DE I.'AIR ATMOSPHÉRIQUE
On désigne par otmosphhe la masse d'air qui entoure la terre de tous les cotés, et dans laquelle sont plongés tous les corps qw existent à sa surface. Pour le physiologiste, l'air est l'immense réservoir où les plantes puisent l'acide carbonique nécessaire à leurs besoins, et les animaux l'oxygène qui alimente leur vie; c'est encore à l'air que les plantes empruntent directement ou indirectement leur azote, et c'est là que les animaux le restituent on définitive : de telle sorte que l'atmosphère, mélange d'oxygène, d'azote et d'acide carbonique, se renouvelle et se reconstitue incessamment par mille échanges qui dérivent des phénomènes de la végé-
(I) Gis. Broutsaii, Plan d'un rours d'hygiène. Parte, 1837, p. |8.
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talion et de ceux de la vie animale : « Tout ce que l'air donne aux plantes, les plantes le cèdent aux animaux, les animaux le rendent a l'air; cercle éternel dans lequel la vie s'agite et se manifeste, nais où la matière ne fait que changer de place (1). » L'homme est donc lié à l'atmosphère par des rapports nécessaires, constants, non interrompus; ils sont en harmonie avec son organisation et la condition de son existence. Mais, outre ces rapports réguliers qui font participer l'homme au système de rotation perpétuelle de la matière, l'atmosphère est pour lui une source d'influences mobiles, accidentelles, qui dépendent des variations mômes de sa constitution et de la mise en jeu de ses propriétés, Si, par la stabilité providentielle de sa composition chimique, elle assure aux générations d'êtres qui se succèdent le pnbulum vitœ, elle est aussi la plus paissante des causes occasionnelle* de nos maladies; nous dirions presque avec Ramazziui : tel air, tel sang (De constitulione enni 1691). L'action de l'air sur l'économie n'a point de bornes; elle est également efficace pour fortifier ou pour troubler la santé. Permanente, elle modifie profondément les constitutions; passagère, elle nous impressionne diversement; dans les deux cas, l'air agit moins sur nous en raison de sa composition peu sujette à varier, que par les qualités que lui communiquent certains principes dont il est le véhicule, et pour ainsi dire l'excipient. Ces principes peuvent être distingués eu deux espèces, les uns généralisés dans l'atmosphère et s'y rencontrant dune manière constante, quoique en proportion mobile, tels sont les impondérables électricité, lu mière, chaleur, l'eau à l'état de vapeur ; les autres accidentels, limités dans leur diffusion à des masses d'air plus ou moins considérables qui couvrent certaines localités ou qui sont circonscrites par les habitations : tels sont les miasmes des marais, les émanations délétères qui se dégagent des matières animales ou végétales en putréfaction, etc. Comme il ne s'agit ici que de l'air libre, de l'air atmosphérique en général, nous renvoyons l'étude des causes de viciation accidentelle de l'air aux articles Marais, Habitation, etc.
$ 1. — Dm ■MkUUcatenrft atmosphériques.