UYUIÊNB PHIVÉK
la fécondation et la grossesse fortifient beaucoup de femmes; et qui n'a remarqué la santé florissante de femmes, mères de nombreux enfants, tandis que la stérilité dessèche et flétrit !
Une destination si énergiquement exprimée par les instincts et par les fonctions doit avoir réglé la structure et les relations des parties: les moyens doivent s'accorder avec le but, et c'est ce qui ressortira d'une exploration rapide de l'organisation féminine.
Le bassin entier de la femme, appelé par Burdach le laboratoire de la génération, est plus développé, plus ouvert en avant et eu haut que chez l'homme ; le détroit supérieur du petit bassin forme d'avant en arrière un plan oblique plus rapproché de la perpendiculaire chez la femme que chez l'homme; la ligne circulaire que représente ee détroit est plus prononcée à cause de l'écartement plus grand des os costaux : le diamètre autéro-postérieur est de /i pouces, l'oblique de U pouces et demi, le transverse de 5 pouces. L'excavation du petit bassin doit à l'éloignement des ischions l'augmentation «le son diamètre transversal : il est de U pouces, ce qui élève son rapport à celui de l'homme : : 123 : 100. Gràceàla courbure du sacrum, lantéro-postérieur est de h pouces et demi; rapport à celui de l'homme : : 108 : 100; l'oblique a A pouces et demi; les trous sous-pubiens et les échancrures sciatiques sont plus grandes, et Taxe du bassin décrit une plus forte courbure. Le détroit inférieur est plus large et plus ouvert en devant En même temps les muscles dtslomlns et du sége sont plus développés; les nerfs du plexus pelvien, les branches qui vont des plexus mesentërique supérieur et inférieur aux organes génitaux, sont beaucoup plus volumineux que chez l'homme, et Huilera remarqué qu'il en est de même de l'aorte descen lante et des artères iliaques. 11 est inutile d'insister sur le concours de ces dispositions organiques vers un même objet ; d'autres encore, que nous omettons, contribuent À faciliter les actes qui se résument dans la reproduction de l'espèce. Nous ne décrirons pus ici l'appareil génital de la femme; nous rappellerons seulement avec quelle promptitude ses parties externes et internes complètent leur évolution vers l'époque de la puberté. Le mont de Venus se prononce, les lèvres et les nymphes s'épanouissent, le vagin s'étend, le clitoris acquiert plus de volume et d'excitabilité, l'utérus plus d'épaisseur et d'étendue; par une connexion de développement, la mamelle s'élève et s'arrondit, le mamelon ** forme v\ rou^a l«a turgescence des parties Fénilales externes cl interne* s'exalte p-tr degrés et finit par se ré-
on» SKXK6. 133
tudre en un flux sanguin, précédé par les phénomènes suivants : utérus se gonfle, rougit à sa face interne, se distend par le bas ; descend de manière à se laisser sentir à une moindre hauteur ids le bassin; son orifice s'arrondit et se ramollit à son pour- «rt en même temps que la lèvre postérieure de cette ouverture illonge. A ces phénomènes s'ajoutent des tiraillements , des las- Indes, effet de la congestion des vaisseaux pelviens, de la chuor aux parties génitales, parfois une cuisson douloureuse pen« ml l'écoulement des urines, et la tension de l'abdomen. L'habitua itérieur trahit l'orage des organes génitaux : les yeux sont ceréi et moins vifs, la face se colore par bouffées, les traits sont gèreiuent altérés ; de la céphalalgie, un peu d'accélération cirilatoire par moments, une sensibilité agacée, la diminution de ippétit, souvent une transpiration d'une odeur caractéristique, partis la perversion des goûts ou du caractère, annoncent que l'éeoomie entière s'est ébranlée. Peu à peu cet orgasme tombe, mais i susceptibilité nerveuse persiste et augmente même par l'effet de a déperdition sanguine; la faiblesse succédée l'excitation. Elle lisparait à sou tour après la cessation graduelle de l'écoulement, I (oui rentre dans l'ordre jusqu'à la réapparition des mômes effets traduits par la même cause, car désormais ce flux sanguin se retouvelle avec une périodicité presque fixe du vingt-septième au iugt-huitième jour, et, fonction distinctive de la femme, signe wécieux de sa fécondité, il exercera sur elle, dans l'état de santé ta de maladie, une influence aussi délicate que profonde.
Toutefois l'hygiéniste n'oubliera point que cette héraorrhagie l'est que l'un des phénomènes constitutifs de la phase menstruelle, |ui dépend elle-même de l'ovulation spontanée. Chaque menstruaion correspond à la maturation et à la chute d'un œuf; une vési- »le de de Graaf qui a pris sur toutes les autres une prépondérance lécisîve, se déchire pour expulser son œuf à un moment indéterminé de la période menstruelle. Pouchet admet que l'émission de l'ovule a lieu soit immédiatement après le flux cataménial, soit pendant les quatre premiers jours qui lui succèdent. L'œuf met ordinairement de deux à six jours pour franchir la trompe, et séjourne encore deux à six jours dans l'utérus (2). C'est pendant cette migrait) Schweig, cité par Longet, t. II, 3* partie, p. 102. (S) Théorie positive de V ovulation spontanée et de la fécondation des mammifères H éê respèce humaine, par Pouchet. Parii, 1847. In-8 et atlai colorié.
