‹ Traité d'hygiène publique et privée. v. 2 (volume 2)Chapitre 60 sur 107 · II. lEtT, Ujelùne, 5' ËDIT. U. — U · texte numérisé non relu

II. lEtT, Ujelùne, 5' ËDIT. U. — U

PUBliqob] Dt:S ÉDIFICES PUBLICS. — H0PITA<51L ET HOSPICES. Ml

quatre salles communiquaDt directemeat entre eUes, de manière à confondre leuro atmosphères; on y a fait depuis, et sur mes demandes réitérées, des .intersections aux dépens de la longueur des salles, pour ménager des paliers et des cabinets intermédiaires, et cette mesure a singulièrement assaini ces locaux, oà les accidents de Tinfection, autrefois très-communs, sont devenus rares. Plus les salles sont petites, plus on peut rapprocher chaque malade des conditions de son hygiène privée, grouper les cas pathologiques de manière à neutraliser les effets de voisinage et à écarter le péril des transmissions morbides. Mais comme il faut tenir compte des nécessités de service et d'économie, il sera difficile de s'arrêter à 12 lits par chambrée, comme le veut Trousseau ; nous accordons 25 à 30, moyennant l'adjonction de cabmets particuliers qui, dépendant du même service, recevront les malades capables de troubler le re* pos ou d'engendrer un foyer d'extension patholc^que.

Il importe que les salles soient parfaitement isolées les unes des autres et laissent entre dles des vestibules bien ventilés, en guise de réservoir d'air. Les avantages de la séparation des malades disparaissent si les chambres ont des baies sans portes, si les chauffoirs, les promenoirs, sont communs, etc.

La statistique médicale des hOpitaux de Paris (A. Husson, 1M7, t II) vient justifier, en ce qui concerne le traitement des maladies internes, le classement hygiénique de salies en raison inverse de leur contenance de lits :

Services de médecine en 1862 et i863.

puur 10Q»

15 salles de 10 à 20 liti ont donné pour ces deux ans 12,12

50 salles de 20 à 40 liU — — iS,àà

iâ saUas de AI à 81 tiU — -^ ié,^

Lessalles destinées aax malades nunmt des plafonds arrondis dans ieun angles, sans poutres découvertes. £n Angielenne, les mun de certains hôpitaux sont revêtus d'vn ciment en forme de stac. Noos croyons ^u'il f a lien de généraliser cette mesure et de stuquer les murs de toutes les salies; ce ^m permettra de les nettoyer fréquemment à l'aide de grosses éponges humides fixées à rextrémité de kN^ l>alais et de ks essuyer immédiatement avec des éponges ou des linges secs ; leurs siiriaces polies ne s'imprégaewmt ^Miint, comme les murs plâtrés, de (a vape«ir d*eaii qui sert de véhicule à des matiàris* organiques putréfiées, €t ne se tapisseront pas de poussières organiques. Réveil, par ses analyses mécaniques 4e l'air, « vérifié l'eusiDiice de matières organiques dans Tatmosphère des salles de l'hOpital LariiMNsière ^ il les a recueillies en dépôt sur une série de lames de platine mouillées et criblées de irous à travers lesquels Tair s'engage. En 1862, Qhalvet, interne de l'hôpital Sainte Louis, usant de procédés plus précis encore, a constaté que l'air contient ww plus forte proportion de matières organiques dan les salles de cfainirgie que dans celles de médecine; au voisinage d'un malade aMeiot de pourriture d'faô-

