Huit est le chiffre delà félicité suprême
2. — Saint Thomas d'Aquin a établi un rapprochement entre les dons du Saint-Esprit, les vertus tliéologales et cardinales et les huit béatitudes, telles qu'elles sont décrites, de la bouche même de Notre-Seigneur, dans l'évangile de S. Mathieu (v, 1-11).
La Pauvreté A' Esprit correspond au don de Crainte et à VEspérance ; la Douceur^ au don de Piété et à la Justice ; les Larmes, an don de la Science; la Faim ei soif de la Jmtice, au don et à la vertu de Force; la Miséricorde, au don de Conseil ei à la Prudence \ la Pureté de cœur, au don àlntelligence et à la Foi, la Paix, au don de Sagesse et à la Charité ; la Persécution et Malédiction^ à la Temperance,
3. — Les béatitudes ont été exprimées sur la couronne de lumière d* \ix-la-Chapelle (xii* s.) d'une manière uniforme, par un homme debout, entouré de rayons lumineux qui viennent d'en haut et tenant à deux mains un phylactère où est écrit le texte corrélatif à chaque béatitude.
A Hildesheim, dans l'église S. Michel, le XIP siècle les a sculptées sur les chapiteaux de la nef méridionale : ce sont des femmes, voilées et nimbées, tenant des phylactères au texle du sermon sur la montagne.
4. — Dans la chapelle Corsini, à Saint Jean do Latran, elles se
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