tion, que l'ovule peut être fécondé à la suite d'un rapprochement; au delà des douze à quatorze premiers jours qui suivent les règles, la fécondation ne serait plus possible d'après Pouchet, l'œuf ayant été entraîné au dehors par la decidua ou membrane caduque, sécrétée entre la surface de la muqueuse utérine et son épitbélium; et cette sorte de pseudo-membrane se formerait normalement dans la matrice après cette menstruation, et s'en détacherait aussi normalement dans l'intervalle des règles, si la conception n'avait pu eu lieu, sous forme d'un flocon albumineux, élastique, d'une teinte opaline. M. Longet n'a jamais observé ce flocon et le rattacherait, d'après la texture même qu'on lui assigne, aux produits de sécrétion muqueuse, analogues à ceux qui proviennent parfois des glandes du col utérin. Quant à la loi de la pont»? périodique, s'applique-t-elle d'une manière tout à fait absolue à la femme? Pour les animaux même, on est amené à distinguer, avec M. Coste, des époques naturelles pour la maturation et la chute des œufs, et des époques pour ainsi dire artificielles qui sont subordonnées aux conditions d'abri, de température, d'alimentation, de cohabitation, etc.. Le pigeon sauvage pond une ou deux fois par an ; apprivoisé, il niche sept à huit fois dans nos colombiers. Dans l'espèce humaine, les excitations génésiques, le coït auquel elle est toujours apte, etc., ne pourraient-ils accélérer le retour des modifications ovariques, et surtout la chute des œufs? Quoi qu'il en soit, la maturation spontanée des œufs chez la femme, leur passage des vésicules de Graaf rompues dans les trompes de Fallope, leur déhiscence chez les femmes vierges commechez celles qui ne le sont pas, sans coït et indépendamment de l'influence du sperme, sont des phénomènes qui s'accomplissent normalement et périodiquement, et ce travail des ovaires a pour signe extérieur l'éruption des règles. La menstruation n'est donc que la manifestation d'une activité vitale dans les organes de la procréation, et elle contribue à son tour à renforcer, par des excitations périodiques, l'énergie propre de ces organes : la turgescence sanguine qu'elle détermine, s'étendant jusqu'aux vaisseaux des ovaires, il est permis de l'envisager avec Schweighœuser (1) comme une maturation périodique de la substance propre à produire le fruit.
Depuis que les travaux de Négrier, Gendrin, Montgomery, Raciborski, BischofF, Courty, Pouchet, etc., ont démontré des rapports intimes entre la menstruation et les actes qui s'accomplissent dans
(1) Sur quelques points de physiologie relatifs au fatus, p. 2.
BBS SUES. 425
la ovaires, l'hygiène de cette phase importante de la vie des femmes* reçu eUj-môme un caractère de précision et une plus utile application de détails; elle doit suivre, dans la direction de cette fonction, les indications de la physiologie et y distinguer avec elle trois périodes : 4° Invasion signalée par l'odeur sut generis que prend le mucus utéro-vaginal et sa coloration brunâtre ; déjà le microscope y décèle la présence de globules sanguins, quoique moins nombreux que les globules muqueux. Cette période dure un oo deux jours. 2° État : l'hémorrhagie utérine atteint son maximum d'intensité, et le sang qu'elle Fournit ne diffère du sang artériel que par son mélange avec le mucus vaginal (Brierre de Boismont, Raciborski). D'après l'observation des mammifères, c'est dorant cette période que les vésicules de de Graaf se développent et subissent l'hémorrhagie interne qui doit expulser l'œuf formé dans leur cavité, mais elles ne s'ouvrent pas encore. 3° Cessation : le flux cataménial diminue et disparaît, les globules sanguins redeviennent rares au milieu des globules muqueux et des fragments d'épithélium entiers ou déchirés ; c'est à la fin de cette période que s'ouvrent les follicules de de Graaf pour l'émission des ovules. La période intermenstruelle se divise aussi en trois phases, offrant des phénomènes spéciaux : 4° Desquamation d'une quantité considérable de plaques épithéliales qui proviennent en partie des parois du vagin. Cette période, qui dure environ dix jours, donne lieu pendant les quatre ou cinq premiers jours à une irritation assez vive des organes génitaux ; le mucus qui s'échappe par l'orifice de la vulve, d'abord liquide, s'épaissit du sixième au septième jour, et présente, avec une plus grande quantité de globules muqueux, des amas de plaques épithéliales enchevêtrées, au lieu de ces mêmes produits isolés et nageant dans le fluide comme dans les quatre premiers jours. Vers cette époque, et quelquefois seulement le huitième jour après la cessation des règles, un sentiment de pesanteur et môme des douleurs vives se manifestent dans les points du bassin qui correspondent aux trompes, dues non à l'expulsion des ovules, mais aux contractions des trompes de Fallope, à l'effet d'acheminer l'œuf vers l'utérus. Du dixième au douzième jour, le mucus utéro-vaginal, plus dense encore, ressemble à du lait caillé, par suite de la macération et du gonflement des débris d'épithélium. 2° Du dixième au quinzième jour, le mucus reparait fluide et très abondant, au point d'humecter la vulve et de couler sur les parties voisines, et, d'après Pouchet, on voit tomber au dehors un flocon albumineux plus ou
126 HYGIÊNB PRIVÉE.
moins étendu, élastique, membraniforme : ce produit, nié par Longet, ne s'échappe que si la conception n'a pas lieu. En cas de fécondation, il est employé, dit Pouchet, à protéger l'embryon : on l'appelle alors membrane caduque ou decidua , destinée à retenir la vésicule fécondée sur un point donné de la cavité utérine (1). 3* A partir du dix-huitième jour, c'est-à-dire après l'élimination de ce flocon, jusqu'aux règles suivantes, le mucus uterovaginal reprend plus de consistance et se montre au microscope, comme à l'œil nu, très analogue au mucus du dixième au douzième jour.
