‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 135 sur 272 · LIVRE OINQUIÈMB. — LES VERTUS ET LES VICES · texte numérisé non relu

LIVRE OINQUIÈMB. — LES VERTUS ET LES VICES

montrent le cœur y siège de T Espérance. — Deux enfants, qui en grandissant seront la consolation de leur mère et Tespoir de l'avenir, s'embrassent affectueusement.

6. — On lui donne comme devise : à Rome, Frustra opérât qui Dexim non timet; à Saint Marc de Venise; Sperate, voSy omnis congregatio populi, Deus adjulor noster est ; à Venise : Spem habe in Domino ; à Côme : Spera in Deo et fac bo7ium.

7. — Deux couleurs conviennent particulièrementàTEspérance, le bleu et le vert. Le bleu rappelle Tazur du firmament où elle tend, c'est la couleur céleste. Le vert indique le printemps delà nature, qui fait songer au printemps éternel ; c'est la couleur terrestre.

8. — A l'Espérance sont associées comme ses filles, au baptistère de Parme (xii« s.), la Prudence et la Modestie :

Spes est quam cernis : Prudentia dextra sodalis Signatur lapides et parte Modestia leva,

9. — L'Espérance est opposée au Désespoir et à Tlnconstance. Aussi, sur le tombeau du cardinal Erard de la Marck, évêque de Liège (1538), foulait-elle aux pieds Judas qui finit par le suicide : Spes Judam desperatum supplantât.

10. — A consulter : Didron, VEspérance, dans les Annales archéologiques^ t. XX.

11. — Types iconographiques. Fig. 107. L'Espérance, émail du xnv s. — Fig. 108. L'Espérance, par André de Pise, à Florence,

XIV* s.

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