‹ Traité d'hygiène publique et privée v. 2 (volume 3)Chapitre 71 sur 111 · Configuration du toi · texte numérisé non relu

Configuration du toi

Les différences de configuration des côtes maritimes influent sur la douceur ou la rigueur du climat; la quantité de ebaieur aunueUtf et la distribution de celle chaleur entre les saisons varient suivant que les continents, par leurs dispositions articulées ou eu massa continues, ont plus ou inoins de contact avec les mers. Cellet-à conservent eu hiver une grande partie du calorique absorbé pendant l'été, envoient vers le fond les molécules refroidies a leur surfacs; de plus, eu deçà des 70e et 75' degrés de latitude, elles ne se coavrent pas de glaces, ui, par cousequeut, de neiges accumulées. Cet circonstances doiveut nécessairement railiger la température d'une

lit) G*M*tt mêdkak 4* Paru, 1849.

CIRCUMFU8A. — DO SOL. 527

Hi, d'une langue de terre, d'une bande littorale. Une péninsule offre det localités plus tempérées, des hivers plus doux, des étés plus frais, et, en somme, une plus forte moyenne du chaleur annuelle que l'intérieur des terres appartenant à des continents prolongés. Dans le nord-est de l'Irlande, sur les côtes de Gleuarm (latitude Mr,56), situées sur le parallèle de Kœnigsberg en Prusse, le myrte liant avec la môme vigueur qu'en Portugal. Le mois d'août, qui, dans Test de l'Europe, par exemple en Hongrie, est de 20 degrés csntigrades, ne s'élève à Dublin, sur la môme bande isotherme, qu'à 46 degrés ; par compensation, le mois de janvier atteint à Dublin jasqn'à + 4\B, tandis qu'il est de — 2 degrés centigrades en Hongrie, et à peine de + 1 degré en Lombardie, située, avec Padoue, Ravie et Milan, sûr une ligne isotherme que représente une moyenne •■■Belle de 12%5 à 12°,8. Les montagnes agissent sur le climat des phûoes voisines par leur élévation, par l'inclinaison de leurs parties, diversement exposées à l'irradiation solaire, par l'ombre qu'elles se portent les unes aux autres unx différentes heures du jour et en différentes saisons de l'année, parles inégalités qu'ellesdétermineut dm le rayonnement nocturne, par l'abri qu'elles fournissent contre des vents prédominants. Leurs masses élancées, opposant au soleil ne surface opaque et réfléchissante, échauffent les couches d'air WbUnls, et donnent lieu à des courants descendants, qui sont très ftmds» Sous le tropique, et dans les pays tempérés, pendant l'été, od rencontre déjà, à 1,800 ou 1,500 toises de hauteur au dessus des plaines, des couches d'air qui n'ont que 10 degrés centigrades au plus, et qui peuvent être refoulées par les vents obliques le lang des pentes. Eu général, le climat se montre plus rigoureux à pJBiimité des hautes chaînes de montagnes qu'à latitude égale dans lis plaines libres et sur les plateaux très étendus, ce qui tient sans deale: 1* à la rareté de l'air, qui accélère le refroidissement noc- Éarue du sol, surtout lorsque les montagnes s'élancent au-dessus de la région ordinaire des nuages, qui est de 3000 mètres ; 2° à la marche plus rapide de l'évaporation, que favorisent sur les montagnes la diminution de la pression, l'agitation de l'air et le développement des surfaces. Les plateaux situés même à une grande élévation s'échauffent davantage pendant le jour ; mais ils rayonnent tuai pendant la nuit avec plus d'intensité vers un ciel presque toujours dépourvu de brumes et de nuages : c'est pourquoi la comparaison des températures moyennes des villes bâties sur des plateaux et des villes qui sont étagées sur l'escarpement des montagnes n'a

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pas donné à M. de Humboldt une différence de plus de t%5 à2%5 en faveur des premières. Le rapport de l'ascension en ligne directe avec le décroissement de la chaleur atmosphérique ne suit pas une progression uniforme dans toutes les circonstances de saison, de lieux, de repos ou d'agitation de l'air, etc. ; dans la zone boréale, le décroissement est beaucoup plus rapide par des vents ouest que pir des vents sud- est. En écartant les causes accidentelles qui troublent la progression décroissante de la température suivant une ligne verticale, on trouve qu'en général une élévation d'environ 1 00 mètres équivaut, pour l'effet thermométrique, au déplacement vers les pôles de 1 à 2 degrés ; que, sous la ligne, 1 degré de froid correspond à une ascension de 219 mètres; dans la zone tempérée, à MU mètres; en hiver, à 70 mètres de moins qu'en été; à sept heures du matin, à 60 mètres de moins qu'à cinq heures du soir: ainsi, l'élévation du terrain modifie les saisons et les climats. Par 46 degrés de latitude, une hauteur de 2,000 mètres réalise les conditions atmosphériques de la Laponie. La série de climats qui va se dégradant de l'équateur au pôle se reproduit verticalement sur 1rs grands reliefs du globe (v. Climats). L'atmosphère où les individus des deux règnes organiques peuvent éclore, vivre et se multiplier, le champ des évolutions de la vie, se trouve donc resserrée entre II surface du sol et une coupole de glaces éternelles qui en recouvre les hautes sommités, et qui va s'abaissant de l'équateur aux régions polaires.

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