Température du soi
PuisqiM b diilear eentnle de le terre influe sur la température de «a suptaoe dans une proportion indifférente il la sensibilité cutanéei il n*y a lien dV tndier que lea e&ts de riiradiation soliire : or ils varient suivant l'état de la sorboef la ooofigiuration et la structure du soL
U« *- Structure du m/.
Les terrains compactes non argOeux, tek qu'on les rencontre danft led foN niations aftciennes» sont rarement perméables aux eaux ; suivant leur Conteur et l'état physique de leurs surfaces, ils réfléchissent plus ou moins les rayons solaires; en général» ils sont moins susceptibles de les absorber que les sols pulvérulents.
Nous avons dit à quel degré s'échauffent les terrains sablonneux ; ï Paris même, Arago a reconnu que, durant les fortes chaleurs, te thermomètre marquant SS degrés à l'ombre, le sable s'échauffe jusqu'à &3, SO et 55 degrés. Ce phénomène influe nécessairement sur l^état climatérique d'une vaste r^oo do globe. La poussière de sable, qui s'élève du sol par le frottement des vents, s'échaoSe plus que l'air et contribue à l'exagération de la température dans les couches inférieures de l'atmosphère.
Les terrains d'alluvions, constitués en grande partie par les matériaux de la putréfaction organique, s'imprègnent de l'humidité atmosphérique; l'évaporation dont ils sont le si^ a pour effet, suivant les saisons, de modérer la chaleurou d'augmenter le froid. Mais il faut tenir compte de la chaleur dégagée parleur combustion lente qui complique le pliénomène, et en renverse souvent le sens, en hiver. De même que les plantes, les espèces animales affectionnent tel ou tel terrain, parce qu'elles y trouvent les circonstances extérieures qu'exige leur organisation. Cette prédilection snscitée par l'instinct conservatettr« l'homme la ressent aussi, mais tempérée par la conscience de aoo élasticité organique.
La nature géologique des terrains n'est pas sans liaison avec la production des maladies. Nous avons indiqué celles qui prennent naissance sur les territoires limoneux, parsemés d*eaux croupissantes, eucotubrén par Teiubérance de h végétatioB. YiUermé a remarqué, en 183&, la coïncidence des maladies marécageuses avec la présence de l'argile dans le sol (1); la Brenne, la plaine
(1) YiUemié, Annales dChygiène et de médecine iégate. Paris, i'« séria, ISdâ, t II, p. 351.
kh* DIS HOMFKàntms. — ciRcnmu. [na^a
du Forez, la Bresse, la Sologne, etc., ont uD sol argileui. On a tu, en 1836. une épidémie sévir dam tontes les rentrées de la Hollande qui reposent sur l'argile, el épargner les terres limitrophes, doiil le sol est sablonneux, quoiqu'elles eussent élé exposées aux inondations [1). Dans le département de U Charente- Inférieure, les fièvres in termii lentes cessent pariool uù le calcain remplace acci dentelle nteiit l'argile, pour reparaître lii où l'argile reparaît i soo tonr dans la structure du sol. Les recherches de Ilroct^hi sur la composiiion du territoire romain ont prouvé que la superposition de l'ai^ile à un terrain de nature volcanique renforce les conditions qui favorisent la production da fièvres iniermilleiites. Hors les cas d'inondation, il est rare, d'aprte Pugnei, que la peste se nioiiire dans les lieux sablonneux : cette observation a élé confirmée par Gaetani-bef. Clot-bcy a coosiaié. dans l'épidémie de 1835, qiiv les régimenLt égyjitiens campés dans le déson ont été presque entiëremeoi épargnés, malgré l'absence de toute précaution d'isolement. Le choléra a pris son origine dans les deltas du Gange, la peste dans ceux du Nil, la fièvre Jaune dans ceux du Mississippi. On a essayé de démontrer que le premier de as fléaux épargne les contrées où dominent les sables, le silex, la craie, les roches primitives, et ravage celles où existent des terrains d'alluvions, des rnimt», desargiles,des formations carbonifères non encaissées, du calcaire grossier (1). Peileiikofer a posé en loi que le choléra ne se propage jamais d'une manière épidémique dans les localités qui ont pour sous-sol une roche calcaire coinpade; on lui a objecté l'épidémie du chiteau d'Avignon (Picard), celle d'Ofen-Pesih (Tormay), de Torgau en 1850 (Riecke), de Helsingsfors en I8I18, où les parties de la ville baltes sur le granit étaient décimées, tandis que les parties marécageuses et voisines du rivage furent épargnées (3). Nous avons déjà mentionné la coïncidence du goitre avec la présence des roches magnésiennesL Ces faits, et d'autres que nous omettons, ont pour l'étiologie une valeur rédie, mais qu'il ne faut pas exagérer par une induction entraînante ; sartout il ne Tant pas oublier, dans la considération de ces faits, l'influence que penvent avoir sur leor production d'autres causes que celle de la structure gëolt^qoe des lieux où ils ont été observés.
ni. — Configuration du soi.
