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L'azote est -il absorbé ou exhalé? Est-il tour à tour rejeté ou puisé daiw l'atmosphère suivant les besoins de l'individu? Les expériences de MM. Du long et Despres présentent une exhalation d'azote notable et constante; deux expériences seulement sur dix-sept, faites par IL Du long, n'ont donné ni exhalation ni absorption ; l'exhalation d'asote a été constatée dans deux cents expériences au moins par IL Desprex, qui en fait une loi générale. Ainsi on ne peut affirmer qae la respiration enlève de l'azote à l'air ; mais il est certain qu'elle co dégage; Berthollet, Nysten, Trevirauus avaient été conduits à celte opinion par leurs expériences avant M. Despretz, et elle est confirmée indirectement par les recherches de M. Boussingault qui ont prouvé qu'on ne retrouve pas dans les excréments ni dans les urines la totalité de l'azote fourni par les aliments. Les belles recherches de MM. Regnault et Reiset (2) sont venues confirmer l'opinion d'Edwards, qui admet que le dégagement et l'absorption d'azote coïncident toujours pendant la respiration, et que Ton n'observe jamais que la résultante de ces deux effets contraires ; les deux expérimentateurs ont vu que les mammifères, soumis à leur régime alimentaire habituel, dégagent toujours de l'azote, mais en très petite quantité, presque toujours moins d'un centième du poids de
(1) Les auteurs sont loin de s'accorder sur la quantité d'air consommé dans chaque respiration. Nous avons cru devoir adopter la donnée de M. Dumas, puisqu'elle confirme par le calcul le résultat des recherches de MM. Andral et Gavarret, recherches dont M. Gavarret nous a démontré l'exactitude sur l'appareil snêmequi a servi à les faire. Davy évalue la quantité d'air inspiré et expiré Saaa chaque respiration de 10 à 13 pouces cubes d'air = 0m- c-, 0001 98 à 257 ; DaJtoo, A 30 pouces cubes -» 0". f-,000594 ; Allen et Pepys, à 16 1/2 ss Q». c. .000326; liensles, à 40 = 0">- «=.,00078 2. Burdarh {Traité de physhtaffe, t. IX, p. 498) explique ces différences par celles des sujets mis en expérience; ce qui nous parait forcé, car les différences d'âge, de vigueur musculaire, etc., ne peuvent faire varier le résultat de 10 à 40. Lui-même s'arrête M terme noyen de 18 pouces cubes = 0m- c ,000356; calculée d'après cette moyenne, la respiration ferait passer en 24 heures à travers les poumons 466,000 pouces cubes d'air = 9",226800.
(2) Annales de chimie et de physique, 1849, t. XXVI, p. 510.
soumis.
Tels sont les changements principaux que subit par l'ai respiration le mélange d'oxygène, d'azote et d'acide cm qui constitue l'air atmosphérique. Respires isolément, cei sont impropres à l'entretien de la vie : 1° l'oxygène peut ôtr par l'homme pendant près de dix minutes; il accélère lacii et procure une sensation de bien-être et de chaleur dam trine; les animaux y meurent plus tardivement que dans renouvelé. La théorie porte à supposer que l'exhalattot carbonique doit augmenter quand la respiration a lieu da gène: c'est ce qui résulte en effet des premières expéri Spallanzani et de MM. Allrnet Pepys ; mais ces mêmes ob» sont arrivés depuis à des résultats différents. Davy, après i ration prolongée et faite avec effort, respira pendant ui minute et par sept inspirations profondes, 102 pouces cul oxygène; il expira 5,9 pouces cubes d'acide carboniqu qu'après une seule inspiration ordinaire de 100 pouces eu atmosphérique, il expirait 6,5 pouces cubes du même s respiration des animaux des diverses classes, dans une ati renfermant deux ou trois fois plus d'oxygène que l'air ne présente aucune différence avec celle qui s'exécute dans phère terrestre ; même consommation d'oxygène, même entre l'oxygène contenu dans l'acide carbonique et l'oxyg consommé ; même exhalation d'azote : que deviennent, à c
faits rnnfitntps nar un pvnprimpntatpnr tel nue M. Rem
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k : . i Je Carbonique. Sur les plateaux de l'Amérique ccn-
fc tt ior ie littoral de la mer , les phénomène» chimiques de la
n sont identiques, et cependant dans les villes de Pu no et
