‹ Traité d'hygiène publique et privée v. 2 (volume 3)Chapitre 55 sur 111 · VII. — Périodicité météorologique · texte numérisé non relu

VII. — Périodicité météorologique

Nous avons vu que les phénomènes météorologiques so: pour la plupart à une loi de périodicité diurne ; beaucoi organiques présentent également des alternatives régulièi mentatiou cl de décroissance, une sorte de flux et reflux peut-être point sans liaison avec le$ marées aériennes et oc Les phénomènes pathologiques suivent nécessairement U tudes des fouctious auxquelles ils se rapportent. Pendant digestion se fait plus lentement; la respiration est plus fai

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; ta fréquence peut tomber de vingt à quinze inspirations par ; d'après Broust, c'est de dix heures du matin à deux heures midi qu'il s'échappe le plus d'acide carbonique par les voies ires, et c'est la nuit qu'il s'en dégage le moins : de là le dit que la nuit procure dans les affections inflammatoires ns. D'après M. Hervier et Saint-Léger (1), il existe dans (atiou de l'acide carbonique, des variations horaires coïnciivec celles du baromètre, ayant, comme ces dernières, deux l'uu vefs oeuf heures du matin, l'autre à onze heures du jgdeux minima, l'un vers trois heures du soir et l'autre à cinq du matin. Le maximum du matin est plus grand que celui du (HoUard de Martigny a constaté que c'est le matin que la peau le plus de gaz (2). Le pouvoir calorifique augmente dans la ; il atteint son maximum vers le soir pour diminuer pennujt; la température humaine baisse alors de plus d'un Réaumur. Chossat (3) a constaté que cette oscillation chaleur animale ne se rattache ni à une variation de la temde l'air ambiant entre le jour et la nuit, ni au refroidissegénéral de l'atmosphère qui résulte du changement des Les mouvements respiratoires subissent une variation ana- 4 celle de la chaleur animale. Suivant Robinson, le pouls a minimum de fréquence (65 à 70 pulsations) vers huit heures lin, et son maximum (77 à 84) de quatre à six heures du soir; ier rapporte le minimum de fréquence à huit heures du matin pulsations), et le maximum de fréquence à quatre heures du [81 pulsations). Les exacerbatious des maladies, caractérisées lie! le ment pur l'accélération du pouls et par l'accroissement la chaleur, doivent donc coïncider avec les heures du soir, et c'est qui a lieu. Vers le matin, les affections pyrétiques et inilammares présentent une rémission ; à mesure que le soleil monte sur Ofizou, Le cours du sang s'accélère et les maladies vont s'aggra- }t jusqu'au paroxysme du soir qui correspond au maximum de £se du pouls. La nutrition prédomine pendant le sommeil de k; non qu'elle ait acquis plus d'énergie; mais la dépense est [ui|e et la décomposition interstitielle est ralentie. L'activité des IjHKws dépend en général de celle de la circulation sanguine ;

|) tnuuairede <t«ut, 1849, par MiUon cl Keiset, p. 599.

£) Journal de physiologie, par Magcndic, t. X, p. 106.

,3) Recherches expérimentales sur l'inanition. Paris, 1843, p. 103.