La menstruation, considérée dans ses phénomènes locaux, a donc plus d'une analogie avec la grossesse et la parturition : dans ces trois états, l'activité vitale de la matrice se trouve également augmentée. Cette exaltation vitale de l'utérus aux époques menstruelles complète, avec les modifications anatomiques qui surviennent dans l'ovaire, l'opportunité de la reproduction ; aussi la faculté génératrice et la menstruation sont étroitement liées : H semble que Tune s'entretienne par l'autre, et que la vitalité de l'utérus soit au prix des excitations périodiques dont il devient le siège. S'il a été réservé à notre époque de vérifier par l'expérience directe la coïncidence de la rupture des vésicules ovariennes avec les époques cataméniales, l'observation empirique a révélé aux médecins, depuis plus de vingt siècles, la fréquence plus grande des conceptions pendant ou immédiatement après la menstruation. Hippocrate recommandait déjà aux femmes désireuses d'enfants, de cohabiter au début ou vers la fin de leurs règles, pendant la durée de celles-ci plutôt qu'après leur cessation. Galien indique que la conception s'opère surtout immédiatement après la menstruation. Boerhaave affirme que les femmes ne deviennent jamais enceintes qu'à la fin de leurs règles. Ce fait est si connu, dît Haller, que les femmes qui ne veulent pas avoir d'enfants, craignent de cohabiter pendant la menstruation. D'après MM. Boivin et Dugès, cités par Longet, Béclard, dans ses leçons orales, aurait touché de plus près encore à la vérité physiologique, en considérant la menstruation comme le résultat d'une excitation générale des organes de la génération, analogue à celle du rut, et dont les ovaires seraient le foyer. Les femmes fécondes, quoique non menstruées, forment une exception; une menstruation active, sans dépasser la limite physiologique, est
(t) Ttipeiu, Ovotogkkumamô. Paris, 1833, p. a.
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le gage d'une fécondité plus grande ; quand elle disparaît sans retour, c'est fait de la puissance génératrice de la femme. Elle est suppléée par la gestation et par la lactation ; dans ces deux derniers états, le sang, ou, comme dit l'école allemande, la force et la substance plastiques se dirigent vers le fœtus et vers l'enfant Telle est la surabondance de plasticité départie aux femmes pour la reproduction de l'espèce, que lorsqu'elle n'est point dépensée à celte fin, elle doit s'épandre au dehors sous forme d'évacuation périodique : de là l'idée que la menstruation est la compensation de la grossesse qui n'a point lieu (Burdacb), une dérivation de la force plastique qui tend à se manifester; elle témoigne que chez la femme la génération est la direction prédominante de la vie, en même temps qu'elle assure sa liberté en empêchant le désir vénérien de dégénérer chez elle en appétence brutale. L'action cérébrale, influencée par cette fonction, influe sur elle à sou tour; il suffit d'une émotion forte pour la supprimer : les affections tristes et lentes finissent par produire le même résultat. La menstruation oscille en quelque sorte au gré du cerveau. Le fait le plus démonstratif de cette dépendance est le suivant : Esquirol a connu une dame âgée de cinquante ans dont les règles avaient cessé de paraiire depuis un an ; une passion amoureuse vint troubler son repos, et l'écoulement menstruel reparut et dura plusieurs années encore par l'incitation de cette cause morale.
La menstruation détermine des effets généraux qui nous font voir ses connexions intimes avec tout l'organisme; il n'est point de fonction qu'elle n'influence de près ou de loin, et sa suppression peut donner lieu aux états morbides les plus variés. (Voy. ch. vin, De l'imminence morbide.)
La menstruation est le caractère exclusif et spécifique de F organisation féminine. L'homme est sujet à des déperditions que Ton comparait naguère encore au flux cataménial, mais qui ont tout au plus quelque analogie extérieure et superficielle avec cette fonction, considérée seulement comme une spoliation périodique, et dans ses relations avec la vie individuelle. Ainsi, les recherches statiques de Sanctorius ont fait voir que l'homme en santé, soumis à un régime simple et régulier, augmente chaque mois d'une à deux livres ; alors son humeur s'altère, il devient morose; il éprouve une tendance h la paresse et de la lenteur dans les mouvements. Cet état dure jusqu'à ce qu'une crise, qui s'opère par la transpiration cutanée ou par les urines, et qui porte sur la nature ou sur la quan*
tité de ces excrétions, le réduise à son premier poids et lui restitue les forces dont il jouissait auparavant. Pendant la puberté et dam l'âge viril, la continence produit chez l'homme des pollutions qui sont une sorte de menstruation masculine; elles cessent par l'exercice de la faculté génératrice, comme les règles par la grossesse. Enfin les hémorrhoïdes, quoique provoquées surtout par le genre de vie sédentaire, se montrent plus fréquemment chez l'homme que chez la femme; elles sont la crise pléthorique de l'âge mûr; chez quelques femmes elles succèdent aux règles. On les a observées particulièrement chez les sujets efféminés, et, suivant Mojon, chez les eunuques. Toutefois, comme nous le verrons plus tard (Habitudes morbides), les hémorrhoïdes, tant par leur siège que par la nature de la lésion dont elles sont l'expression symptoraatique, constituent toujours une incommodité, souvent une maladie fâcheuse, quoique d'autres organes bénéficient de la perte sanguine qu'elles déterminent avec une périodicité parfois aussi régulière que la menstruation.