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cubes, 100 litres par heure. Remarquons en outre que des organismes malades, afiaiblis par les souffrances, la diète, et privés le plus souvent d'excitation morale, réagissent moins contre l'atteinte des miasmes délétères et subissent presque sans résistance les effets de ce genre d'intoxication. Tenon fixait la largeur des salles à 8°*, 12, l'allée qui sépare deux rangées de litsà U mètres; il voulait pour chaque malade environ li5 mètres cubes d'air. Bégin prescrivait, ou plutôt relate les fixations réglementaires de son temps qui subsistent encore : entre deux lits au moins 65 centimètres, entre deux rangées de lits an moins 2 mètres ; aux fiévreux et aux blessés qui restent au lit 20 mètres cubes d'air, et 1 8 aux galeux et aux vénériens qui sortent pendant le jour ; mais durant la nuit cette différence disparait, à moins que l'on ne tienne compte des entrées et des sorties qui déterminent, comme nous l'avons vu, une ventilation accidentelle assez forte. Toutes ces fixations, qui sont malheureusement conservées par le règlement des hôpitaux militaires, sont insuffisantes, mieux valait maintenir celles de Tenon. Dans beaucoup d'hôpitaux, surtout dans ceux de l'armée, on a réglé le nombre des lits d'après la superficie des salles : erreur funeste ! Il importe de se guider d'après le cubage, et encore la capacité d'un local ne représente le nombre de mètres cubes d'air qu'il délimite qu'autant que cet air est à zéro, et sous la pression de O^'fTôO. Au-dessus et au-dessous de ce chiffre il faut déduire pour la dilatation et ajouter pour la condensation (Poumet). Une autre réduction doit être faite en proportion de la masse solide de tout ce qui est contenu dans la salle, meublés, lits, piliers, corps de malades, etc; on ne peut compter moins de i mètre cube par lit garni de son mobilier, ni moins de 80 litres d'air pour chaque corps d'adulte. Que si l'on fait valoir l'aération diurne par des fenêtres, rappelons qu'elle est nulle pendant la nuit, nulle ou dangereuse pendant l'hiver, qui est la saison d'encombrement des hôpitaux ; durant le reste de l'année, on ne peut aérer un hôpital comme on fait les dortoirs d'un collège ou les chambres d'une caserne; on y peut ouvrir les fenêtres sans danger quand le temps est beau : or, on a calculé que de 1689 à 182^, dans l'espace de 135 ans, la constitution atmosphérique donne, année moyenne, à Paris, 180 jours de brouillard, l(iO jours pluvieux. Aussi dans la plupart des hôpitaux sent-on une odeur qui leur est particulière et qui se développe surtout pendant la nuit. F. Leblanc a pu retirer par l'analyse de l'air de plusieurs salles, à Paris, 3, 5, 8 pour 100 d'acide car- Ijoniquc ; l'excès de la vapeur aqueuse s'y dénote en hiver par la couche de glace qui se dépose sur les vitres, et qui, en se liquéfiant, pourrit les châssis. Poumet, dans sept salles de choix (clinique de l'Hôtel-Dieu, de la Charité, de la Pitié et de Saint-Louis), a trouvé que les malades ne recevaient que 17 pour 100 de l'air qui leur est nécessaire d'après les indications rationnelles de la science ; après douze heures de nuit cet air contient 0,006 d'acide carbonique, et dénote par son odeur une forte proportion d'éléments miasmatiques. A la Salpétrière, les malades de certaines salles ne reçoivent môme pas en quantité suffisante l'air vicié qu'elles sont condamnées à respirer (Poumet). Il n'est donc

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nêan et iofiêrienra IJ» où fair a de la tendrace à séjourner. Le ekinflage el la ▼entîkition de chaque saMe sont parMtenent mdépeBéaBts (iX »

J/ameuMemem des safles doit être aussi restreint que possiUe^ dan» Finiérét et pour la facilité de l'aération ; il a ponr élément essentiel le ennebige dea malades : un lit pour chacun ; dem rangées senlemem de Bt» trumeaux des salles, non aux fenêtres dont la fratehenr pent nuire anx Point de rangées de Kt au milieu dea salles: si vastes qii'ciieaanenl,dlea en i encombrées; disposé» dans le sens de h kn^nenr des saUes, ils placent la iMn de chaque malade k proximité des pieds du maMe qui occupe le nnanM pn^cédent* Les lits adosaéa aux mors ne doivent point lea toncher, ponr qnn l'air circule librement entre fcrmnr et les lits ; ceux-ci sermrtaasesélevéa pmir épargner au malade les émanations du aol et au médedn h gêne dsn ai^ tltndes.

Les couchettes de fer soirt justement préférées ; elles préservent des pmai^ ses, occupent mohis d*espiee et n'exigent pohit de réparations : elles dolvean avoir 2 mètres de long sur i de large, hors œuvre; le fond en est formé |Mr des himes ou pans de tôle } deux tahleites de bois de 1 *, 1 0 de long sur 0*,iM de large, rejetées pour les dent tiers de leur largeur en dehors du lit, sont fixées aux montants de ki tête et des pieds des chdNts pour recevoir lea naten** siles et les aliments. Le reste do coucher eomprml une paillasse, im matelas de crm et de laine par moitié, un traversin, nne couverture en été, deux en hiver et deux drapsi La paille fraîche serait préférable au sommier de crin, les émanations s'attachant moins aux substances végétales qu'aux produila animatix; mais on doit préférer à l'une et à l'autre les sommiers è ressorts métalliques, et à ces sommiers, le système de couchage proposé par le doctaor Gariel, où les ressorts, au lien de faire partie dn sommier, sont fixée d'une part sur un fond sanglé, et de l'autre, stir les montants de la couchette i leur élasticité est telle qu'un seul matelas, posé sur un fond sanglé, fournit dtt coucher atissi souple que saltibre, pbisque l'aératfon s'opère sous le matade comme âutottr de loi. Les lits de plume et les édredons seront repouarta ôomme des réceptacles de miasmes propres II perpétuer les Infections locdea. Les matelas doi? ent être cardée ou rebattus tous les six mois ; après le même laps de temps, il fadt remettre au foulon les couvertures de laine d'hiver. Des rideaux légers, suspendds ft tin cercle de fer d'du très^petit diamètre, peu datant dd plafond, protégeront dans les Salles de femmes tes solllcitndes de la pddeur et les détails de leur toiletté. Cette eonsidérstion n'existe pas pour les hommes : les rideaux servent de barrière aux exhalaisons de chaque malade et les accumulent sur lui ; s'ils dérobent la vue de la douleur et de l'agonie, ils n'en Interceptent point les gémissements et les râles.