432 BYG1ÈNK PRIVÉE.

elles augmentent le matin et diminuent la nuit. La transpiration i plus abondante le matin, ordinairement vers sept heures du elle atteint son maximum avant midi ; elle est alors deux on fois plus abondante qu'après midi ; ensuite elle va un peu en nuant, augmente de nouveau vers le soir et se ralentit enfin approches de la nuit : son minimum correspond vers minuit (C.l cité par Burdach). La quantité d'urine rendue pendant la nuit, parée à celle qui est éliminée le jour dans le même espace de est, terme moyen, pour toute l'année , de 1 : 1,20, selon Kftfl, del: 1,07, suivant Linning. La sécrétion de mucosités dur voies aériennes, suspendue pendant la nuit, devient plus aboi vers le matin. On a remarqué depuis longtemps que c'est le pendant la nuit que le corps subit plus rapidement l'atteinte émanations délétères, telles que les principes odoriférants des la vapeur de charbon, les miasmes de marais, sans en excepter! diverses causes de contagion; il ne faudrait pas en conclurai l'absorption est plus active à celte époque; tout au contraire; la force de résistance organique et d'élimination est moindre, quées le soir, les frictions médicamenteuses produisent d'effet que lorsqu'on les fait le matin, époque où l'absorption a; d'énergie. La périodicité diurne n'exerce pas moins d'influence! les fonctions encéphaliques ; le matin les sens sont plus oui les facultés de perception plus vives : « Les traits heurtés sous quels la lumière du jour nous faisait apercevoir la réalité, s'i cissent et se fondent à la lueur incertaine du crépuscule; les externes reçoivent moins du dehors ; la faculté créatrice passe service du sens interne, et l'imagination enfante ce qui doit mûri dans la matinée suivante; l'esprit tournée la poésie, lesafb* tions deviennent plus vives, les désirs prennent une teinte plus p» sionnée, la convoitise s'allume, l'amour s'exalte et l'hypocho» driaque ou le mélancolique s'enfonce plus avant dans sa tristett La nuit ramène le sentiment de l'isolement et affaiblit l'énergie d la vie: mais au milieu du calme qu'elle amène, l'œil plonge dm l'immensité des mondes, et l'âme se trouve entraînée vers les idée religieuses (1). » L'instinct génital s'éveille le matin et le soir, ta deux époques où la circulation augmente de vitesse. Enfin la fora générale présente des différences dans ses diamètres , suivu qu'elle est mesurée le jour ou la nuit; elle perd de sa turgesceno

(1) Burdach, Traité de physiologie, t. V, p. 244.

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la paît, et regagne progressivement du malin au soir; •ail par le degré de compression qu'exercent les diverses de l'habillement, que le volume des parties est plus considéra déclin du jour. On a constaté, à l'aide d'une mensuration it répétée, que la poitrine se rétrécit d'environ huit lignes inlla nuit, après un sommeil tranquille; la veille produit un liât inverse.

ne voudrions pas exagérer ces relations de coïncidence las vicissitudes diurnes de l'atmosphère et celles de l'économie considérée dans sa fonctionnalité ; mais elles offrent, dans certaine limite, autant de réalité que d'intérêt. De même que les météorologiques suivent une marche ascendante riennent ensuite, par une gradation ménagée, à leur plus fai- I expression, ainsi l'on peut établir, d'après le mouvement et la lination des actes organiques , une échelle d'oscillations consentie deux points extrêmes qui correspondent aux deux extrêmes de la périodicité extérieure. Les changements mets que l'organisme déroule pendant le jour, se résument un mouvement d'expansion, et ceux qu'il offre la nuit, dans mouvement de concentration ; midi et minuit sont dans les deux les points stationuaires ; le matin et le soir présentent les ions de Tune à l'autre phase, et le passage s'opère avec une kine acuité : c'est à ces deux époques que la circulation augde vitesse et que les principales fonctions de la vie plastique la vie de relation redoublent d'intensité. L'hygiène doit protide ces indications.

-'La périodicité mensuelle ou, pour parler plus exactement, qualimanaire (de quatre semaines] a peu de liaison avec l'état inel de l'organisme. La menstruation survient indisti ne teint k toutes les phases de la lune ; l'influence attribuée aux néoaa sur l'écoulement du sang cataménial chez les vierges, est de imagination; on peut en dire autant de celle des pleines lunes les attaques d'apoplexie, d'épilepsie, de manie, etc. Laissons torrer énumérer complaisamment les faits de coïncidence plus ïlk moins démontrée entre les vicissitudes d'aggravation et de mortalité des épidémies et les phases de la lune, afin de faire ressortir Fmfloence de cet astre sur la marche des maladies contagieuses. (Test en ee sujet qu'on a fréquemment abusé du sophisme : Post

3* iDIT. — i. «8

4S& UYGIÈNB PRIVftl.

hoc% ergopwpterhoc. Nous avons parlé plus haut (page 128) da dérangements mensuels qui» suivant Sanctorius et Gall, sarvieaiient dans la santé des hommes d'un certain âga La tempéralari at l'état hygrométrique de chaque mois sont des causes plus réel kl j de modifications fonctionnelles. j

