‹ Traité d'iconographie chrétienneChapitre 77 sur 285 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

LE TEMPS

Esjouyr me dois en doulceur Moy qui Mecredy ay nom Penser comme Nostre Seigneur Fut vendu par grande trahison A ung tel jour, bien le scait-on.

Par quoy je dois estre intentif A labourer toute saison Et prier pour mes bons amys.

Je suis Jeudi le plus joyeux Qui soit en toute la sepmaine,

Car soubz mon nom le dieu des dieux Feist très joyeusement sa cène Et feist chère joyeuse et pleine A ses apostres clèrement ;

Puis après, c’est chose certaine,

Les pieds leur lava doulcement.

Et je suis celui qui n’a cure De joye ne d’esbatement,

J’ay nom Vendredi. Ma nature Si est de vivre simplement Et penser au grand jugement Que Dieu sur le monde tiendra Pour tous juger générallement :

Fol est cil^qui n’y pensera.

Le Samedy me fays nommer,

Vivant toujours en espérance,

Priant celui qui n’a nul per Que tousjours soit à mon aidance Et la Vierge très pure et franche Où le doulz Jésus s’en umbra ;

A les servir est ma plaisance En disant Ave Maria.

6. — Les Heures semblent inconnues à l’iconographie du moyen âge et il faut descendre au xvne siècle pour voir, au célèbre pla-

fond peint par le Guide au palais Rospigliosi, à Rome, l’Aurore, sous la forme d’Apollon rayonnant, dont le char est escorté de femmes se tenant par la main.

A Reims, elles sont symbolisées, à midi, par les douze apôtres et de meme sur un cadran solaire, à Poitiers.

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