PUBUQUE] DES ÉDIFICES PUBLICS
chaullage par circulation d'eau chaude et de ventilation par appei de Thôpital Lariboisière : « 1*" Le volume d*air nouveau qui est fourni par les poêles peut s'élever en moyenne à 60 mètres par heure et par lit. 2*" Les températures et les volumes d'air peuvent être facilement réglés avec une unifonnité suffisante à tous ks étages. 3° Les volumes d'air, introduits par tous les poêles d'uo^ même salle, ne sont pas exactement les mêmes, ce qui devrait être évilé autant que possible. /i° Le volume d'air vicié évacué par la cheminée générale d'appel a varié de 120 à 100 el à 90 mètres cubes par heure et par Kt selon les températures. 5^ La disposition de la cheminée et l'action 4ç8 récipients d'eau chaude qu'elle contient donnent à la ventilation une stabilité convenable, mais qu'il serait encore utile d'augmenter; 6° tt serait facile d'assurer pour la saison jl'été une plus grande introduction dCaiyr nouveau dans les salles, afin d'augmenter le renouvellement de l'air pt^odant la nuit II y a d'ailleurs lieu de remarquer que la disposition générale des salles dans chaque pavillon n'est pas la plus favorable à un bon service de ventihtioQ, et que celle des récipients supérieurs d'eau chaude pourraiti aussi être plus heureuse. Il est arrivé dans cet hôpital ce qui se produit malheoreusemeot presque toujours en pareil cas, que l'on ne s'est occupé du chaoffiige et de la ventilation que quand les bâtiments étaient à peo près terminés. ».
Thomas et ^rens ont combiné la ventilation mécanique ou par pulsioa avec le mode do chauffage de Grouvelle par l'ean et la vapeur; l'expérience de l'hôpital Larii^isière, où il fonctionne à côté de l'appareil de L. Duvoir (fig. 10), lui est fitvorable ; son élément caractéristique est un ventilateur à force centrifuge, qui, mû par une machine à vapeur, aspire de l'air pris dans un point élevé de Patmosphère et le pousse dans un tuyau ramifié dans toutes les pièces à ventiler; an moment où il entre dans les salles, cet air s'échauffe au contact des tuyaux de vapeur et des poêles à eau chauffés par de la vapeur. Il se compose : 1* de générateurs ou de chaudières ; 2^ de machines mettant en mouvement les ventilateurs; 3° de la canalisation générale de la vapeur qui doit chauffer les poêles; ^? de la canalisation générale de retour d'eau, suivant, en sens ioYeijie, le même trajet que le précédent; 5® de poêles destinés au chauffage d^ s^es, des promenoirs des malades et de la cage de l'escalier; G*" delà canalisatjoa générale de l'air poussé par le ventilateur; T" d'étuves chauffées par la vapeur, et placées aux différents étages ; 8® d'un fourneau d'office à feu ou, placé au rez-de-chaussée de chaque pavillon, et dont la clicminée, montant des caves jusque sur les combles, opère énergiquement la ventilation des ca|Hnets d'aisances (1) par un appel établi au moyen d'un canal souterrain. L'a||; ^ porté à chaque étage par des canaux en maçonnerie couverts de plaqp^ de fonte, et dans lesquels circulent les tuyaux de vapeur
(1) Pour loa. détails de la construction de cet appareil, nous renvoyonf à la Thèse d« doctorat de Grasii, p. 55 et suir.