ARTICLE II. î

DES EAUX. j

L'air et l'eau sont les deux fluides universels de la nature, et leur ) étude est d'une égale importance pour l'hygiène. L'état de l'un est j intimement lié avec celui de l'autre; ce que l'air recèle, l'eau peat '■ l'absorber; et ce que l'eau peut absorber ou dissoudre, elle peat aussi l'abandonner à l'air. L'hydrologie fournit les renseignements les plus certains sur la salubrité des climats et des localités, et, tandis qu'un grand nombre de causes qui altèrent la constitution de raie, échappent encore à nos moyens d'analyse, nous parvenons à nous rendre compte assez exactement du mode d'action des eaux sous le double rapport de leur composition et de leur distributioa à la surface du sol. La quantité des pluies annuelles qui se déchargent sur une région du globe, le mode suivant lequel elles lui sont dispensées, le système d'irrigation naturelle qui en résulte, le parcours des eaux et leur écoulement, les réservoirs qu'elles forment, la surface totale d'évaporatiou qu'elles présentent, les matières qu'elles charrient ou qu'elles déposent, etc., exercent l'influence la plus directe et la plus énergique sur la fécondité de lu terre, sur la variété et les qualités de ses productions, sur l'aspect extérieur et U santé des races animales qui l'habitent. Hippocrate a dit : Q* yàc «t» tï crcpov crr.w hcxrvat vîwp, une eau ne ressemble point à une autre eau (1); ajoutons qu'à ces différences de la natuie des eaux correspondent des dilférences profondes dans la nutrition et la vitalité des êtres organisés qui s'en abreuvent ; aussi le médecin de Cos, s'il a parfois erré dans l'explication des causes, a largement compris les effets produits par les diverses espèces d'eaux.

L'homme en particulier subit l'influence des eaux par plusieurs voies : l°eti imprimant les qualités spéciales aux produits du règne végétal et du règne animal, elles modifient consécutivement sa nourriture et par conséquent la composition de son fluide nourri-

K\) Hippocnte, Traité des airs, des eaux et des lieux [Œuvres cotnpUtts, Ira* de H. Littré, t. Il, p. 38 .

ciicunruâÀ. — MB EAUX. 4S5

riar; 2» fagéMea sous forme de boisson, elles passent directement pu la mine liquide de son organisme ; 3' épanchées dans l'air Mat Corme de vapeur, elles sont en contact avec sa surface ligamentaire qui s'en imprègne, et elles agissent sur l'absorp- Ibd pulmonaire et cutanée. De toutes ces manières elles établisèiat entre le sol et lui une circulation jamais interrompue. Enfin, tears cours naturels, les rivières, les lacs, les fleuves, les mers qu'elles forment par leur répartition sur le globe, en même temps ^Telles représentent l'un des éléments les plus énergiques de la le, servent aui communications des hommes réunis en ; elles ont été les premiers conducteurs des échanges du lé moteurs de l'industrie et les artères naturelles de la ftkm, Bépandue dans les trois règnes, l'eau constitue à l'état solide les éternelles des glaces aécumulées sur les régions polaires, et neigis qui, de l'éqbateur aut pôles couronnent, à des hauteurs les, les «munîtes de notre planète; les glaces annuelles ont leur utilité : dans les mers du Nord, plies offrent presque tous El M vers une vole commode et rapide de communication entre des éloignés; le fleuve Saint-Laurent envoie, chaque année, l'Atlantique, une flotte chargée de glaces qu'attendent les

Stations des régions intertropicales. Liquide, elle emplit le bassin des mers : les recherches de M. Rigaud, d'Oxford, ont HBDtré que l'étendue de la surface du sphéroïde terrrestre non Mooverte d'eau est à l'étendue que baignent les mers dans le râpant de 100 à 270. L'eau est le principal agent des changements qui Accomplissent incessamment dans la croûte solide de notre globe, thangements dont les uns sont le résultat de son action mécanique et iootlesautres sont dus à sa puissance chimique. À-telle dissout un fia d'oxygène, un peu d'acide carbonique, des traces d'acide phosfhariqueou d'acide azotique, c'est ossez pour qu'elle désagrège lenlament tes minéraux dont se composent les granités, les porphyres, tas basaltes, pour qu'elle enlève à toutes les roches cristallines fadde silicique, les alcalis, les bases terreuses; elle portera ensuite plantes, aux animaux, des matières que la vie transforme eu végétales, en carapaces, en squelette. La semence jetée dans le MA ne peut devenir plante avec fleurs et graines sans le secours de l'eau, dont elle fixe l'hydrogène pour la production des matières gnaees ou des huiles volatiles ; la niasse (presque entière de la charpente du végétal, formée par du tissu cellulaire, du tissu ligneux,