Gall insiste aussi sur un dérangement mensuel et critique de la santé de l'homme ; les sujets jeunes et robustes ont besoin de s'observer avec une attention particulière pour le constater en eux; mais les hommes faiblement constitués ou fatigués par les souffrances, ou doués d'une irritabilité plus grande, ou qui sont arrivés à l'époque de leur déclin, s'aperçoivent de l'altération que subit tous les mois leur santé : leur teint devient terne, leur haleine plus forte, leur digestion plus laborieuse; quelquefois les urines se troublent; le malaise est général, inexprimable, et le moral y participe, car les idées se forment et s'enchaînent plus difficilement; une tendance à la mélancolie, parfois une irascibilité insolite se joint à l'inertie des facultés intellectuelles. Ces modifications persistent quelques jours et disparaissent sans qu'on ait rien tenté pour les combattre.
L'incubation qui succède à la conception est une autre fonction qui appartient à la femme, et lui fait, pendant une période de neuf mois, des conditions spéciales de sauté. Il n'y a pas lieu d'exposer ici les changements que subit la matrice dans le cours de la gestation ; mais l'économie entière se ressent de cet état, soit par les sympathies prépondérantes de l'utérus ainsi surexcité, soit par les effets mécaniques de la pression de ce viscère, devenu très volumineux, sur les organes circonvoisins. L'appareil digestif manifeste des troubles variés, tantôt le défaut absolu de faim, tantôt des
DIS SfiXKS. 129
appétits bizarres, ries nausées, des vomissements, de la salivation. Ces phénomènes insolites et d'autres se réalisent par l'intermède du cerveau ; on les observe surtout chez les femmes disposées aux maladies nerveuses, délicates, irritables, vivant dans l'oisiveté passionnée des salons; ils sont beaucoup plus rares chez les femmes de forte coroplexion, accoutumées au travail, établies à la campagne. D'autres accidents d'origine cérébrale on dus à une diminution des globules dans le sang (Cazeaux), traversent la période de gestation, tels que des céphalalgies, des vertiges, des tintements d'oreille, des malaises, des syncopes, parfois de légers accès de convulsion ; ou connaît les désirs singuliers, les aberrations du goût qu'éprouvent certaines femmes ; il en est dont la grossesse est marquée par une série non interrompue d'accidents, sans compter les crampes, l'œdème des pieds, les fréquentes sollicitations expultrices de la vessie ou du rectum, et d'autres incommodités produites par la pression de l'utérus sur les nerfs qui se rendent aux organes pelviens; enfin l'obstacle qu'oppose le développement de la matrice au libre abaissement du diaphragme, à l'ampliation de l'estomac, etc., entraîne quelques troubles mécaniques dans les actes de la respiration et de la digestion. La grossesse donne lieu chez beaucoup de femmes à une exubérance de fluides plastiques qui leur vaut une rapide augmentation d'embonpoint ; d'autres, au contraire, semblent s'appauvrir de la direction que prend le sang vers le fœtus et s'amaigrissent surtout vers le terme de la gestation (1).
Nous ne faisons que mentionner la parturition, fonction du genre des excrétions, et qui n'est pas plus une maladie que la dentition : elle appartient à la santé de la femme, quoiqu'elle la compromette passagèrement. A part les accidents consécutifs aux circonstances de l'accouchement (hémorrhagies, phlcgmasies, etc.), notons le rôle immense du cerveau dans cette opération naturelle; il commande les efforts, les contractions musculaires si énergiques, si répétées, pour l'expulsion du fœtus; les douleurs déterminées par
(!) àftl. Andral et Gavarrct ont recherché l'influence qu'exerce la grossesse sur l'exhalation de l'acide carbonique à travers les Yoies respiratoires. Hors de ret état et bien menstruéos, les femmes consomment en une heure 6*r,4 de carbone ; quatre femmes parvenues à différentes époques de la gestation ont fourni, par respiration d'une heure, une moyenne de 8 grammes de carbone, c'est-à-dire qu'elles ont respiré comme les femmes arrivées a l'époque de leur retour.
3* îdit. - i. •
130 IlYtiJKNE PRIVÉS.
le travail dont la durée est souvent si longue, sont une autre cause d'épuisement ou d'irritation cérébrale : de là les syncopes, les convulsions qui surviennent quelquefois pendant l'accouchement, sans compter celles qui se lient à une altération de sang (éclampsM albuminurique) ; de là aussi la prostration musculaire et l'accablement moral qui succèdent à la délivrance; alors l'encéphale, qui a subi en peu de temps l'alternative d'une excitation violente et du collapsus, est sous le coup d'une grave imminence morbide, et pour ainsi dire prêt à taire explosion. Ici, comme pour la gettation, signaler l'origine des déviations physiologiques et la fi lia* tion des accidents, c'est indiquer au lecteur l'hygiène qu'exigent ces deux états.
