‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 174 sur 272 · LES ŒUVRES DE MISERICORDE · texte numérisé non relu

LES ŒUVRES DE MISERICORDE

1. — Etymologiquement, la Miséricorde peut se définir : la compassion du cœur pour la misère d'autrui. Personnifiée, elle a pour atlributs : des tablettes couvertes de caractères hébraïques, qui proclament Dieu miséricordieux : « Misericors Dominus, patiens et multum misericors » {Psalm. cxliv, 8) ou que Dieu, ayant pitiéde son peuple, lui a révélé sa loi ; une femme, que va frapper la Justice et à qui elle sauve la vie ; plusieurs rangs de mamelles, comme la Diane d'Ephèse, parce qu'elle est prodigue d'elle-même; un lis, à cause de ses propriétés médicales.

lîille se rencontre avec la Vérité et lui donne un baiser : « Misericordia et Veritas obviaverunt sibi « [Psalm. cxliv, 88), puis avec la Justice, suivant ce texte de saint Jacques ; « Misoricordia superexaltat Judicium » (Epist., ii, 13J.

2. — La misère atteignant à la fois le corps et Tâme, il s'ensuit qu'à la misère physique et morale correspond un double exercice de la miséricorde, qui est dénommée en conséquence corporelle et spirituelle.

Jésus-Christ, parlant du jugement suprême, motive ainsi l'admission des élus à la droite : « Tune dicet rex his qui a dextris erunt : Venite, benedicf i Patris mei, possidete paratum vobis regnum a constitutionemundi. Esurivi enim etdedistis mihi manducare;sitiviet dedistis mihibibere: hospes eram et collegislis me; nudus eram etcooperuistis me ; inflrmus, et visitastis me; in carcere eram, et venistis ad me » (S. Matth., xxv, 34-36).

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