‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 126 sur 272 · LIVRE QUATRIÈME. — L'HOMME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. — L'HOMME

ordres de la société, clergé à sa droite, noblesse et peuple à sa gauche, qui voat décocher les traits des arcs et arbalètes dont ils sont armés.

8. — Dans le Poitou et le centre de la France, on constate une coutume qui subsistait encore au commencement de ce siècle. Le jour des Cendres, on exposait sur la cheminée do la cuisine un tableau composé d'autant de lettres qu*il y a de jours dans le carême et chaque soir on en effaçait une. Ces mots sont :

Mors imperat, regibuSy maximis, minimisa denique omnibus.

Chaque mot fait une semaine. Mors égale les quatre premiers jours après le mardi gras. Si Ton a choisi une légende allusive à la mort, c'est q-ue le carême aboutit à la mort du Sauveur et qu il a pour but de provoquer la mort spirituelle du péché.

9. — La douleur causée par la mort s'exprime de plusieurs façons : cheveux épars, bras levés au ciel, maiiis qui frappent la poitrine, sein découvert: telles sont la mère qui présente son fils à Saint Biaise dans une peinture de la crypte de S. Clément à Rome (xii^s.) etRachel, lors du massacre des Innocents, à Aime en Savoie (xiii* s.).

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