Les mfelades doivent trodver à lettr entrée I l'hôpital un vêtement complet qui les mette à l'abri du frt)id et facilite leurs mouvements. On donne k cha*

(4) Léon La Fort, he. eU., p. 19.

PDBLiQOKj DES ÉDIFICES PUBLICS. — HOPITAUX ET HOSPICES. 537

une cause d*odeurs, de chaleur ou d*humidité, et assez près pour assurer la promptitude et la facilité des services.

Il est désirable que les bains, ordinairement trop éloignés, communiquent par des tuyaux de conduite avec les salles, de manière à permettre Fadministration de l'eau à l'extérieur et sous différentes formes auprès du lit des malades. Quant aux décédés, une fâcheuse alternative est de les laisser trop longtemps exposés à la vue des malades ou de les transporter trop tôt dans des réceptacles où toute chance de révivificaiion, en ciis de, mort apparente, est perdue. Nous signalons ici l'une des plus graves défectuosités du système hospitalier : il n'accorde aucune garantie à qui paraît avoir cessé de vivre ; vingt-quatre heures d'abandon dans un lieu sombre et froid se passent entre la dernière expiration et le premier coup de scalpel II faut pourvoir à cette lacune néfaste par une survdllance organisée autour des corps déposés au lieu dit chapelle. Quant à l'amphithéâtre d'autopsie et de dissection, qu'un rideau d'arbres ou une construction le dérobe aux regards des malades ; que chaque cadavre repose sur une table isolée et conforme au modèle donné par Parent- Duchâtelet ou par Darcet; qu'une propreté sévère y règne et qu'une bonne ventilation, jointe à l'absence des rayons solaires, s'oppose à la putréfaction des cadavres qui doivent être enlevés aussitôt qu'ils en présentent les indices.

Les fosses mobiles avec tuyaux de conduite perpendiculaires doivent remplacer les fosses communes et fixes en attendant le drainage complet de nos habitations publiques et particulières, et la perte de tous les excréta à l'égout qui les rendra sous forme d'engrais au sol; les latrines seront éloignées des salles, ventilées avec activité (voy. t I) ; le vestibule qui y conduit sera pourvu à ses deux entrées de portes qui ferment spontanément ; le plancher sera de dalles inclinées; des sièges séparés, de chêne ciré, surmontés d'un couvercle mobile, séparés en cellules distinctes par des cloisons, munis de cuvettes de faïence avec une soupape et réservoir d'eau ; les fenêtres fermées à l'aide d'une simple claire-voie.

Après la saine installation de l'hôpital, l'élément le plus décisif de l'hygiène des malades et des convalescents, c'est leur régime alimentaire, si différent suivant les localités, les habitudes, les corporations religieuses ou les gestions civiles qui le dispensent. Dix-huit années d'inspection et d'observations ambulantes m'ont laissé cette conviction que le régime des malades dans les hôpitaux civils dépend moins des médecins que des sœurs, des économes, qu'il varie d'une ville à l'autre, sans base fixe ni rationnelle; aussi le comité consultatif d'hygiène et du service médical des hôpitaux, institué auprès du ministre de l'intérieur par le décret du 29 août 1862, a-t-il été invité à formuler les améliorations dont il est susceptible ; une commission composée de Payen, Bouillaud, Husson, Jobert (de Lamballe), Reynaud, de Lnrieu, Bouchardat et moi les a mises sérieusement à l'étude, et le rapport, savamment établi par Payen, discuté à fond dans une longue série de séances» adopté par le ministre

