LE CORPS
< 1. — Le corps humain a été représenté en tout ou en partie , entièrement nu ou vêtu ou encore à demi-vêtu.
2. — Parfois, le corps est réduit à la tête , qui en est la partie la plus notable, celle où réside l’intelligence ; par exemple, pour la Trinité, Dieu le Père, les anges, les vents, les saisons.
D’autres fois, on voit le buste seulement, comme pour le Père éternel, le Christ et les anges, qui émergent alors des nuages. Les ancêtres du Christ, dans l’arbre de Jessé, comme la Vierge ellemême, sortent du calice d’une fleur, type adopté aussi pour quelques vertus.
La suppression des pieds indique des natures célestes , qui n’ont rien de terrestre, de ce qui attache à la terre et par conséquent, qui sont aussi immatérielles que possible. De ce genre, sont la majesté de Dieu, qui, aux xme et xive siècles, sur les fers à hosties, n’a pas de pieds et les anges de l’école giottesque, drapés dans une longue robe flottante. C’est que la partie supérieure du corps se prend en bonne part et la partie inférieure en mauvaise part.
3. — Les parties sexuelles sont exprimées assez souvent en vue de figurer la luxure et la concupiscence de la chair. On y applique, comme punition, des reptiles et des crapauds.
Pour l’enfant Jésus, à la renaissance, le sexe apparent dénote que le Fils de Dieu, en prenant un corps semblable au nôtre, en a accepté jusqu’aux infirmités : « Et ipse circumdatus infirmitate. » (S. Paul., ad Hebr ., v, 2).
4. — Le sein découvert a une double signification : il symbolise d’abord l’innocence et l’amour de Dieu, à la renaissance seulement;