LES ÉTOILES
1. — Les étoiles sont, avec la lune, les astres de la nuit, mais d’ordre inférieur. Elles ont été créées au quatrième jour.
2. — Leur forme n’a guère varié ; c’est un foyer lumineux, à rais plus ou moins nombreux, fuselés ou droits. Les cinq rais sont propres aux gnostiques : au moyen âge, il y en avait ordinairement huit. Parfois on la transforme en roue.
L’étoile a une queue verticale et flamboyante ou un rayon droit prolongé, à Noël et à l’Epiphanie, car la liturgie dit d’elle :
.... Stella quæ solis rotam Vincit décoré ac lumine.
A Piome, cet astre est remplacé par un ange, dans la mosaïque du pape Jean VIL
3. — Les étoiles se voient à la création, à la nuit de Noël et à la crucifixion, pour exprimer les ténèbres : à la scène de la Majesté, parce que la liturgie appelle le Christ « Gonditor aime siderum. »
4. — L’étoile symbolise le Christ : « Orietur stella ex Jacob » (Num , xxiv, 17), la Vierge, appelée « stella matutina », « maris stella »; un groupe d’étoiles, les apôtres et les justes : « Fulgebunt justi quasi stellæ in firmamento » ( Sapient ., ni, 7.), principalement saint Jean- Baptiste, à cause d’une apparition sous cette forme.
5. — L’étoile est l'attribut des mages, de saint Swibert, de saint Bruno, de saint Hugues de Grenoble, de saint Nicolas de Tolentin, de saint Dominique, de la bienheureuse Colombe de Rieti ; de la Sainte Vierge, à cause des douze étoiles placées sur sa tête en cou*