‹ Traité d'hygiène publique et privée v. 2 (volume 3)Chapitre 66 sur 111 · Terrains de transition . . . J j ffirê" ïSti · texte numérisé non relu

Terrains de transition . . . J j ffirê" ïSti

. Inférieurs. . . J Ancien.

( Grauwacke (calcaire M

Schiste argileux.

i Schiste talqueui.

\ Micaschiste.

.V Terrai us primitifs ' Roches amphiboliques.

I Gneiss.

' Granit.

Syénitc.

Ce tableau ne comprend pas les terrains de position tt les terrains volcaniques. C'est un fait remarquable que des végétaux pour les divers terrains; quoique les an l'homme aient des relations moins intimes et moins stabfc sol» la nature de sa composition ne peut manquer d'agir e chose sur leurs manifestations vitales. Les terrains détritîq rissent dans leur tourbe fangeuseune végétation particuli laquelle on remarque \esSalix, Ledum* Scirpus, E'riopkor J'amaris% etc, lu fond crayeux se décèle par les résédas, les les campanuus. les scabiées, etc. Suivant l'observation d dolle, les tenvs argileuses sont, après les rochers, celli montrent ta» plus réfraclaires à la végétation ; leur corn pi pose à Faction de l'oxygène atmosphérique ; le sable est < contraire aux plantes par sa mobilité et la sécheresse qu'i

UbcriJamA. — du sol . êét

rfeM ardent: telle est en grande partie la structure du Delta mélange d'argile et de sable qne dessèchent un soleil et les vents du désert. Sur lés dunes formées par les ibns sablonneuses, végètent les Carex, les Lymusy le Triglo- Me. Les terrains pierreux se couvrent de Sedwn, tf Atclepias, nbalaires, de clinopodes, etc.

it l'humus, constitué par un détritus végéto-animal, qui sert •trition des végétaux ; sous cette couche existent les éléments Uogîques du sol provenant de la décomposition des roches : êmiers sols se sont formés aux dépens des roches ignées, du t, du micaschiste, de la siénite, etc. ; les sols formés ensuite, Été aux dépens des terrains de sédiment. Les roches primi- , mi se décomposant sous l'atteinte des actions météoriques lisent des galets; du sable, de l'argile, etc. L'eau qui s'infiltre te Assures de ces roches, se dilate en se congelant et finit par violemment les masses dont les débris, entraînés par les é'eau, produisent sur leurs bords et à leurs embouchures, unentsdont s'empare la végétation. L'intervention des météoriques suffit pour décomposer le feldspath, le mica, rie, le protoxyde ferrique, principes constituants de ces s; les deux premières de ces substances, devenues terreuses, se convertissent en une espèce d'argile appelée kaolin ; >le et le pyroxène subissent une altération analogue par tydation du fer; moins dures, les masses calcaires cèdent âlement aux actions mécaniques et se dissolvent dans les jées d'acide carbonique. La désagrégation et la décompoces matières fournit des dépôts de cailloux, de sable et (Où se montrent d'abord des plantes qui vivent plus de l'atque du sol, cactus, mimosas, lichens, mousses, fou- L'accumulation de leur détritus annuel crée un terrain la culture. Les terrains de cette origine ont pour principes outre les matières organiques, de la silice, de l'alula chaux, de la magnésie, de la potasse ou soude, des de fer ou de manganèse, de l'eau et quelquefois de l'acide |ue (1). Les terres de culture sont assez meubles pour s'y infiltre sans séjourner, pour que l'air y circule sans *, pour que les racines puissent s'y plonger et s'y rami-

MMiogault, Économie rurale considérée dans ses rapports avec la chimie, NN», *• météorologie, t. I.

PUeber.

51'J UYUIKHK PRIVÉE.

une mesure proportionnelle, ù l'inilueuce de l'atmosphère mar lime, et leur fuit en partie leur régime météorologique. De Hun> boldt a comparé les continents, ipjant nu développement de lea côtes. Voici la proportion qu'il établit entre elles:

Europe 1 : 3.03 I Nouvelle-Hollande.. , l : i.u

Aile t : 2,41 Amérique du Sud . . I : t,M

Afrique 1 : 1,35 1 Amérique du Nord. . . I : 3,8»

Dans le sens vertical, la croule solide du «loi* est sillc. des ondulations, par îles élévations qui dépassent plus ou n plan normal, représenté p;ir le niveau de l'Océan. I" je rescils qui s'avancent dans I océan aérien, présentent a de l'homme un spectacle imposant p,ir l'aggloméralio leurs masses, par la rapidité de leurs pentes, par li leurs cimes. Ils ne paraîtront néanmoins que de légf par rapport au globe, si l'on considère que l'un des y Chimboraçn, ne dépasse point de pins de 3,350 l la mer. Les continents représentent un s'élèvent progressivement au-dessus du niveau de I centres sont parcouru* dans toutes les direolktM BÉ de montagnes qui diversifient les sites et mi ment le eaiae.lère r.limatérique des exhaussements qui forment de vastes p quabli's sonl je plaie, m rl.-s Ciuddléri l'Amérique méridionale, et le [il nu-an de la 11 [«riant le Tliil«

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[ré couductrioei du calori-

Scbûbler, nui a mesuré ce pouvoir

.-meut :

514 HYGIÈNK PMVftl.

pèse, à Télnl sec, 0,493 par litre ; mouillé, îl retient 0'r,935 d'rau; le calcaire, sous forme de poudre Ane, absorbe 85 d'eau pour 100 parties de terre, tandis qu'à l'état de sable, il n'en prend que 39 pour 100 ; de ces recherches dues à M. Schûbler (1), il résulte que la plus grande durée d'humectation appartient aux terres végétales riches en humus ; ce qui explique leur aptitude à dégager des \ effluves fébrifères. La nature du sous-sol et le degré d'épaisseur ' du sol se combinent pour déterminer la degré et la persistance de §. l'humidité dans les terres ; un sous-sol imperméable convient aux , terrains légers qui retiennent difficilement l'eau pluviale, si ceux-ci ont une épaisseur suffisante ; dans le cas contraire, trop rapproché de la surface, il rend le sol humide en hiver et lui enlève les matières nutritives et l'oxygène fourni par l'air. Un sous-sol perméable, recouvert de terres fortes, compense pour la culture et pour la salubrité, les effets d'un climat pluvieux.

