LIVRE PREMIER
NOTIONS GÉNÉRALES
il convient de signaler, dans beaucoup d’églises, des séries d’évêques ou d’abbés, par exemple les papes à Saint Paul hors les murs ; les évêques de Naples, dans la catacombe de Saint Janvier, dès le Ve siècle; les archevêques de Tarentaise, à Aime ^Savoie); les abbés, à Saint Georges d’Oberzell (grand duché de Saxe). On les représente de face et en buste seulement, pour ne pas leur donner trop d’importance.
3 — 1 1 n’existe pas de portraits authentiques du Christ et de la Vierge. 11 n’en est pas ainsi des saints, depuis le xn° siècle, mais surtout depuis le xvne : on a de Saint Louis un portrait contemporain et le fait n’est pas rare quand la Renaissance eut vulgarisé l’art de la peinture.
4. — Les artistes ont parfois signé leurs œuvres par leurs portraits ; ils y ont aussi introduit dçs portraits de leurs amis: les fresques de Raphaël au Vatican ont été étudiées à ce point de vue spécial, intéressant pour l’histoire. La chose en soi n’a rien de blâmable, mais la pratique du xvne siècle est souverainement inconvenante, car il a pris pour type de saints des portraits de personnages vivants ; par exemple, à la Visitation de Poitiers, un Saint Jean Baptiste, à perruque frisée, reproduit certainement les traits d’un inconnu qui se nommait Jean.
5. — Les portraits sont une des causes qui font rechercher les médailles. La série des médailles papales commence à Martin V (xve s.). Souvent, les évêques ont fait frapper des jetons à leur effigie et à leurs armes, pour être jetés au peuple lors de leur prise de possession.