‹ Traité d'iconographie chrétienneChapitre 205 sur 285 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

LES SACREMENTS

4. — S. Thomas d’Aquin met ainsi en regard les sept sacrements avec les trois vertus théologales et les quatre vertus cardinales : le Ber ténu répond à la Foi, X Extrême-Onction à X Espérance, X Eucharistie à la Charité , X Ordre à la Prudence, la Pénitence à la Justice , le Mariage à la Tempérance et la Confirmation à la Force.

5. — Les sacrements ont été rarement figurés collectivement. On n’en cite que six exemples: pour le xive siècle, le campanile de Florence et les fresques de X Annuntiata, à Naples, par Giotto ; pour le xv°, un livre d’heures de Jean duc de Berry et le triptyque de Roger van der Weyden ; pour le xvi°, l’autel de Hal en Belgique ; pour le xviic, les tableaux de Poussin, reproduits par la gravure. Mais les représentations isolées sont, au contraire, très fréquentes.

6. — Le sacrement n’est pas symbolisé, on le met en scène, tel qu’il est administré. Roger van der Weyden a disposé les sept sacrements à l’intérieur d’une église, pour montrer que c’est l’Église qui en est la dispensatrice. On procède ainsi : le baptême, la confirmation et la pénitence se succèdent à gauche, au côté nord ; le centre est occupé par l’eucharistie; l'on redescend à droite avec l’ordre, le mariage et l’extrême-onction, au côté sud.

7. — A consulter: Didron, Les sacrements , t. XXII des Annales archéologiques.

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