U6 HYf.lÈ.NE PRIVAI.

de l'amidon ou des matières gommeuses, se représente par 12 molécules de charbon unies à 10 molécules d'eau (Dumas). La présence de l'eau dans les tissus delà plante et de l'animal leur communique la plupart de leurs propriétés physiques ; elle est l'excipient de taui principes nourriciers, la base de la sève et du sang, le véhicule par lequel s'opèrent les échanges de décomposition et de recomposition ; elle-même entre comme élément essentiel dans la formation de la trame organique.

S'il est vrai que l'état de la surface du globe influe, suivant n transparence ou son opacité, sur la distribution delà chaleur solaire, s'il est vrai que deux fluides, l'air et l'eau, contribuent à rendre cette distribution plus uniforme, et à compenser les inégalités des potvoirs absorbants et des pouvoirs émissifs du calorique qui différencient les continents, on comprend tout de suite le rôle immense que doit jouer l'eau dans la détermination des températures et des climats. Les eaux du globe présentant à l'action du soleil une aire trois fois plus étendue que les terres soulevées au-dessus du niveai maritime, la température totale de l'atmosphère, que l'on peat regarder comme le lésultat de toutes les températures partielles de la surface du globe, est plus puissamment modifiée par le basai des mers que par les parties solides ou continentales (1). Non-seulement la portion liquide du globe influe, en raison de son étendue, par un plus grand nombre de points sur la répartition de la chaleur solaire ; mais encore l'action qu'elle exerce est plus uniforme, grftoe à l'homogénéité de sa surface et à l'égalité de courbure qu'elle conserve à l'état d'un équilibre stable ; aussi le navigateur qui parcourt l'immensité des mers a-t-il à supporter des transitions de température moins brusques que le voyageur qui explore les terres intérieures; ou, pour nous servir du langage de M. deHumboldt, è travers la surface d'une vaste mer qui sépare deux continents, les inflexions des lignes isothermes sont moins prononcées, moins irrégulières et elles s'écartent moins de la coïncidence primitive avec les parallèles à l'équateur que dans l'étendue des continents.

Dans l'exploration hygiénique des climats et des localités, il est donc essentiel de déterminer le rapport de surface entre le sol et les eaux, entre la masse solide, opaque, et la masse liquide et diaphane. Plus ce rapport est inégal, plus la température habituelle et

(1) De Humboldt, Asie centrale, Recherches sur les chainex de montagnes, et ia climatologie, t. III, Paris, 1843.

CIICOUFUSA. — DIS IAUX. 437

la marche des saisons en seront modifiées. Lu proximité d'une grande collection d'eau tempère par sou action sur les vents les ardeurs de l'été et le froid de l'hiver ; en été la vaporisation qui s'opère incessamment à sa surface, absorbe une partie du calorique dont l'atmosphère est imprégnée ; en hiver elle conserve une quantité considérable de la chaleur qu'elle a acquise pendant l'été. Comme les températures des mers ne varient que dans une médiocre limite, il en résulte que la chaleur tend à s'y distribuer d'une manière égale entre les différentes saisons de l'aimée ; de là l'opposition entre le climat qui règne dans l'intérieur de vastes continents et le climat dont jouissent les îles, les contrées littorales et les continents péninsulaires, opposition dont les phénomènes variés iufluent sur la force de la végétation, sur la transparence du ciel, sur le rayonnement du sol et sur la hauteur où se porte la courbe des neiges perpétuelles. L'Europe présente un exemple remarquable des effets qui proviennent de la proportion des eaux et des terres, abstraction faite de ceux de l'orientation des côtes ou de leur exposition à tel ou tel vent prépondérant: à cette cause seule sont dus la différence minime des températures moyennes de l'année et le décaissement extrêmement lent de la chaleur depuis Orléans et Paris jusqu'à Londres, Dublin, Edimbourg et Franecker en Hollande, malgré l'augmentation de latitude de plus de k à 6 degrés, tandis qu'un seul de ces degrés détermine dans le système de climats exclusivemenl continentaux de l'Europe, entre les parallèles deû5 et 55 degrés, on changement de température annuelle de 0*,62 (Humboldt).

