LIVRE SIXIEME
LES TRIOMPHES
Un des plus anciens exemples est celui dont parle Eusèbe et qui représentait Constantin foulant aux pieds et transperçant de sa lance un dragon , symbole du paganisme vaincu. Depuis lors, les saints qui annoncèrent l’évangile dans les contrées infidèles ont été figurés ayant sous les pieds un monstre (dragon, hydre, serpent), sur la signification duquel on se méprit par la suite des temps, en croyant à un miracle réel dans l’ordre physique.
5. — Les triomphes ont joui d’une grande vogue aux xvie et xviie siècles et ils se sont alors singulièrement compliqués, car, sortant des données traditionnelles, les artistes les ont étendus outre mesure, de façon à rendre banal ce thème iconographique.
6. — A consulter les articles de Didron les Triomphes dans les tomes xxiii et xxiv des Annales archéologiques.