i, situées à 4,000 mètres au-dessus du niveau de la mer,
lï,0O0 habitants de la première de ces villes et les 30,000 habi
b de la seconde n'introduisent dans leurs poumons, a chaque
hliori, que les deux tiers environ de la quantité d'oxygène
■ ; ire sur les cotes de l'Océan (Liebig]. 2° Les expériences
Hptlliruani, de Humboldt et Provençal, Collard de Martigny,
D ■ ' tanceau, prouvent que, par la respiration du gaz
t, il -le de l'acide carbonique ; ces deux derniers, après
i> respiré de l'azote pur, ont toujours trouvé dans l'air qu'ils ei-
ô 0.05 (2 à 2, S pouces cubes) d'oxygène. Néanmoins la
H arrive promptement dans le gaz azote ; et si quelques gorgées
it de ce gaz peuvent être respirées sans péril , les chiens y
mtau bout de cinq minutes (Nysten) ; 3" le gaz acide carbo-
; lorsqu'il est inspiré pur, entraîne promptement l'asphyxie ;
as, les expériences de Nysten ont fait voir qu'il renverse les
*es limiques de la respiration ; en effet, ayant asphyxié
i bout de deux minutes un chien avec 1056 centimètres cubes
I ce gaz, Nysten trouva que 346,08 avaient clé absorbés, qu'il
■il été exhalé au contraire 9,86 d'oxygène et 266,22 d'azote. Si
a inspire de nouveau de l'air qui vient d'être expiré, et qui est
ir conséquent chargé d'acide carbonique, l'exhalation de ce dernier
■ diminue (expériences de Davy, Allen, Pepys et Nysten). Con-
ii : le mélange de ces gaz dans les proportions indiquées plus
oi est indispensable à l'entretien de la respiration: l'homme
tort dans l'uzote et dans l'acide carbonique, moins par l'action
* ces gaz que par l'absence de l'oxygène (1); car, quand même
I l'acide carbonique est absorbé au fureta mesure de sa production,
l'U gène delà respiration augmente en raison inverse de la quantité
I d'oxygène qui reste (Edwards, page 200) ; mais l'oxygène lui-même
I doit être divisé par l'interposition des molécules de l'azote qui lui
rt d'excipient, comme l'eau sert de véhicule à l'air nécessaire à la
! respiration des poissons, comme les principes alimentaires qui sont
(I) Tontrfuis les «périencei de Collant de Martigny uni conOrmé l'opinion de Lin>isiiT jor Ici rflicli délrierri du gai ad de carbonique ; tea elTeuic font sentir par le liai pie contact avec la mrface de la peut, le* org.ine* rtapiratoirei recelât! d'aïHeo» de l'air par.
à ses matériaux solides; il présente moins d'albumine, d' de matière grasse et de sels (Lecanu, Denis) : diminution q fols, n'a pas lieu d'une manière constante. Le sa ri g artér encore du sang veineux quanta la proportion des gaz que I'g retirer (acide carbonique, oxygène et azote). D'après M. Ml le gaz, fourni par le sang veineux, donne 1 oxygène et S carbonique ; tandis que le gaz tiré du sang artériel se d'oxygène pour un tiers et presque pour la moitié. Collai tigny a constaté chez des animaux qui avaient respiré 1 deux fois plus d'acide carbonique dans le sang veineux le sang artériel; mais quand l'élimination de cet acide pendue par la ligature de la trachée-artère, il abondait e tion égale dans les deux sangs (2). Ces faits ont conduîl que l'acide carbonique ne se produit point dans les pot que la respiration avait pour seul effet de le séparer du sai gène inspiré serait absorbé par les poumons, entraîné av artériel dans les différentes parties du corps, et après ai dans les vaisseauxcapillaires, peut-être à uneoxydation (H mais certainement aux actes les plus importants de la ni reviendrait s'exhaler sous forme d'acide carbonique dans 1* On s'explique ainsi comment la respiration dégage de l'i bonique même en s'effectuant dans un gaz qui ne coi d'oxygène, et comment la quantité d'eau et d'acide e expirés peuvent augmenter dans l'air raréfié et chaud qu