L'allaitement complète l'office complexe de la reproduction. Dès les premiers temps de la conception, le gonflement des mamelles prépare cette fonction ; le sein de la mère devient au nouveau-né ce que sa matrice était au fœtus ; elle l'alimentait directement par son sang, maintenant elle lui verse son sang élaboré sous forme de lait. La lactation place l'organisme dans des conditions spéciales de santé, comme elle est susceptible de se modifier elle-même sous l'influence de causes externes ou organiques. Dérivation de la substance plastique vers les seins, elle a pour effet de diminuer les autres sécrétions ; et si le besoin d'alimentation n'est pas augmenté et satisfait, l'amaigrissement, suite de la déperdition laiteuse, peut aller jusqu'à ce tabès connu sons le nom de phthisie des nourrices.
Tels sont les actes dévolus à la femme et qui constituent les conditions différentielles de sa sexualité quant aux organes mêmes de la reproduction.
S S. — Foncilous plastique*».
1° Digestion, l^es mâchoires, plus arquées chez l'homme, sont un peu comprimées et paraboliques dans la femme; la branche montante du maxillaire inférieur est chez elle plus étroite, plus oblique, moins élevée, et présente moins de surface d'insertion aux muscles masticateurs. La femme conserve ses dents de lait plus fréquemment que l'homme; sa seconde dentition est plus tardive ; ses dents sont plus petites, et souvent les dernières molaires lui font défaut; sa bouche est plus petite, la cavité en est moins étendue en hauteur et en largeur; l'estomac a chez elle moins de capacité, moins d'épaisseur, l'intestin moins de force
. M» SUIS. . t|t
■UMoriMre, la foie niotos de volume, la t»écréii<Mt bili*j(¥ moins d'activité; mais ton canal intestinal est pourvu d'un plus grand WBbre du vaisseaux lymphatiques, le mésentère qui les soutieut Hl plus large. Enfin, une différence digue d'attention, c'est que, ém la femme, l'estomac est plus allongé et l'intestin plus long chez l'homme qui se rapproche davantage des animaux earuipar cette différence, ainsi que par la force relative desea canines; aussi se porte-t-il de préférence vers la nourriture , tandis que la femme, docile à ses instincts, puise volontiers ses aliments dans le règne végétal, et ce qui la sollicite le plus penai las substances d'origine animale, c'est le lait, sorte de nourôtnro intermédiaire entre celles que fournissent les deux règnes., [js famines endurent mieux la faim, parce que leur capacité dipNtive est moindre et leur absorption plus active; on est étonné la la modique ration qui suffit à leurs besoins : il est ()'obeervaqoe dans les hôpitaux et les prisons leur consommation aliest inférieure d'un cinquième à celle des hommes. On les soit par la force de la volonté, soit par l'effet d'une perturbation do système nerveux, supporter une abstinence de plusieurs , ou ai elles la simulent, la quantité de nourriture qu'elles. t eat si minime, qu'elle ne suffirait point à sustenter la vie l'an homme pendant le même laps de temps. J'ai vu une jeune BUe traitée longtemps par le baron Larrey, et qui, affectée depuis plusieurs années de lypémanie liée ù uu dérangement menstruel, s'imposait Fréquemment une abstinence absolue de huit à dix jours; nulle prière, nul effort ne pouvait la décider à rompre sou jeûne: immobile sur son lit, elle repoussait les aliments présentés par sa mère, et opposait aux tentatives d'ingestion forcée le rempart de ses dents convulsivement serrées. Appelé près d'elle au huitième jour d'une de ces abstinences opiniâtres, j'ai été surpris de la force, du calme et de la régularité que sou pouls conservait, et que n'aurait certainement pas offerts le pouls d'un homme placé dans les mémea conditions. Les nombreux exemples de polyphagie qui sont connus appartiennent tous au sexe masculin. La faiblesse musculaire dn canal alimentaire rend la femme plus sujette aux constipations et aux maladies qui se rattachent à cette cause : l'énergie plqs grande de son absorption donne plus de sécheresse aux produits excrément itiels de sa digestion. L'homme, dont l'appareil digestif a plus de force musculaire, appète les excitants, les épices, las liqueurs apiritueuses, afin de restituer à sa fibre la vigueur
épuisée par les fatigues et les travaux. La femme ressent moins le besoin de ces stimulations ; elle ne saurait les prodiguer à ses organes sans dégénérer de son sexe, sans encourir la dégradation physique et morale; une nourriture plus légère lui convient, et, comme elle lu digère vite, son cerveau ne subit point le despotisme brutal du système digestif; il n'est point opprimé par rénorme labeur des digestions du gourmand : le régime, tel qu'il est sollicité par ses instincts, tel qu'il est indiqué par les conditions de sa structure, contribue puissamment à lui conserver la délicatesse de ses sens et l'aisance naturelle de son esprit.