Le degré de cohésion et d'adhérence ou la ténacité des terro n'est point eu raison directe de leur facilité d'imbibition ; l'humai ?l et le calcaire en poudre, qui prennent plus d'eau que l'argile, ont ! inoins de ténacité ; celle-ci, à l'état pur, a le maximum de ténacité, i représenté eu poids par llk",10; la terre argileuse 9kil,25, l'argile grasse 7k ',64, l'humus 0,97, le gypse 0,81 ; le sable siliceux, ainsi que le sable calcaire, 0,0 — . La tendance des divers éléments do sol a la dessiccation intéresse autant l'hygiène que l'agriculture; elle détermine la rapidité de l'évaporation et le retrait des terres, d'où résultent les tissures et crevasses, réceptacles d'eaux pluviales et foyers souvent inaperçus de dégagements miasmatiques. Le sable et le gypse sont les substances qui laissent échapper le maximum d'eau dans un temps donné, et l'humus le moins ; mais celui-ci se rétracte le plus ; 1,000 parties cubes d'humus se réduisent par dessiccation à 817 ; l'argile pure à 8/16 pour 1,000. La porosité des terres et leur proportion de sels déliquescents donnent la mesura de leur propriété hygroscopique, différente de celle qui relieutdaos le sol l'eau qu'il a absorbée ; on peut voir, par les chiffres ci-dessoas que nous empruntons à M. Schûbler, que la faculté d'absorption décroît à mesure que les terres deviennent plus humides :

(S) Annal* * Va§rhuUure français, t. XL, 2* série.

24 heures.

48 heures.

78 heures.

Ontigr.

flemlfjr.

Ontigr.

CIRCUMFUSA. rr* DU bOL. 515

S00 crattgr. de terre, étendu* sur une surface de 36,000 millim.

carrés, ont absorbé en

Désignation des Uim. 13 heures.

Onligr.

Sable siliceux 0,0

Sable calcaire. . , 1 ,0

Gypse 0,5

Argile maigre 10,5

Argile gratte 12,5

Terre argileuse 15,0

Argile pore 18,5

Calcaire en pondre fine . 1 3,0

Humus 40,0

L'absorption du gaz oxygène, condition essentielle de la végétation, s'effectue par l'intermédiaire de l'eau et des racines. L'eau, en pénétrant dans les plantes parles racines, leur apporte avre elle de l'air, du gaz acide carbonique et d'autres matières que réclame leur nutrition, mais les terres ont la propriété d'absorber directement divers gaz. T. de Saussure a fait des expériences sur le pouvoir absorbant de certains corps pour le gaz ammoniac, l'acide sulfureux, l'hydrogène sulfuré, l'azote, l'hydrogène, l'oxygène, à la pression ordinaire de l'air, elles placent en première ligue, sous ee rapport, le charbon de bois, les roches argileuses. L'argile absorbe des gaz ammoniacaux et s'en sature ; il en est de même de la marne (calcaire marneux) et du plâtre; c'est pourquoi le plâtre s'empare des émanations ammoniacales qui s'échappent des fu- ■lîers, ep donnant lieu probablement à une double décomposition tpi fournit du sulfate d'ammoniaque et du carbonate de chaux. Les oxydes de fer participent à ce pouvoir absorbant, et, d'après M. Boussingault, l'efficacité des terres argileuses pour l'oxygèue, tient à la présence en elles de l'oxyde ferrique au miuimum d'oxydalion. Enfin l'humus emprunte de l'oxygène à l'air et le lui restitua en partie sous forme d'acide carbonique.

Les terres ne sont pas au môme degré conductrices du calorique; voici les résultats de M. Schùbler, qui a mesuré ce pouvoir ptr la méthode du refroidissement :

Facnltrf âe ratarir !• cfcaUor, Désignation des terres. <*U« ** «^ *■■* *• *<».

Sable calcaire 1 00,0

Sable siliceux 95,6

Gypse. 73,*

Argile maigre 76,9

Argile grasse 71,1 4

Terre argileuse 68,4

Argile pure 66,7

Calcaire en poudre fine 61 ,8 *

Humus 49,0

On comprend, d'après ces données, pourquoi les terrains sablon- ^ neux conservent, en été, une température élevée même pendant la , nuit. Au reste, réchauffement du sol dépend de sa composition, da ; l'état de sa surface, de la proportion d'eau qu'il retient et de l'inci- i dence des rayons solaires ; pour la même incidence solaire, ce sont ; la couleur et l'humidité qui influent le plus sur la quantité de cha- ] leur acquise par les terres dans un temps déterminé ; les différences qu'elles entraînent vont jusqu'à 1& ou 15 degrés; l'état de la surface et la composition des terres influent beaucoup moins; l'obliquité des rayons solaires produit des différences qui s'élèvent à 25 degrés centigrades.

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