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Chez les animaux inférieurs, la peau est la surface de respiration ; chez les poissons, les batraciens et les sauriens, cette fonction s'accomplit et par la peau et par les poumons : de là l'opinion qu'il •'opère à la surface cutanée de l'homme un échange de gaz analogue i celui qui s'effectue par la respiration. La peau humaine absorbe 1/50 ou 1/00 delà quantité d'oxygène que prend le poumon (Robin etTerdeil). Ingenhousz paraît avoir le premier observé une exhalation d'azote par la peau de l'homme (Vienne, 1782). Jurinc, ayant emprisonné son bras dans un cylindre hermétiquement fermé, y trouva au bout de deux heures 0,08 d'acide carbonique. Abernethy liait pendant cinq heures sa main plongée dans l'air d'une cloche placée sur la cuve à mercure, et s'assura qu'au bout de ce temps î/5 de l'oxygène de cet air avait disparu ; les observations de Croikshank, Gattoni, Nysten, etc., ne sont pas moins concluantes et àmt confirmées par celles que M. Col lard de Martigny a faites plus rieemment. Lorsqu'on se met au bain ou que Ton tient sa main lotis du mercure, il se dégage d'abord des bulles provenant de l'air qui adhérait à la peau et que ces liquides en détachent par le frottaient. Après quelque temps de séjour dans l'eau, surgissent d'autres bulles, formées par des gaz que la peau exhale ; leur composition varie suivant le régime adopté par l'individu ; il se dégage tantôt de l'azote en proportion variable et de l'acide carbonique, tantôt de l'acide carbonique pur. Toutefois, et Colla rd le reconnaît lui-même, cette exhalation n'a pas lieu constamment; aussi ft-t-elle été niée par Gordon , Woodhouse et par M. Adelon. De Èème que la respiration d'un air déjà respiré dégage moins d'acide carbonique par les voies pulmonaires, ainsi l'exhalation gazeuse de h peaU diminue dans l'air renfermé; d'après Abernethy, elle tdgmentc quand la circulation s'accélère modérément, et elle diminue quand, par le mouvement du corps, la transpiration aqueuse de la peau devient plus abondante ; cette remarque a été faite aussi par Col lard de Martigny. Enfin, cet expérimentateur assure que la peau expire plus d'acide carbonique par une température élevée qu'au froid. Plus récemment, M. Regnault (1) a démontré que chez les mammifères et les oiseaux, l'acide carbonique dégagé par Il peau et par le canal intestinal ne s'élève en moyenne qu'aux I millièmes de celui que produit l'animal tout entier.
(I; J*w. de phys. et dechim., t. XXXVI, p. 479.
Action de l'ozone.
L'action de l'ozone dans l'organisme, à titre de moi météorologique, est encore bien controversée. Un médeci cain, E.-S. Gaillard, a cherché une liaison entre la présen élément dans l'atmosphère et la production des fièvres tentes, si bien expliquée par l'intoxication palustre. Billit higny, Schœnlein à Berlin, Wolf à Berne, Boeckel à Sti Berigny à Versailles et Silbermann à Paris, ont constaté < dant le règne du choléra , l'ozone a fait complètement dé l'atmosphère des villes où ils faisaient leurs observation lein a noté l'existence d'une forte quantité d'ozone dan Berlin pendant une épidémie de grippe, sous une constitul cale qui prédisposait aux affections de poitrine, et un et de l'air sous le règne d'une constitution gastrique. ■ installa en août 1855 des papiers ozonométriques dans k des blessés, des fiévreux et des vénériens de l'hôpital m Versailles, les fenêtres restant ouvertes toute la journée; i papiers de même nature dans la cour de cet établissemen miers, exposés pendant douze, vingt-quatre, trente six, huit heures et même quinze jours, n'ont révélé auc d'ozone; les autres, placés aux quatre angles de la coi fourni des indices aussi prononcés que l'ozonomètre de toire météorologique de la ville, installé sur l'église Saintpapiers réactifs, retirés des salles et mis en expérience da de l'hôpital, s'y sont montrés aussi sensibles à l'ozon papiers nouveaux installés simultanément dans la cour, salle vaste et bien éclairée qui avait été occupée par des ques, mais qui depuis un mois était restée vide, la papier trique s'est comporté comme dans la cour. Un autre H. James, a obtenu à Sedan des résultats semblables : tf obtenait la nuance 8 sur l'ozonomètre dans son jardin, nait que la nuance 6 dans la cour de l'hôpital militaire, l'ouverture des fenêtres, nulle trace d'ozone dans les sa établissement qui existe isolé sur le lieu le plus élevé Est-ce l'acide carbonique expectoré par les malades qui i la manifestation de l'ozone dans les hôpitaux ? M. Bérign] le croire.