2* Respiration et circulation. La cavité thoracique de la femme ne présente pas les mêmes dimensions que chez l'homme; comme le sternum est plus court et que le diaphragme chez elle s'attache antérieurement au cartilage de la sixième côte (de la septième chez l'homme), il s'ensuit qu'elle a moins de hauteur verticale ; le diamètre transversal est aussi diminué, parce que les côtes sont plus courtes et plus tordues sur elles-mêmes. La saillie plus grande de la colonne vertébrale dans la cavité thoracique diminue le diamètre antéro-postérieur ; plus voussurée en arrière sur les côtés du rachis, plus aplatie en avant, le plan de la poitrine égale celui du bassin, tandis que chez l'homme il déborde le plan pelvien. On conclut déjà de cette conformation thoracique que les poumons de la femm* sont plus petits ; il en est de même de la trachée-artère, du larynx, des fosses nasales. Les côtes inférieures étant plus courtes chez la femme, ses hypochondres, formés presque exclusivement par les parties tendineuses des muscles, sont plus mous, plus élastiques; l'épigastre est plus élevé à cause de la brièveté du sternum. Suivant Autenrieth, les côtes supérieures qui se portent horizontalement au sternum concourent spécialement à l'inspiration, et les côtes dont l'extrémité antérieure remonte vers le sternum, aux mouvements d'expiration. Chez l'homme c'est la septième côte, chez la femme la sixième, qui commence à rejoindre le sternum en décrivant une courbe; il s'ensuit que chez elle le champ de l'inspiration est plus limité que chez l'homme. Cette circonstance et celles qui précèdent font comprendre pourquoi la femme possède une respiration plus faible, consomme une moindre quantité d'oxygène atmosphérique (1). La femme inspire principalement par l'action des
(1) MM. Beau et Maissiat (Arch. gén. de méd., 3* série, t. XV, p. 399), qui obi adopté trou mode* respiratoires, les types abdominal, costo-inférteur et
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muscles intercostaux, pectoraux, etc. ; aussi sa poitrine se dilatet-elle plus dans le sens horizontal : de là l'alternative plus marquée d'élévation et d'abaissement des seins. On trouve dans ces faits une des raisons de la tolérance plus grande de la femme pour la vie sédentaire, pour l'air enfermé des salons, des salles de spectacle. Mais ils n'empêchent point que l'hématose ne soit chez elle très productive: circonstance qui, jointe à la vitesse augmentée de sa respiration, nous explique sa disposition aux hémorrhagies et la facilité avec laquelle elle répare ces pertes.
H. Lecanu a constaté que le sang de la femme est plus riche d'albumine et d'eau, moins riche en principes solides. Calculée en millièmes, la proportion esta peu près la suivante :
Sang de l'homme. Sang de la femme.
Fibrine 28 25
Cruor 140 129
Albumine 91 96
Fer 9 8
Eau 732 742
« Il est donc vrai de dire, fait observer M. Forget (1), comme on le répétait empiriquement, que la constitution de la femme est, en général, plus molle, plus humide que celle de l'homme (2). »
Le système vasculaire de la femme est plus faible et plus mobile, le pouls plus fréquent, moins résistant, variable et prompt à s'accélérer; on a remarqué que le pouls des eunuques est aussi moins
caste-supérieur, attribuent ce dernier à la femme : dam ce type, la plus grande étendue des mouvements s'opère sur les côtes supérieures, et surtout sur la première, qui sont portées en haut et en avant. M. Bérard (Cours de physiol., t. III, p. 258), le fait consister en un mouvement ascensionnel de la totalité du thorax, la daricule, le sternum et la première cote se soulevant ; cette action se propage, mais en s'aflaiblissant de haut en bas, et s'accompagne d'un mouvement de rotation très marqué dans les côtes qui suivent la première.
(1) Article Sang, Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, t. XIV, p. 477.
£) MM. Becquerel et Rodier ont trouvé pour 1000 grammes de sang ehei la femme saine :
Moyenne. Maximum. Minimum.
Eau 791 813 773
Globules. 127,2 137,5 113
Albumine 70,5 75,5 65
fVl liYtilÈNB PRIVÉE.
fort et plus petit que le pouls viril. Ces particularités fonctionnelles dérivent des conditions anatomiques : le cœur de la femme est moins volumineux que celui de l'homme, ses artères ont des parois moins denses, moins fermes, les lymphatiques et les veines prédominent sur l'élément artériel.
3° Sécrétions et excrétions. Les décompositions et les sécrétions excrémentitiellcs sont plus actives chez l'homme ; il a des selles plus fréquentes et plus copieuses, il rejette plus de mucosités par la bouche et par le nez; il verse plus d'urine que la femme ; celle-ci est moins sujette aux affections des voies urinaires, mais elle produit plus rie graisse, provision nutritive qu'elle emmagasine dans son tissu cellulaire comme pour suppléer à l'insuffisance de son alimentation. L'activité de la sécrétion graisseuse se lie-t-elle à la prédominance du carbone dans le sang? La respiration plus faible des femmes autorise cette induction.
La peau, cette enveloppe qui délimite la sphère de l'Individualité, protège moins la femme et semble l'ouvrir au monde extérieur ; elle est blanche, lisse , fine et transparente , moins pénétrée de sang artériel, mais ondulée de veines; la transpiration cutanée n'a point l'odeur fragrante de celle de l'homme adulte ; la production pileuse n'apparaît chez elle que sur la tête, au pubis et sous les aisselles. Chez l'homme, au contraire, elle s'étend des tempes au menton, des aisselles à la poitrine, du pubis à l'ombilic et au périnée. La barbe est le précurseur et comme une garantie de la puissance génératrice; elle manque chez les hommes efféminés, les gynandres. les eunuques; aussi l'homrhe a-t-il toujours tiré vanité de cet insigne caractéristique de son sexe :
Du côté de la barbe est la toute-puissance. (Molière.)