538 DES MODIFIGATEURS^ — GmCUMmSâ. [mrciftiw

ef notifié aux préfets (i), est nn TérîtaUé code da régime afimeotÂre dan» les hôpitaux. Il faudrait le transcrire ici tout ealîer^ tant il a d'importanee el d*orilité« Les données posîtires que la sdence enregistre cbaqne joor, dit Payen, ne laisKiit plus de doutes sor les conditions k rempUr poor consCkner nn bon régime alimentaire ni même snr le choix et la préparation des rations^ • « Le but que Ton se propose d'attandre^ la statistique chimiqne le définit en ces termes : foarnir, dans une mesure coirreBahle, anx malades et aux con- ▼alescentsi les aliments dits respiratoires, abondants surtout en principes féco» lents,' gras et sncrés« qui entretiennent la chaleor ; sobrenir anx déperditioM journalières comme k la mutation hicessanle des tîssns par des aliments riches en principes azotés on plastiques, oongénèrei des organismes animaux qei ont seuls le pou? oir de réfiarer, d'entretenir et de développer ces organismes. De plus, les procédés de préparation et de distrftntion des aliments doirent être tels qu'ils soient présentés aux malades dam des conditions de température, d'asptfct, de savenr et d'odeur propres h stimnler l'appétit et l'actif ité digestiTe. — Énorme est la proportion des constitutions aAiiblies, détériorées pw la misère et les privations que reçoivent les hôpitaux : les hommes usés, énervés, lymphatiques^ anémiqnes, scrcrfnleex, tuberculeux, cachectiques, sont en majorité dans les hôpitaux ; joignes-y les convalescences à marche lente, les chronicités morbides, tous états qui sollicitent une forte réparation alimentaire, des boissons toniqhes, et l'on y comprendra l'importance du régime ; les dé« perdition^, suite des opérations chirurgicales, ne rédament-elles pas «ne nourriture généreuse ? Et les enfants ne se rétabliront-ils pas d'autant plus vite, sous l'inOnenoe d'une alimentation bien ordonnée, que, dans les familles pauvres qui les confient k l'hôpital^ ils en sont frustrés et languissent dans l'insuflfisance des matériaux de réparation et d'accroissement que réclame leur frêle organisme 7 Généralement c'est la viande qui est en déficit dans la ration hospitalière, surtout la viande rôtie, tandis que les aliments respiratoires, pain, riz, graines féculentes, pâtes, sont donnés presque en excès et imposent à des estomacs délibités un labeur démesuré de digestion. Dans les hôpitaux de Londres, la viande cuite représente un peu plus du double, de son poids de notre viande cme, parce que les os des animaux de boucherie sont plus minces et que les tranches, prises dans de volumineux morceaux sortant de la broche, dn four ou de la chaudière, sont entièrement charnues, exemptes de gros tendons et de membranes coriaces ; elles sont d'ailleurs servies chaudes, arit>sées de jus ou de bouillon (Payen). Nous renvoyons k son savant rapport pour ce qui concerne le rationnement, la composition et le nombre des repas, etc. , nous bornant ici k rappeler quelques conclusions : 1' Tendre à rendre dans tons les hôpitaux l'alimentation plus uniforme et pins réparatrice; 2* faire entrer deux fois par jour la viande dans le régime des malades et des convatesoents non soumis k des prescriptions spéciales ; 3° fixer la ration de viande

(I) Bu/ieiin affitwtfiu minvière de tintéi-ieur, tV année, 4864, ii« a.

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à /i80 grammes de viande croe, == 2^0 grammes de viande cuite, doni là moitié doit être rôtie, à l'exclusion du veau 8*il n*e8t de qualité irréprochable; U^ faire préparer le rôti à la broche; 5^ aux enfants de deuxë dix ans, quatre repas ; aux enfants de dix à quatorze ans, trois repas; 6® allouer des quantités égales de viande et de vin aux garçons et aux filles du même âge ; 7® exclure du régime hospitalier les abats gélatineux ; 8° exiger que la préparation des aliments pour les malades en chambre (payants) se fa^e séparément et ne point permettre le prélèvement de morceaux de choix à leur profit sur l'approvisionnement des malades ordinaires ; 9® fixer à 48 décilitres la ration entière de vin ordinaire et mettre à la disposition du médecin un vin de qualité supérieure à Tusage des malades qui ont besoin d'être réconfortés} 1 0® exclure les vins plâtrés des adjudications pour le service hospitalier.

De pareilles améliorations se traduiront par on surcroît apparent de di-» penses, en réalité par des économies indirectes : le nombre des journées de traitement diminuera, la durée des convalescences sera plus courte, les râ* chutes seront plus rares; l'hôpital restituera an travail industriel des ouvriers valides, non des valétudinaires qui retomberont encore à la charge de la société.

Les spécialités des hôpitaux sont fondées sur la profession, Tâge^ le setei le genre et Tépoque des maladies.

i« Hôpitaux militaires.

