Ses attributs sont
Vagneau, qui rappelle par sa douceur qu'elle peut modérer ses appétits naturels. — V aiguière, complétée par le bassin. — Uarc : c'est l'arme du chasseur qui ne doit sa nourriture, nécessairement peu abondante, qu'au travail et à la fatigue. — Le bassin^ dans lequel elle verse l'eau de son aiguière. — La bride, qui arrête l'emportement. — Le compas, qui mesure tout. — La coupe, oii elle s'abreuve d'eau. — La courroie et la double ceinture, qui la protègent contre la concupiscence en lui serrantle ventre et les reins. — La cow7wm^, qui sera au ciel la récompense de son sacrifice.* — Le crâne desséché^qui lui apprend, par la contemplation delamort, à mépriser les vanitésdela terre, représentées par une couronne d'or qu'elle repousse ; il est écrit : Memorarenovissima tua etin œternumnonpec-
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cabis {Eccli.y vu, 40.) — L'épée pour le combat. — Le frein, identique au mors. — V horloge, car elle agitavecprécision,à son heure. — Les lunettes, avec lesquelles elle voit plus clair. — Le moulina vent, qui ne tourne que sous l'impulsion deTair. — Lemor^, qui arrête le coursier trop fougueux, réfrène les passions, les appétits déréglés, Temportement impétueux. — Le j'ow^, qui apprend à être soumis, à vivre dans Tabnégation de soi-même. — Le livre de la vie éternelle ; les livres, où s'enseigne la vertu. — Le miroir, où elle se voit telle qu'elle est. — Le pain^ car elle vit de peu. — La branche d'olivier , symbole de la paix, car est tempérant qui s'arrête après la victoire pour éviter le carnage et proposer les conditions de paix. — hh palme de la victoire remportée sur les passions. — Le palmier qui, dans le désert, ne fournit que ses dattes pour nourriture, et ses feuilles tressées pour vêtement ; est sobre qui vit ainsi, content de peu. — Le sablier^ rappelant les heures qui ne sont plus : Recogitabo annosmeos in amaritudine animse mesd.[h,, xxxvin, 15.) C'est de cette amertume du passé qui s'est enfui rapidement, que naît la sagesse dans le présent, et la sobriété dans l'usage des choses d'ici-bas. — Le serpent, qui se nourrit de terre, la matière la plus économique. — Les tenailles, avec lesquelles elle déracine les vices cachés au fond du cœur. — Une torche renversée^ symbole de la vie qui s'éteint. — Un vase qu'elle tient sous le bras, et dont elle laisse couler Teau, comme les Nymphes de l'antiquité. — Deux vases : elle mêle les deux liquides qu'ils renferment, afin d'amortir par l'eau l'ardeur du vin, ou de corriger par l'un ce que l'autre a de trop généreux, ou encore elle verse un vase plein d'eau sur un bassin plein de feu pour l'éteindre.
3. — La Tempérance est quelquefois représentée: sous les traits d'un enfant qui lit; un autre enfant paraît ébahi d'une sagesse qui ne lui semble pas de cet âge. — Voilée, pour ne pas avoir de tentations à la vue des choses terrestres. — Méditant l'Evangile, qui est la règle de sa conduite. — Regardant le ciel^ sous l'assistance duquel il n'est pas sur la terre de vertu méritoire. — Repoussant du