Les différences de configuration des cAtcs maritimes influent sur la doaceor on l'ansiérilé du climat; la quantité de chaleur annuelle et la distribution de cette chaleur entre les saisons varient suivant que les continents, par leurs dispositions articulées ou en masses continues, ont plus ou moins de contact avec les mers. Celles-ci conservent en hiver une grande partie du calorique absorbé pendant l'été, envoient vers le fond les molécules refroidies i leur surface; de
(1) Archiva gétt&alei de médeeiiK. Psrii, 1S2S, l. XVil, p. S7 el 361. (a) Vof. nriuioger, op. cit., p. d30.
(3) Gaiette médicale de Paru, 1819.
rante] W BOL. — CONFIGURATION DQ SOL. 467
plus, en de0 ds 70* el 75* degrés de latitude, elles ne se ooaTrent pis de glaces» ni, par csttiéqnent, de neiges accnmalées. Ces circonstances <toivent nécessairement nitlger la température d'une Ile, d*nne langue de terre, d'une l»nde littorale. Une péninsule offire des localités plus tempérées, des hifers )lns doni, des étés plus frais, et, en somme, une plus forte moyenne de chaeur annuelle qoe l'intérieur des terres appartenant à des continents prolongés. Dans le nord-^st de l'Irlande, sur les côtes de Glenarm (latitude 5&* 56'), sitnéesiNir le parallèle de Kœn^piberg en Prusse, le myrte fleurit avec la même ▼igoeur qu'en Portugal. Le mois d'août, qui, dans l'est de r£urope, par eienqpie en Hongrie, est de 20 degrés centigrades, ne s'élève à Dnblia, sur la mêow bande isotherme, qu'à i6 degrés; par compensation, le mois de janvier atteint à Dublin jusqu'à + &*,5, tandis qu'il est de — 2 degrés centigrades en Hongrie, et à peine de + ^ degré en Lombardie, située, avec Padoue, Pavie et Milan, sur une ligue isotherme que représente une moyenne annuelle de 12*,5 à 12*,8.
Les montagnes agissent sur le climat des plaines voisines par leur élévation, par l'inclinaison de leurs parties, diversement exposées à l'irradiation solaire, par l'ombre qu'elles se portent les unes aux autres aux différentes heures du jour et en diilérentes saisons de l'anoée, par les inégalités qu'elles déterminent dans le rayonnement nocturne, par l'abri qu'elles fournissent contre des vents prédominants. Leurs masses élancées, opposant an soleil une surface opaque et r^échissante, échauffent les couches d'air ambiant, et donnent lieu à des courants descendants, qui sont très-froids. Sous le tropique, et dans les pays tempérés, pendant l'été, on rencontre, vers 3000 mètres de hauteur au-dessus des plaines, des couches d'air qui n'ont que 10 degrés centigrades au plus, et qui penveot être refoulées par les vents obliques le long des pentes. En général, le climat se montre plus rigoureux à proximité des hautes chaînes de montagnes qu'à latitude égale dans les plaines libres et sur des plateaux trèsétendus; ce qui tient sans doute : 1" à la rareté de l'air, qui accélère le refroidissement nocturne du sol, surtout lorsque les montagnes s'élancent au-dessus de la région ordinaire des nuages, qui est de 3000 mètres ; 2* à la marche plus rapide de l'évaporation, que favorisent sur les montagnes la diminution de la pression, l'agitation de l'air et le développement des surfaces. Les plateaux situés même à une grande flévation s'échauffent davantage pendant le jour; mais ils rayonnent aussi pendant la nuit avec plus d'intensité vers im ciel presque toujours dépourvu de brumes et de nuages : c'est pourquoi la comparaison des températures moyennes des villes bflties sur des plateaux et des villes qui sont étagées sur l'escarpement des montagnes n'a pas donné à Humboldt une diCféreuce de plus de i*,5, à 2^,3 en faveur des premières. Le rapport de l'ascension en ligne directe avec le décroissement de la chaleur atmosphérique ne suit pas une progression uniforme dans toutes les circonstances de saison, de lieux, de repos ou d'agitation de l'air, etc. ; dans la aone boréale, le décroissement est beaucoup plus rapide par des vents ooest que par
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