissées an milieu des ruelles les plus étroites et les plus misérables d'une cité populeuse, ou jetées en corps» de bâtiments distincts sur les deux rives de rivières à cours lent ou sujettes à débordement. Bon nombre des édifices qui logent le soldat n'ont pas été destinés primitivement à cet usage ; beaucoup de couvents y ont été appropriés unt bien que mal, et le vice de la distribution intérieure réagit sur la salubrité de ces habitations dispendieusement transformées. Que les casernes s'élèvent dans des lieux élevés et parfaitement dégagés, au levant dans les pays chauds, au midi dans les climats froids ; qu'elles soient partagées dans leur intérieur par de longs corridors et des chambres spacieuses, où chaque militaire trouve an moins 6 mètres cubes d'air par heure après clôture des portes
(1) Général Morin, Rapport. Paris, 1861, p. 48.
618 DES MODIFICATEURS. * GIRGUMFUSA. [sTGltllB
et fenêtres. Pour celles-ci mêmes conditions qne dans les hôpitaux : lors«> qu'elles ferment mal, elles procurent, il est vrai, un supplément notable de ration atmosphérique aux habitants d'une chambrée, mais il faut pourvoir aux besoins de la respiration autrement que par la défectuosité des jointures ; les entrées et sorties pendant la nuit, si elles ont pour effet d'atténuer le méphi* tisme des salles, troublent le repos des hommes et les exposent à des courants d'air froid. Qu'il y ait assez d'espace pour que les lits, les armes, les effets, les tables et les bancs ne mettent point obstacle à la circulation des soldats; que les lits, écartés de O'", 50, ne soient point rapprochés jusqu'au contact, contrairement au règlement; sinon la zone de respiration de chaque honune empiète sur celle de son voisin, et l'imet l'autre respireront un air plus impur, participant davantage à la nature de l'air expiré. 11 est de la plus haute importance de fixer le nombre des lits à placer dans une chambre d'après sa capacité cubique, et non d'après la superficie qu'elle présente, et pourtant c'est celte dimension qui a servi de base jusqu'aujourd'hui à la répartition des lits. Dans les casernes à construire, on préière aujourd'hui le système des dortoirs à celui des chambres; il comporte des proportions monumentales, un plus ample espacement des lits, une ventilation régulière, l'application du chauffage par les calorifères, une surveillance plus rapide et plus complète Le système des chambres entraîne presque toujours l'imperfection et TinsulBsance du chauffage en hiver, la saleté des locaux, l'encombrcanent en toute saison. L'adoption d'une hauteur de 5 mètres pour les chambres de construction nouvelle rendrait matériellement impossible une réduction exagérée dans le volume d'air réservé à chaque soldat (Leblanc) ; avec des conditions favo> râbles de ventilation naturelle (fenêtres nombreuses et percées k l'opposite, une ou plusieurs cheminées Douglas dans chaque salle), une capacité de Ift mètres cubes par homme pourrait satisfaire aux exigences de la salubrité sans le secours d'un système général de ventilation artificielle. Mais là où ces conditions manquent et où cette limite est excédée, l'emploi des moyens artificiels de ventilation devient nécessaire ; il est utile dans tous les cas, et quand il fut début, il convient de recourir au bon office des ventouses que l'on pent disposer de manière k augmenter le volume d'air individuel sans déterminer nn abaissement trop prononcé dans la température intérieure. Dans les casernes de cavalerie, l'énergie de la ventilation doit égaler celle des sources d'émanations nauséabondes qui s'y rencontrent ; les effets d'équipement et de hanuu^hement doivent avoir leur place dans de grands vestibules, et non dans les chambres où couchent les cavaliers. Les casernes de toutes armes auraient besoin de réfectoires, afin que les soldats ne prissent pas leur nourriture dans les chambresL Les salles de police, les prisons et les cachots pèchent généralement contre les règles de l'hygiène ; situés au rez-de-chaussée, souvent en contre-bas de la cour, parfois au voisinage des latrines, mal exposés, mal aérés, ils réclament une ventilation artificielle, puisque le séjour des hommes Punis y est continu : ceux-ci doivent être astreints aux soins journaliers de
puBuon] Dss Edifices publics. — CASiftNss. 519
propreté personnelle; leurs vêtements, leurs couvertures, doifeni être secoués. Si leur détention se prolonge, ils seront conduits jonmellement k Tair libre durant quelques heures. Point de baquets à demeure, môme alors qu'ils sont vidés, lavés à grande eau plusieurs fois par jour* et frottés avec de la soie (50 grammes de suie de houille désinfectent &0 litres d'urine). On endait encore les baquets d'une légère couche de goudron, d'huile siccative, on on les tapisse à Tintérieur d'une lame de pkunb, ce qui ne les empêche pas de rester infecta. Les cours des casernes doirent être spacieases, disposées en pente, pavées sans intervalles ou macadamisées et balayées soir et matin; on n'y laissera pas croître d*berbes ni séjourner les fumiers, les boues et immondices. Les vastes cours des casernes de cavalerie et d'artillerie, qui serrent en même temps de terrains de mucenvres, rédament des plantations marginales d'arbres : en été, sous une grande intensité d'irradiation solanre, avec la réterbération qui s'y qoute, elles deviennent torrides comme un Sahara. Les latrines, ordinairement trop éloignées des corps de logis, exposent les malades an brusques vicissitudes de la fempérttnre ; trop rapprochées, elles répandent leurs émanations dans les chambrées. L'adoption à» fosses mobiles inodores pour les casernes serait une grande amélioration, surtout avec des cabinets multipliés en proportion dé l'efibctif des hommes qui les hantent, garnis de sièges de bois dur dré, k covettes et soupapes et un système d'irrigation spontanée; il serait défendu aux hommes d'y monter ; ils ne tarderont pas à apprér cier ces conditions de pudeur et de propreté, k apprendre le respect de soimême et de leur prochain. Quelles qu'elles soient, toutes les latrines doivent être assainies par le moyen d'un tuyau d'éventé et les pissotières garnies d*Bne cuvette k la Dépardenx. On trouve dans beaucoup de casernes en Prinoo et en Algérie les latrines adossées aux cuisines dans un pavilkm isolé, sans antre séparation qu'une cloison et les cheminées dont on a voulu sans doute utiliser la chaleur pour activer l'appel dans le tuyau d'évent II va sans dire que ces latrines à la turque sont immondes et puantes. Quel étrange rapprochement, et qu'il faut se hâter de supprimer cette cause de dégoAt f Les latrines k la turque, avec ou sans dapet, avec 00 sans bru de fer scellés au mur, sont, il faut le dire bien haut, en France comme en Turquie où on les dispose aux quatre angles des casernes, le foyer d'une infection permanente et pénétrante pour ces habitations. C'est id que toute l'industrie de la désinfection chimique vient échouer contre le parti pris de la saleté et de l'impudeur; il n'est corvée de lessive et de balayage qui puisse y remédier k toute heure; mais au Ken des ouvotures étroites, oblongues, où les hommes doivent darder leurs fèces et leurs urines dans une sordide promiscuité, établissez une série de cabinets séparés avec tout l'appareil du comfort anglais, cuvette de faïence, soupape à jeu facile, irrigation copieuse, siège de bois dur ciré, défense d'y monter, nécessité de s'asseoir, surveillance k tour de rôle par des caporaux ou des sous-officiers; des urinoirs séparés, d'ardoise, avec ruissellement d'eau continu et écoulement souterrain des urines k l'égout, et en moins de