A. Le serfice de santé de Tarmée commence dans les régiments; lel casernes ont des infirmeries où sont traités les cas légers de médecine et de chi-*' rurgle, les blennorrhagies, quelques accidents syphilitiques primitifs, les ma*'ladies cutanées récentes et apyrétiques, notamment la gale; elles comporteitt la séparation des divers genres de malades, surtout des vénériens et des ga-» leux; elles sont pourvues réglementairement d*une petite pharmacie, d*uti approvisionnement de linge et d'appareils à fractures pour les cas d'ui^ence, d'un dépôt de vaccin, des instruments qui entrent dans la cotnposition du saè d'ambulance, de baignoires, d'ustensiles pour les pédiiuves^ les bains de siège et la préparation des tisanes, etc. Beaucoup d'infirmeries ressemblent, par leur installation, à de petits hôpitaux^ et en offrent presque les avantages; une salle de convalescents y est annexée par le règlement, et les hommes qu'elle reçoit, nourris par la cantine dés sous-oflBciers, reçoivent du vin ou du café* au besoin une ration de riz. D'autres infirmeries sont à peine dignes de leur destination ; situées au 3"" ou au U^ étage, elles sont d'un accès difiicilc aux malades et aux valétudinaires, mal disposées, mal tenues. Ces établissements, sorte d'hôpitaux rudimentaires, pourraient redevenir utilement ce qu'ils étaient avant 93, ce qu'ils sont encore aujourd'hui dans l'armée anglaise, des hôpitaux de régiments. Il coûterait peu de les réorganiser sur ce pied, et ils représenteraient pour nos soldats l'assistance à domicile ou plutôt les soins de la famille, en même temps qu'ils donneraient an service médical de troupes uh attrait de science et d^lmporunce pratique, aux médecins qui en sont changés

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Des hôpitaux thermaux (Bourbonoe-les-Bains, Baréges, Amélie, Vichy, les salles militaires de Plombières et de Bourbon-l'Archambault) reçoivent pour une, deux et trois saisons les officiers et militaires qui ont tiesoin de Tusage des eaux minérales de ces localités. C*est là une libérale institution que l'étranger admire et s'avise enQn d'imiter. Tous les ans, ceux qui réclament ce traitement sont soumis à des visites d'examen, sous le contrôle du conseil de santé, et répartis, suivant le caractère et l'urgence des indications curatives, entre les diverses stations hydro-thermales et dans l'ordre successif des saisons. L'hôpital militaire d'Amélie est un monument; ses thermes un modèle. L'hôpital de Vichy se complète ; celui de Baréges est en voie de refonte ; il ne reste qu'à rebâtir l'hôpital délabré de fiourbonne. Le régime et les soins laissent peu à désirer dans ces établissements que l'administration de la guerre entoure d'une intelligente sollicitude. £n outre, les garnisons rapprochées du littoral de la mer envoient en subsistance dans celles des villes à bains de mer les hommes étiolés, anémiques, scrofuleux, auxquels convient excellemment l'usage de ce moyen pendant la saison favorable.

Nous demandons pour l'armée, non des hôpitaux de convalescents, mais des salles de convalescents dans les hôpitaux ordinaires. C'est dans leurs familles que nos jeunes soldats se rétablissent le plus promptement, et des congés leur sont délivrés à cet effet sur la proposition des médecins. Quant à ceux qui n'ont pas de foyer domestique, la famille militaire leur en tient lieu et le retour à la caserne, l'habitation de la salle des convalescents de l'inQrmerie, une série d'exemptions de service et de corvées, la surveillance affectueuse du médecin du bataillon, voilà de quoi favoriser son entier rétablissement, si entre le lit de douleur et la caserne il a trouvé les douceurs et les soins réconfortants d'un service de convalescence.

B. En temps de guerre, les ambulances, les hôpitaux temporaires, les hôpitaux d'évacuation. Chaque division active a son ambulance avec un personnel et un matériel suffisants pour se dédoubler, s'il y a lieu, en deux sections indépendantes. Le règlement du f avril 1831 (2'' partie) établit au grand quartier général une ample réserve pour alimenter les services épars sur le théâtre des opérations. L'expérience a démontré que cette réserve d'hommes et de matériel n'existe le plus souvent que sur le papier, à cause des lenteurs ou des difficultés d'envoi, et que, lorsqu'elle existe, elle s'épuise rapidement sans se renouveler en temps utile. En effet, les besoins du service de santé se font sentir avec le plus d'énergie à la circonférence de l'armée et derrière le champ de bataille, sur la ligne des combats renaissants ou des sanglantes batailles, et sur les points en amont qui sont les étapes successives des évacuations. Le principe est de pourvoir à ce qui est urgent au moyen des ambulances et de les débarrasser sans délai, en vue des éventualités du lendemain. Aux heures qui suivent les grandes collisions^ il n'y a jamais assez de mains chirurgicales; aux gîtes d'évacuation, aux hôpitaux temporaires de première ligne» même insuffisance habituelle. C'est donc sur ces points qu'il