Moïse a prescrit aux Hébreux la conservation de la barbe ; les Turcs se rasent la tête et ne touchent point à leur barbe; avoir la barbe coupée était, chez les anciens Germains, un mortel affront; les jeunes Romains faisaient de leur première barbe une offrande! Jupiter Capitolin. Quand le Corse a juré la mort d'un ennemi, il laisse croître sa barbe, sombre enseigne de la vendetta dont il porte au cœur l'inexorable souci. — La femme s'éloigne-t-elle du type de sa sexualité par le progrès de l'âge ou par le fait d'une aberration plastique, elle voit se développer son système pileux ; mais 1rs poils qui viennent à garnir sa lèvre supérieure ot d'autres
•sut plof rares, plus listes et plus souples que ceux dé
-*. Ed somme, la prépondérance de la plasticité est manifeste dans la femme ; la nutrition et la conservation de son individu n'exigent ai autant de substance ni autant de stimulation que celles de Efcomme ; les phases de l'organisme sont plus rapides, l'accroisse- Ment al la décroissance ont une vitesse plus grande ; sa puberté devance celle du garçon , sa fécondité s'éteint avant celle de fhamme; la génération qui « est à l'espèce ce que la nutrition est fc l'individu (1) » et dont l'exercice est à lui seul la preuve d'une plasticité exubérante; lagénération qui, suivant la belle expression de Lallemand, est une extension de la nutrition, prédomine chez la femme.
$ s. — rtacttoai ée relation.
1* Mouvementé. Le système osso - musculaire est moins développé que chex l'homme. Le tissu musculaire est plus pâle et plias mou ; les fibres en sont grêles et faibles. Les muscles, moins denses et recouverts du tissu cellulaire et graisseux, ne prononcent peint leurs saillies comme chex l'homme. Les tissus tendineux, moins i, contiennent plus de tissu cellulaire, les cartilages sont plus et plus flexibles; les os, moins compactes, plus lisses, ont bars éminences ou leurs enfoncements moins marqués ; la femme a moins de masse osseuse et, à poids égal de la totalité du corps, aon squelette pèse moins que celui de l'homme; la tige du rachis est plus longue, à cause de l'épaisseur plus grande des vertèbres et des cartilages interposés. Nous avons déjà fait remarquer l'ampleur de son bassin et le volume des muscles qui s'y insèrent; vu l'écartement des cavités cotyloïdes et la direction moins oblique des cols des fémurs, les têtes de ces os laissent entre elles un plus grand espace • les deux grands trochanters sont plus distants l'un de l'autre, les genoux plus tournés en dedans. La femme a les membres inférieurs plus courts que l'homme et le point qui partage la hauteur de son corps en deux moitiés égales correspond entre le bassin et l'ombilic, tandis qu'il se trouve chez l'homme au-dessous de la symphyse pubienne. Burdach fait observer naïvement que, par la situation respective de leurs cavités cotyloïdes, la femme et l'homme sont entraînés dans leurs chutes, l'une en arrière et sur le
(t) Lallsuaad, Detpert$$$émi0iales, etc. Paris, 1841, i. II, p. 550.
dos, l'autre en avant et sur la face. Quant aux membres thoraciques, des clavicules plus courtes et plus arquées, des omoplates plut petites et serrées contre le tronc, des bras plus courts et plus arrondis, des mains petites et potelées, des doigts effilés, annoncent que la femme est appelée à exécuter des mouvements plus aisés, plus gracieux, plus délicats ; la facilité des mouvements compense, pour les membres inférieurs, le manque d'assurance dans la démarche, cette sorte de ballottement qui provient de l'obliquité des cuisses et de l'amplitude du bassin. Comment ne reconnattrait-on pas, à cet ensemblede traits, que les travaux mécaniques et pénibles exigeant beaucoup de force musculaire répugnent à l'organisation de la femme et sont une atteinte à sa santé !
2° Innervation. Les appareils des sens ont des proportions restreintes chez la femme ; son œil, plus petit, est moins enfoncé dans l'orbite et n'est point surmonté de sourcils aussi épais ; l'oreille externe est plus oblongue, plus mince; son conduit auditif étant plus cylindrique qu'en forme d'entonnoir, le son frappe plus directement la membrane du tympan et ne se disperse point sur les parois osseuses ; ce qui permet à la femme de discerner plus habilement que l'homme le ton ou le timbre d'un son même léger, produit à peu de distance. Le nez de la femme est en général plus court, plus resserré ; sa langue, moins volumineuse, est plus mobile ; ses doigts sont déliés, et leur agilité, jointe à la mollesse de sa main potelée, lui procure une dextérité singulière pour le tact. Les sens de la femme semblent donc façonnés pour un régime d'impressions douces et délicates ; leur structure, leur rapport avec les objets extérieurs, contre-indiquent toute violence, tout excès dans le plaisir comme dans la douleur; ils se comportent comme des réactifs d'un ordre plus subtil ; ils analysent jusqu'aux nuances des impressions ; la délicatesse de son tact, la sagacité de sou oreille, la justesse de son œil, ne lui assurent pas seulement l'excellence dans les arts d'imitation, mais encore elles préparent, dirigent et rectifient son jugement : la finesse et le piquant des observations qu'elle émet sur le détail des hommes et des choses tiennent en grande partie au jeu exquis et tempéré de ses organes de perception.