La mer est l'inépuisable réservoir où sont puisées les eaux qui sillonnent le sol ou s'y rassemblent en lacs et en marais; 1 evaporation immense dont elle est le siège, activée par le soleil et par les courants atmosphériques, engendre les nuées, que les vents dispersent dans toutes les directions et qui s'épanchent en pluies, infiltrent les terres, forment de petils cours d'eau dans les profondeurs du sol, s'étendent en nappes souterraines, alimentent les sources, jaillissent en foutaines, se réunissent en ruisseaux ou torrent, coulent en rivières, et, par une circulation nécessaire, retournent sous forme de fleuves dans le bassin océanique.

Le système hydrographique d'une contrée comprend l'ensemble des canaux et des réservoirs, soit souterrains, soit superficiels, au moyen desquels les eaux se déversent et circulent sur toute l'étendue de son territoire. Les ligues suivant lesquelles les eaux se divisent en abordant le sol, représentent pour chaque contrée un

réseau plus ou moins compliqué dont les courbes, continues entra elles, la partagent eu un certain nombre de bassins. Sous cette dernière dénomination on désigne, lorsqu'on l'applique à une mer, l'ensemble des surfaces plus ou moins régulièrement réparties autour de cette mer, et qui lui portent leurs eaux ; lorsqu'il s'agit d'une rivière, le bassin est constitué par l'ensemble des plans inclinés dont les eaux concourent vers son thalweg, et se rendent à la mer par son canal. Tout grand bassin se décompose en un certain nombre de bassins secondaires qui lui apportent leur tribut. Les wrsanis représentent l'ensemble des surfaces comprises entre le littoral de chaque mer, et le contour polygonal formé par les diverses ligues qui délimitent le partage des eaux. Il n'existe pas un rapport constant entre l'orographie d'une contrée et la distribution de ses eaux ; si la relief extérieur du sol traduit les grands accidents géologiques, dm causes beaucoup moins énergiques et des circonstances parfois tria secondaires interviennent dans le régime des eaux superficielles: « les lignes géologiques qui déterminent les contours des masses minérales, dessinent en quelque sorte le squelette d'une contrée, tandis queles lignes hydrographiques ne présentent que ces traits purement extérieurs qui, sur un même visage, varient avec les années (1).» C'est d'après ces définitions et ces considérations que Ton a établi une classification très rationnelle des cours d'eau de la Frauce(2), dont nous reproduisons ie tableau. Ce système hydrographique ds notre pays se compose de quatre versants correspondant aux quatre réfervoirs maritimes qu'ils reçoivent, de six grands bassins et de dix subdivisions hydrographiques secondaires:

I. Venant du N.-.E. i'. . . ier . (Rhin. oudelamerduNord, 2 b***™** »" °'dre: j Meuse.

ou versant Rhénan. ' 1 subdivision secondaire, l'Escaut.

II. VemnlduN.O.ouf1 bM»in de l" »*'*• '» *>«»«• de la Manche, ou, ... . . . \*>m>"e-

versant séquanieu. 3 «avisions second. Orne.

\ \ Cotes septentr. de la Bretagae.

Ul. Versantdel'O oudel 2 ba8sins de l-' ordre : J Gironde.

l'Océan, ou versant/ , Cotes mérid. de la Bretagne.

Girondo-ligérien. j 3 subdivisions second. J Sevré -Niortaise et Charente.

\ t Adour.

(i) BxpHcalkm de la carte géol. de la France, par Dufrénoy et fc. de Beaumont, 1. 1, p. 8.

(2> imuiaért do eaux de France, Paris, 18M, p. 27.

aiCUMFUSA. — 08* BAUX.

i Mi.1 4 baMin * l,r ordre, le Rhône.

-. JàTZ) ( Pl^11^8 Orientiles.

ZJTrrTBh^iTlL») 3 subdivisions second. ! Aude, Hérault, notai Rhodanien. ( ) MonUgDef ^ rEilere| el Vlr<

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