LIVRE SEPTIÈME. — LES SACREMENTS
4. — S.Thomas d'Aquin met ainsi en regard les sept sacrements avec les trois vertus théologales et les quatre vertus cardinales : le Ba; tême répond à la Foi, V Extrême-Onction à VEspérance, YEuchanstie à la Charité, V Ordre à la Prudence, \a Pénitence à la Justice, le Mariage à la Tempérance et la Confirmation à la Force.
5. — Les sacrements ont été rarement figurés collectivement. On n'en cite que six exemples: pour le xiv^ siècle, le campanile de Florence et les fresques de VAn?2tmtiata, k Naples, par Giotto; pour le xv% un livre d'heures de Jean duc de Berry et le triptyque de Roger van der Weyden ; pour le xvi%rauteldoHalen Belgique; pour le xvii^, les tableaux de Poussin, reproduits par la gravure. Mais les représentations isolées sont, au contraire, très fréquentes.
6. — Le sacrement n'est pas symbolisé, on le met en scène, tel qu'il est administré. Roger van der Weyden a disposé les sept sacrements à rintérieur d'une église, pour montrer que c'est l'Église qui en est la dispensatrice. On procède ainsi : le baptême, la confirmation et la pénitence se succèdent à gauche, au côté nord ; le centre est occupé par l'eucharistie; Ton redescend a droite avec Tordre, le mariage et Textrême-onction, au côté sud.
7. — A consulter: Didron, Les sacrements, t. XXII des Annales archéologiques.