publique] des édifices PUBLICS. — HOPITÂtIX SOOS TCnTES, BARAQUES. 5&3

rieurs de Varna ont reçu (en septembre \S^h), 2312i cholériques, dont 1389 ont succombé; proportion : 100 décès sur 160 malades. Trois hôpitaux sous tentes, établis à 6 kilomètres environ de Varna, Tun sur le plateau de Franka, ^es deux autres sur le bord méridional de la rade, au voisinage d'un petit monastère grec, ont compté 698 décès seulement sur 2635 cholériques ; proportion : 100 morts sur 376 malades; en ajoutant à ce chiffre les décès survenus pendant la traversée et dans le trajet du port à l'emplacement du monastère, on obtient encore une proportion d'une bénignité insolte. Et tandis que les hôpitaux-bâtiments s'infectent pour on temps plat ou moins long, ici point de foyers cholériques ; 17 officiers de santé ont succombé en loignant les cholériques dans les bâtiments, aucun n'est mort sous les teoles. Si k typhus s'est développé dans les campements de la Crimée, c'est qu'akn les tentes» hermétiquement iermées pour protéger les habitants contre les rigi^eurs de l'hiver, n'étaient plus ventilées ni fixées sur un sol assaini; elles recouvraient des excavations, dites taupinièreSy où s'enfermaient les soldats pendant le temps où le service ne les appelait point ailleurs; creusées dans un sol perméable aux eaux pluviaUes qui filtraient à travers d'immenses détritus de putréfaction organique, leurs parois aaintaient et entretenaient som les tentes une humidité miasmatique; la multiplicité et l'imperfection des cimetières, les cadavres d'animaux épars dans les campements, l'accumulation de 180 à 200 000 hommes de plusieurs armées sur un étroit plateau, derrière une vMle assiégée où régnait le typhus, voiUi, sans énumérer d'autres causes encore, de quoi expliquer l'extension de ce fléau parmi nos propres troupes et celles de l'armée sarde, placées exactement dans les mêmes conditions (hiver 1855-1856). Remarquons l'immunité dont les Anglais ont joui à cette époque, grâce à une meilleure installation dans des baraques bien ventilées et à une direction hygiénique plus régulière, plus décisive.

Quoi qu'il en soit, l'expérience de hi dernière campagne d'Orient démontre l'utilité de la dissémination des maladies infectieuses et contagieuses, de leur traitement à Tair libre, sous les tentes, quand la saison et le climat le comportent ; uue tonte double est imperméable à.la pluie et aux radiations solaires, elle se prête à l'aération instantanée. Il importe de n'y placer, malades, tout au plus que la moitié du nombre réglementaire d'hommes ; les tentes pour 16 hommes ne duiveut recevoir que 6 à 8 malades, etc. L'hôpital-bâtiment condense, emprisonne, accumule les miasmes, les ferments morbides; la tente les divise^ les disperse, et prévient la formation des foyers. Les baraques sont préférables aux édifices; quand il faut occuper ceux-ci, l'encombrement est inévitable et n'a d'autre correctif, d'autre moyen d'atténuation, que la ventilation diurne et nocturne des locaux.

T.es essais que nous avons provoqués en Orient (185&-1855) des hôpitaux sous tentes et des hôpitaux-baraques, ont certainement donné à nos confrères des Ëuts-Unis l'idée d'expérimenter le même système sur une si grande échelle qu'ib ont démontré en même temps l'impunité de prodigieuses agglomératioos

pucLiauE] DES Edifices publics. — hôpitaux. m

pourvus de 136894 lits, et repartis ainsi : 93 dans la région de l'Atlantique avec 78 560 lils; 107 hftpitanx dans la rëgiun du c«ntre avec 58 266 lits ; 2 hôpitaux dans la région du Pacifique avec 68 lits. Pour donner à nos lecteurs une idée de ces établissements, visitons celui de ïlower, situé sur un haut plateau où le chemin de fer conduit l&t malades dans des wagons-bOi»taui jusqu'ï la porte de cet asile. Construit en bois, il se compose de 50 pavillons rayonnant autonr d'un corridor ellipsoïde de 6°*, 85 de laideur sur 730 mitres de longueur, l'espace inclus est de 38 OUO mètres carrés ; les pavillons sont i la distance de e^.lU l'un de l'autre du côté du corridoretà 12'°,20 d'intervalle à l'autre extrémité. Chaque pavillon a 6°*, 10 de large et 52'', 25 de long; eti hauteur 4", 30 jusqu'au bord du toit et 5", 80 jusqu'aux combles: ce qui donne pour chaque malade 6", 75 en surbce et 35 luÈircs cubes d'espace, chaque salle contenant 52 lils (Gg. 17). L'hôpital d'Hammond situé i la jonction du Potomac et de la baie de Gbe-

sapeake se compose de 16 pavillons partant d'un corridor circulaire. Les pa< ■■ Un. Hjgiène, K* tDiT. a. — 35

