‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 148 sur 272 · LIVRE CINQUIÈME. — LES VERTUS ET LES VICES · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. — LES VERTUS ET LES VICES

pied V Intempérance y femme grossie démesurément par l'excès de nourriture, à l'œil égrillard qui convoite les plaisirs sensuels ; presque nue, car le vin qu'elle a pressuré de la grappe rouge qu'elle caresse avec satisfaction, la porte à la luxure; le sage l'avait dit: « Vinum in quo est luxuria. » (ad Ephes. y v. i8). — Accompagnée de la virginité, qui ne vit que de privations, elle caresse une colombe et une blanche licorne, et odore un lys. — Elle monte un chameauj le plus sobre des animaux ou un éléphant : cet animal, selon Pierre de Capoue, est le symbole de la chasteté: « Elephas animal magnum est, cujus ossa candida sunt et désignât castitatem », mais la chasteté est fille de la Tempérance.

4. — La Tempérance se personnifie dans SaintLuc, et est symbolisée par le Géon, dont le font baptismal de Hildesheim dit, au XIII* siècle :

+ Temperiem Geon teire désignât hiatus,

5. — Sur le tombeau d'Erard de la Marck (1538), elle a pour adversaire vaincu le luxurieux Tarquin : Temperantia Tarquinium immoderatum extinguit.

6. — Types iconographiques. Fig. 116. La Tempérance, par Pérugin, XVI* s. — Fig. 117. La Tempérance, sculptée par Michel Columb, à la cath, de Nantes, xvi* s.

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