‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 134 sur 272 · On lui a donné pour attributs · texte numérisé non relu

On lui a donné pour attributs

Vabeille seule, ou une ruche cf abeilles, parce que par elle se récolte le miel. — V Agneau de Dieu, c'est-à-dire le Christ luimême dont elle désire la possession au ciel. — L'ancre, qu'elle jette sur le rivage céleste où aspirent tous ses vœux et où elle veut aborder. Elle pose le pied ou s'appuie sur cette ancre, qui symbolise le port du salut où elle fixera sa demeure éternelle. Elle s'attache au ciel, comme l'ancre s'accroche au rivage et elle la presse amoureusement sur sa poitrine. « Qui confugimus ad tenendam propositam spem, quam sicut anchoram habemus animœ tutam ac firmam et incedentem usque ad interiora velaminis ubi praecursor introivit pro nobis Jésus. » (S. Paul., Ad F^ôr., VI, 18-19.) — La colombe, qui vole vers la patrie: dès les premiers siècles, la colombe a été le symbole do l'âme fidèle. — La bêche, instrument de travail. — Un bouquet de /leurs et tme branche bourgeonnée, indices du printemps. — Une cage, car l'âme est ici-bas captive. — La colonne, sur laquelle elle s'appuie pour ne pas défaillir. — Le compas, pour mesurer la distance du ciel à la terre. — Une corne, où abondent les fleurs et les fruits. — Une couronne de roses ou de lis ou de /leurs, car les fleurs, joie et parure de la terre, font présager les fruits et parce qu'elle est chaste.

— Une couronne royale, symbole de la récompense future. — Une couronne de laurier ou une palme, récompense des mérites de la vie. — Une croix, car elle sait que le bienfait de la rédemption lui sera appliqué. — Des dés^ qui lui assureront le bonheur éternel.

— Un encensoir^ dont la fumée odorante monte comme un pieux désir. — Un étendard, car elle combat ici-bas. — L'étoilCy qui brille à son front, illuminé par la grâce. — Le fa7ial, autre symbole du port. — La faucille ou la faux, qui fait songer à la moisson. — Lb, fleur, qui promet un fruit. — Un homme nu tenant un

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globe ailé. — La lumièrey qui vient du ciel et dont elle reçoit des consolations spirituelles ; Lux perpétua litceat eis. — Le navire qui la conduit, sur la mer du inonde, aux rives éternelles. — Le phare^ qui a la même signification que le fanal. — Le phénix^ qui se consume sur un bûcher, avec la certitude de renaître. — UoiseaUf auquel elle rend la liberté et qu'elle lance dans les airs. — Le râteau^ attribut peut-être hardi et prétentieux, qui indique Tattraction puissante exercée sur le ciel par la prière. — Le soleil, qui est Dieu même. — Le sceau de DieUj symbole expressif du salut. — La tête d Bolopherne et le poisson du jeune Tobie, qui ont permis d*espérer le salut du peuple et la guérison de l'aveugle. — Une tête de mort, car la mort sera suivie de la résurrection. — Une touVy où elle se garde du danger. — Une voile de vaisseau, pour la pousser au port.

5. — L'Espérance est représentée avec des ailes, qui la font voler rapidement vers les cieux. — Ecrivant^ à genoux, une supplique à Dieu. — Attendant y pleine de confiance. — Regardant au «W qu'elle contemple et invoque, et d'où part an rayon de lumière, qui la console et la fortifie, illuminant la lettre de l'Evangile et lui en donnant l'esprit. — Joignant les mai?îs dans l'ardeur de la prière : prier, c'est espérer que l'on obtiendra ce que l'on demande. — Les mai?îs élevées vers la couron?îe qui brille au ciel et sera la récompense de sa vie passée dans la pratique de la vertu (Dieu la lui montre comme le but de ses actions, et la lui propose comme un encouragement puissant au milieu des épreuves du monde,) — ou vers le ciel, qu'elle implore comme pour en recevoir le secours, — ou en croix sur la poitrine, symbole de résignation. — Les bras tendus à la manière des Orantesdes Catacombes. — Une main liée à une meule qui la retient à la terre. — Les jambes nues et sa robe écourtéCy pour exprimer son dégagement des choses terrestres et son désir de marcher plus vite, sans être gênée ni ralentie, dans la voie de la perfection qui conduit à la céleste patrie. — Sous ses pieds disparaît le Temps, car elle aspire à l'éternité. — Des angelots

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