POUiHlflTE] DES ËDlFlGiiS PUBLIC6. — ttOPITÀlIX SOUS TCNTES, BARAQUES. 547

Les Américains, oomme leremapque jiuUoieusement le professeur Legooest, oDt bien compris que le principe des liôpîtauic sous toile et «n baraques n*est autre, au foud^ que celui de la dissémination des malades ou au moins l'atténuation de toutes les influences d'encombrement, d'infection et de contagion. C'est à ce système d'installation des malades, à leur direction hygiénique et médico-chirurgicale par des mains compétentes, aux libéralité» de la nation entière, au prodigieux comfort qui en est résulté pour Jea êémnmL et les blessés que ceux-ci ont dû l'abaissemeiit de leur mortalité à 6,5 pour 100 dans les hôpitaux de première ligne, à 2,9 pour 100 environ dans les hôpitaux de seconde ligne, mortalités si bénignes qu'il n'y en apas d'exemple dans les armées de l'Europe. Faut-il s'étonner que de tels fterittla aient conduite l'idée de renoncer eotièrement, même en tempsde paix, :l cea ^neox bâtiments où les générations de malades se sucoÈdent «mis intemiption, où l'infection ne chôme pas, à ces monuments mevongeM île la charité publique que l'on élève à grands frais et qui finiiamtf par i^imprégQar'd'un mépbitisme séculaire? Construire tous las It^NtaoK «i -matériaux légers en fonnede pavillonsbaraques isolés, faciles à aérar» tCaoikisi démolir^ si les abandoottor ^piès six, huit ou dix ans, pour en élever d'autres, ce système '<*«aaiaiawinent radical et moins dis|)endieux n'est-il pas en môme temps le plus salubre 7

Le traitement sous tentes et dans les baraques a pris faveur en Allemagne ; Léon Le Fort le convoite pour la France (1) ; Chantreuil a fait connaître les intéressantes installations de ce genre que l'on a expérimentées à Francfort, à LangcnséfcM, à Berlin, & Kid, et àCroettingen;'le6 baraques construites aussi à 'Dresde, à Trautcnau, à Prague^ ont |)artom réussi (2).*On a fait des tentas mobiles (Francfort), des tentes d'isolement destinées à ne recevoir qu'un seul homme grièvement blessé et un convalescent<«i éM de veiller sur lui, enfin des tentes-baraques à parois simples. on lioltUeS'Ct recouvertes ordinairement d'un toit solide et favmaUe à la TeiitikitiQii^fU«i «existe deux spécimens, à la Charité de Berlin et à la clinique de iiangenbeck. Le toit connu sous le nom de Reiterdach rappelle celui de nos marcbés couverts et présente à ses deux extrémités de laiges ouvertures protégées par un auvent, des parois latérales et frontales recouvertes avec des toiles *fixées soUdemeatmi haut, maisjMuvant être relevéesà¥éioBtéparle'lw(%. 19).

D'autnas teutes-HbaNqsMMtt des parois Mtatodk planches qui ne montent pas jusqu'à la toiture, 'JaÎBsant deux owMians lirtérales ou une seule que l'on ferme au -besoin par iaSfadeaux de toile ^|fi|.29!) ; il existe à la Charité de Berlin un lazaret«baraqve, composé d'une stfle de 8& pieds de long sur 29 de large, avec deux galeries longitudinales de /i pieds et demi de largeur et deux espaces situés à chaque pignon, de .10 pieds chacun. La hauteur des pa-

(i) Léon Le Fort, Gaseiie hebdomadaire de méd. et de cAtr., 1868. (2) G. Chtntreuil^ Études sur quelques points d'hygiène hospitalière {Arch, génér, (le méd,, oct. et nov. 1868).

MS DES MODIFICATEURS. — CiRCOHFUSA. {niciiiiE

ru» latérales est de 13 pieds et demi ; le toit qui les eunnonte a une hauteur de 19 pieds; recouvert d'ardoiites, inletronipa dans toute sa loi^ucur, ce toit

est Burnwnté d'an espace prismatique qai commuoique avec l'intérieur, et poarru d'un petit toit i cbeval sur le premier et dépassant ses parties latérales

autqaellea sont adaptées des jalousies de Terre qu'on pcnt ouvrir et rermer ï volonté : c'est i l'ensemble de ces dispositions que i'oo a donné le nom de lot't

n'BUQDc] DES Edifices publics. — hôpitaux sods tentes, baraques, sas américain ou de Reiterdach (fig. 31 }. L'espace in térieurcon lient 20 lits éloignés de 3 pieds des parois latëraies ; uu espace de 1 0 pieds reste libre enlrc les deux rangées de lits. D[i côté nord av. trouvent deux chambres de neuf pieds carrés, l'une destinée au veilleur, l'autre divisée en deux compartiments occupés par un lavoir et un water-closet. La barai|ue est cliauFTée par deux appareils qui y entretiennent noii-seuleraenl une température suOisanie, mais une circulation incessante d'eau chaude. Chacun de «^ appareils se compose d'un poêle dont

le tuyau est recourbé en serpentin. Ces poêles sont enfermés dans une chemise et faïence avec un tuyau dont nous verrons bientôt l'usage. L'air chaud s'échappe de cette chemise par des bouches de chaleur et se répand dans la baraque. Les parois de la baraque sont conslruiies de telle façon qu'il existe un videdans leur épaisseur mf nie et l'air chonil qui s'est répandu dans la baraque et s'y est vicié s'introduit dans ce vide par desorifices placés près du planf lier ; il le traverse, entourant ainsi la baraque d'une couche chaude, pour se