On ne peut refuser à la femme une masse nerveuse spinale plus considérable, car son canal vertébral a plus d'ampleur et les trous intervertébraux pour le passage des nerfs sont plus grands; en estil de même du cerveau? Les recherches récentes de M. Parchappe
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jaMisscnt que le volume de la tête est notablement plus petit cher s fanae que chex l'homme, non-seulement en somme, mais aussi «font toutes les dimeiisious ; il a comparé le poids de l'encéphale JH| quatre-vingt-quatorze individus des deux sexes» et il Ta *e?é eu moyenne sensiblement plus considérable chez l'homme. ^différence de stature ne peut être opposée à ce résultat, car dans tfdeux sexes l'encéphale est plus pesant en raison de la taille ; si Ippe il existe un rapport entre la puissance intellectuelle et la HP du cerveau, ce rapport ne s'étend pas à la sensibilité, puis- Ut celle-ci domine chez la femme avec un moindre développepnt de l'encéphale, suivant M. Parchappe. Sœmmerring est arrivé i d'antres conclusions : il a fait voir que le rapport de la cavité fiaieane à la face augmentant d'échelon en échelon dans la série (Cuvter), la femme se trouve dans un rapport supérieure comme celui-ci remporte sur les animaux : la face de la es!* en effet, plus courte et plus petite, elle offre moins de anses ; ses sinus frontaux et maxillaires sont moins étenfafc. Eas'appuyant sur les recherches de Sœmmerring, on reconnaît gne la télé et le cerveau, plus petits chez la femme que chez fournie, ont cependant plus de volume et de poids en proportion bt reste du corps, là Vénus de Médicis fournit, pour la hauteur flaftive du corps et de la tête , le rapport suivant : : i : 750 ; "Apollon du Belvédère : : 1 : 8. Sœmmerring et Autenrielh se sont issurésque les os du crâne sont plus pesants chez l'homme que sbez la femme, et Ackermann , cité par Burdach , a constaté que le cerveau de la femme est plus pesant proportionnellement au reste du corps. Nous croyons que de nouvelles investigations sont nécessaires pour fixer ce point intéressant de saine phrénologie. Dn fait mieux établi, c'est la vascularité plus grande du cerveau de l'homme; celui de la femme reçoit des vaisseaux de moindre calibre, ainsi que le prouve l'étroitesse relative des trous crâniens qui leur livrent passage : faut-il en conclure que les femmes ont moins à redouter pour leur encéphale l'effet direct ou sympathique daa irritations, et que ce viscère est plus indépendant chez elles dm modifications pathologiques du système sanguin? Les faits répondent diversement : d'une part, ParentDuchatelet et Martinet ont trouvé l'encéphalite plus rare chez les femmes que chez les homim» (1 : &); d'autre part, tous les relevés statistiques démontrent chex elles la fréquence relative des aliénations mentales. y Exprœioru. La femme a la voix plus faible que l'homme,
parce que, ses voies aériennes présentant moins d'étendue, elle n'en peut expulser une aussi grande quantité d'air à la fois; elle t en même temps la voix plus aiguë, parce que la trachée-artère étant plus courte, le larynx et la glotte plus étroits, elle en fait vibrer les parois avec plus de rapidité. La flexibilité que possède It voix des femmes et qui leur permet de se jouer de toutes les difficultés du chant, tient à ce que les muscles sont plus longs et les ligaments moins roides. Au reste, l'âme doit sonner dans la voix; pour être belle, il faut qu'elle s'échappe suave et caressante de II poitrine des femmes, forte et mâle de celle des hommes. La voix est une des expressions qui se nuancent le plus de l'état moral des individus; elle est, suivant la bouche qui l'émet, une vibration mécanique ou l'émanation du sentiment.
La prédominance du système nerveux sur le système musculaire permet à la femme de régler avec plus d'art toutes ses attitudes et les rendre constamment expressives; des muscles très développés, très énergiques, tendent sans cesse à se contracter, même automatiquement, ou dépassent dans leurs mouvements la m est ire de l'incitation cérébrale : c'est ce qui arrive à l'homme, toujours porté aux mouvements violents et désordonnés, brusque dans ses gestes, puissant par les muscles, mais inégal dans l'exercice de cette puissance. Avec moins de volume musculaire et plus de sensibilité, h femme se meut pour ainsi dire dans une sphère mieux calculée, proportionne plus habilement ses efforts, varie plus gracieusement ses poses; la danse lui est naturelle. Plus flexible, plus vibratile,sa langue participe à la mobilité de ses muscles en général. Cette condition expliquerait-elle sa tendance à la loquacité? elle explique aa moins le jeu de «a versatile physionomie, qui lui fait sa supériorité dans l'art de la mimique. Maîtresse de ses contractions musculaires par la puissance de son système nerveux, elle sait revêtir tous les masques de la pasMon, dissimuler profondément les émotions qui l'agitent; avec peu d'instruction et d'étude, elle s'empare des rôles du théâtre et les traduit avec autant d'animation que de vérité : succès si laborieux pour l'homme et qu'elle doit à l'ardeur de son imagination et de ses sympathies.
Dans leur forme générale, les deux sexes tendent à la conformité, h l'unité; quand, chez l'un d'eux, tel organe sexuel est situé à l'extérieur, ou rencontre an mémo endroit . chez l'autre, « une