Depuis deux ans et demi, M. Boeckel, praticien distingua
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mrg, a institué des observations journalières sur l'ozone atmoslériquceten varie les conditions; il a bien voulu nous en compliquer les résultats : 1° l'ozone, en quantité normale, ne donne il aucun phénomène pathologique chez les individus en santé;
sur eux comme la lumière, par la stimulation de la vie;
est en excès (nuance bleue-violette plus ou moins foncée de >pe), il impressionne d'abord les voies respiratoires, et les
rites se multiplient jusqu'à former une véritable épidémie. Que
excitation continue, qu'elle soit renforcée par d'autres circoumétéorologiques, telles que vents du nord, nord-ouest,
déneige, il s'établit une constitution médicale inflammatoire le cortège de ses maladies caractéristiques: en faisant respirer (Minimaux un air fortement ozonisé, M. Boeckel fils a déterminé eux des pneumonies lobulaires ; 3° l'ozone faisant défaut dans I, ce sont les maladies gastriques qui prédominent ; sur ce point
rés statistiques de M. Boeckel, d'accord avec les observations Uœnlein (de Berlin), ne laissent aucun doute. Si des miasmes fanent à se développer, l'ozone n'est plus là pour les détruire, et |l sans doute ce qui se passe lors de l'apparition du choléra, hervation prouve, dit M. Boeckel, que dans l'air chargé d'émanaipaludiques, l'ozone ne se produit point. Or, des expériences êtes ont démontré le pouvoir désinfectant de l'ozone ; des chairs éfiées perdent leur odeur et se purifient complètement dans atmosphère ozonisée. La décroissance du choléra a toujours cidéavec le retour de l'ozone.
une certaine distance de la surface terrestre, l'ozonoscope jue toujours une proportion relativement beaucoup plus grande me. Sur la plate-forme delacathédraledeStrasbourg,M. Boeckel n constamment se soutenir au-dessus de la moyenne, tandis a ville où régnait le choléra, il marquait le plus souvent zéro. n'est point que l'altitude soit le régulateur absolu du degré inisation de l'atmosphère, car l'ozone a fait défaut dans des L plus élevés que la plate-forme de la cathédrale de Strasbourg; ;M. Boeckel en conclut que l'ozone se produit d'autant plus continent que le point d'exploration est plus éloigné de la surface ;lobe; suivant lui, les miasmes qui empêchent l'ozone de se proe ne s'élèvent guère à plus de 60 à 70 mètres au-dessus de leur d'origine, et c'est ce qui explique l'apparition du choléra dans localités que leur altitude semblait devoir en préserver. q point de vue hygiénique, on doit tenir compte du degré d'ozo-
A3Q HYGIÈNE PRIYtÇ.
nisalion des substances qui entrent dans notre régime ou i médications : les huiles essentielles, les huiles grasses, loi chloroforme, etc., sont ozonisés parleur exposition à U solaire. Mais l'application la plus efficace que suggèrent précédents, consisterait à ozoniser fortement l'atmosphère cet élément y manque pour détruire les miasmes ; M. Boeckj réussi à développer artificiellement beaucoup d'ozone d salle de cholériques. Choisir une habitation sur des liea rechercher le soleil, qui est un excitateur de l'ozone, rei émanations balsamiques des végétaux qui ont un pouvoir os vivre sur les bords de la mer dont L'évaporation déverse il ment de l'électricité positive vivifiante, etc., telles sont, ai ques modifications appropriées du régime, les règles hj| qui se déduisent des données les mieux acquises sur le rôled atmosphérique ; elles ne diffèrent pas de celles que suggèi de l'électricité, parce que l'ozone n'est qu'une forme de 1 éleclrisé et marche parallèlement à cet impondérable. Les i de l'ozone étant liées, comme celles de l'électricité, aux c de température et d'humidité, il s'ensuit qu'on est exposé puter des effets physiologiques et pathologiques qui procèd étiologie complexe, bien que totalement météorologique, slilution inflammatoire que H. Boeckel attribue à l'excès d'autres la rapporteront au froid sec qui coïncide avec ce peinent d'ozone. Malgré ces équivoques et ces confusions qui s'attache aux études sérieuses de météorologie, nous relater les faits cl les opinions les plus plausibles au sujet d La science a ses pressentiments, et la question de l'ozon un point d'appui pour des recherches qui ne manquent i cision ni de portée.