PUBUOim] DES ÉDIFICES PUBUCS, -- HOP. DES ïMAm& £X DES VIEILLARDS. ^

les 1092 patients, déjà, éj^isés par la b^îgae et aSaîbU^ par Lçs priyafipi)^ qi^i foceat blessés à La^seusalza dans la r^nconti^e de Vanpée banpvci^qyqi^ Qt,4^ Tarmée prussiennie, ua. seul cas de typhus se iQdui(esia çbea^ mk WV^^ ^ jambe dont la plaie était déjà, guérie. Un infirmiei; fuj^ ^tt^int de û. uijHm», maladie. Is premier mourut, le second guérit ; 3<> rimmimité çanjLrç l^ çbfiri léra qui* dans les mois d*août et de septembre, çoûMit U, vie à epyiijQji. UO hommes dans la ville ; Timmunité contre la pourritQxe d'hâpjjliai)* I^ btet,sures bourgeonnaient si bien que les topiques çjao^plpy^s. QcdJAajjcçm^nfi pour tUter la cicatrisation dest plaies, fureiH inutij^s,. »» -^. A Vi)i^piMl d/9 ^^^ PUi!^ \ Paris, Gosseliix (salles de chirurgie) el d'apcè&son, exe^le^ et ses axi^ CppiAi (saUe d'accouchemeai) goi notableweu^ abaissé la, mortj^ à^ Içi^s «^xin^ pAf k seul mayea die r^éiratipn permanem^d^ jcNUf çtde QuiL

y Uôpitotto; de^ ^(mifi 9t des. vieUlord.^ •>?- Dans.çei^ 4wx ge^^^es d*^n blissemeals^ la tempét*ature d«it être réglée avço le phis graiidi so^Q ; vm avons assez insista dans le wax& 4e c^ oi»rn(gesur la facilité av^ l^quf^U^ rhomme per4 d/& sa çb9]e^r propre aux 4cux iges extréi^ea de 1(9^ ¥i«.. Ojb^^ remarqué à ticétre qa*UM diBèreofi^ 4^ quelques degrés. Ujberouuu^Vîimw dans le chaufbge des d^rtfiin multyli^ ks pneumonies seigles et (Jèy^ ^ chiffire de la mortalité., U u*e9t point d'hôpitaux où Vair pur soit PJN vtç^saire que da^s C^nx die Tenimce : à cet <ige« la respiration est plus açtiy^ plua fréquente ; les excrétio«a abondantes et fétides, au milieu desquelles lea jcwp#a enfants sont plongea, fîcient rapidement Vatmosphère» et comme ita at^r^.^ avec facilité, ils s'imprègnent en quelque aorte de leur propre méphituim^ ; leur constitution s'altère et les expose davantage aux maladies contagieuses ; aussi, malgré Tinnocuité des maladies 4o cet Sge et leur tendance ii se x^ag^ dre par un sommeil tranquille ^ prolongé, par les suenrs, la diarrhée et |*ép^staxis, les grandes réunions d'enfants malades sont moissnniiées par nPA effroyable mortalité. Les ophthalmies, les blépharophthaIflAiçs, (es augînw couenneuses, le croup, les pneumonies, le muguet, y régnent presque constamment sous forme endémique et épidémfque ; quand la rougeole, la scarlatine, la variole, viennent à se développer dans ces conditions de morbidité collective, elles affectent une gravité extrême; c'est encore dans cette atmosphère impure que les affections scrofuleuses prennent naissance et suivent une marche plus aiguë. Écoutez Trousseau : « Un enfant est amené avec une fluxion de poitrine ; il guérit, et pendant la convalescence, il contracte la coqueluche dont est atteint un autre malade. Pendant le cours de cette maladie nouvelle, la rougeole, la scarlatine, viennent Tassaillir, et quelquefois enûn, lorsqu'il semble avoir triomphé de ces causes successives de destruction, il est pris d'une ophthalmie qui a déjà frappé d'autres enfants autour de lui, et il ne retourne dans sa famille qu'aveugle ou défiguré (1). * Une maison de convalescence ou d'évacuation à la campagne, au milieu d'un air salubre et ventilé, est l'annexe

(1) Journal des Débats^ 19 novembre i8âS.

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