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LE FIRMAMENT

1 . — Firmament est synonyme de ciel* II a été créé au second jour . « Dixit quoque Deus : Fiat firmamentum in medio aquarum et dividataquas ab aquis. Et fecit Deus firmamentum divisitque aquas quæ erant sub firmamento ab his quæ erant super firmamentum. Et factum est ita vocavitque Deus firmamentum cœlum : et factum

est vespere et manedies secundus. » (Gen., i, 6-8).

2. — A Chartres, au xme siècle, le firmament consiste dans une zone intermédiaire, établie entre les eaux supérieures et les eaux inférieures : deux anges l’habitent. C’est donc bien le séjour céleste.

3. — Le firmament se complète, au quatrième jour, par l’adjonction du soleil, de la lune et des étoiles. « Fecitque Deus duo luminaria magna : luminare majus, ut præesset diei ; et lummare minus, ut præesset nocti, et stellas. Exposuit easin firmamento cœli ut lucerent super terram et præessent diei ac nocti et dividerent lucem ac tenebras. » (Gen., i, 16-18).

4. — David (Psalm. xvm, 1) dit que les cieux racontent la gloire

de Dieu et que le firmament annonce l’ouvrage de ses mains:

« Cœli enarrant gloriam Dei et opéra manuum ejus annuntiat firmamentum ». La lumière qui y brille est qualifiée par Daniel : « splendor firmamenti » (xn, 3). Dieu, dans la gloire, siège au firmament, au milieu des anges et des astres, c’est-à-dire de la double lumière immatérielle et physique. Salomon déclare que le firmament est le lieu de son habitation et de son trône : « Tu exaudies in cœlo, in firmamento habitaculi tui. Exaudies in cœlo, in firmamento solii tui, orationes eorum » (III Reg., vin, 43,49). Le firmament, en conséquence, convient en propre à la Majesté divine : « Et vidi, et ecce sub firmamento... quasi lapis sapphirus, quasi species similitudinis solis... et elevata est gloria Domini » (Ezecb., x, 1, 4J.

5. — Dans l’iconographie des premiers siècles, Dieu aies pieds posés sur un voile développé en rond, que soutient la Terre ou le Monde des deux mains. C’est la traduction littérale de ce verset des psaumes: « Et erit firmamentum in terra » (lxi, 16).

6. — D’après Innocent III, le firmament est le symbole de l’Eglise: « Nosse debueras quod fecit Deus duo magna luminaria in firmamento cœli, luminare majus ut præesset diei et luminare minus ut præesset nocti ; utrumque magnum, sed alterum majus. Nomine cœli præsignatur Ecclesia » (Epist. lxiii).

7- — Types iconographiques : Fig. 69. Création du firmament, sculpt. de lacath. de Chartres, xui° s. — Fig. 70. Le Christ, les pieds posés sur le firmament : sarcophage du iv® s. à Rome. — Fig. 71. Idem , sarcoph. de Junius Bassus, à Saint Pierre de Rome, ive s.

Planche YII

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