‹ Traité d'iconographie chrétienneChapitre 196 sur 285 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

LES TRIOMPHES

Le patron, comme à Saint Pierre de Rome, est assis en majesté, sous un dais; des lampes brûlent en son honneur, les fidèles lui baisent dévotement le pied. Sur un tableau du xive siècle, au musée chrétien du Vatican, on voit Saint Pierre trônant, entouré de pieux fidèles qui tendent vers lui des mains suppliantes, tandis que d’autres embouchent des trompettes à sa louange.

Aux processions , la statue vénérée est portée sur une machina , échafaudage roulant, mis en mouvement par des hommes cachés sous la plate forme, où l’état béatifique est exprimé par un baldaquin, des rayons lumineux et des girandoles.

Les anges se mêlent à la terre pour former un concert céleste.

4. — Le triomphe sommaire consiste à mettre le vaincu sous les pieds du vainqueur. Ce vaincu est tantôt symbolique , comme le dragon sous les pieds de Saint Marcel, à Notre-Dame de Paris (xme s.); tantôt historique : c’est ainsi que les Saints écrasent leurs persécuteurs, par exemple, Néron est étendu sous les pieds de Saint Pierre, Maxence sous ceux de Sainte Catherine.

5. — Un triomphe complet multiplie les personnages. A l’église de la Minerve à Rome, au xve siècle, Saint Thomas d’Aquin, illuminé par le ciel et enseignant, confond l’erreur sous ses diverses formes, hérétiques et livres.

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