Sur un verre doré des catacombes, Dieu lui-môme cou
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ronneles époux, qui se donnent la main sur un autel, témoin de leurs serments ; Facclamation est topique : VIVATIS IN DEO.
Au musée du Vatican existe un sarcophoge antique de la Rome païenne, qui s'intitule FIDE[ SIMULAGRVM et nous offre, en effet, le tableau vivant de la Foi conjugale. Quelle belle et originale épitapde pour une tombe qui réunit le père, la mère et renTant! Leurs bustes se détachent en relief et près de la tête de chacun se lit le nom de la vertu qui lui correspond -.y homme, c'est THonneur, HONOR, aux pensées droites, au jugement sain, à la probité incontestée ; la femme, c'est la Vérité, VERITAS, qui ne soit pas dissimuler et se montre dans sa candeur naïve. De ce couple heureux naît TAmour, AMOR, car qui plus que l'enfant sait se faire aimer et établir entre deux âmes les liens les plus doux et les plus forts ? Ce tableau est vraiment presque chrétien.
Â, —Les donateurs^ homme et femme, placés en regard, sont accompagnés de leurs enfants, les garçons à la suite du père, les filles après leur mère.
Sur les tombes effigiées, la femme repose près de son mari, qu'ils soient représentés vivants ou morts, gisants ou agenouillés, en pied ou en buste. Le beau sarcophage de Septimia Severina et de Julius Catervius, qui date du v' siècle, explique en vers la signification de ce motif iconographique ;
Quos parîbus meritis junxit matrimonio dulci Omnipotens Dominus, tumuîuscusloditinœvum.
Catervi, Severina libi conjuncta letalur.
Surgatis pariter, Cristo prœstante, beati.
5. — Deux mariages sont célèbres entr'autres, celui de Saint Joseph avec la Vierge et de Saint Jean évangéliste aux noces de Cana.
6. — Les mariages mystiques ne doivent pas être oubliés. Ce sont ceux de Sainte Catherine d*Alexandrie avec l'enfant Jésus, qui lui met un anneau au doigt; de Saint Françofs d'Assise avec la pauvreté ; des religieuses et des vierges avec le Christ, leur époux cé-
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leste, dont elles portent Tanneau en signe d'alliance: « Desponso le Jesu Christo... Accipe ergo annulum fidei...ut sponsa Dei vocarîs » [Pontif. Rom.)
7. — Les symboles du mariage sont: deux cœurs unis, ou percés d'une flèche, deux mains unies, deux flammes qui se confondent, deux ifîitialesMéesensemhhy le nœud cT amour.
Sur le tableau de la Vierge aux donaiews, au Louvre, fin du xv^ siècle, le mari et la femme sont agenouillés sur des prie-dieu, dont les montants portent leurs initiales liées par un lacet : comme qui AïvbM Jehan et Perretie.
Les plaques de cheminées représentent souvent des écussons d'alliance, des sujets se rapportant à la foi donnée, ou encore, comme à Reims, au XVIl« siècle, la joie de Taisance dans le ménage : le mari tient un pain et un couteau, sa femme un broc et un verre.
8. — La veuve reprend son écusson déjeune fille, qui est un losange et l'entoure d'une cordelière, parce que son corps est délié désormais.
L'épitaphe d'une veuve, en 1615, à Saint-Mihiel, termine parce charmant quatrain:
J'ay passé de ti'enle-lrois ans Trois soubz l'hymeo, cinq en vefvage, Méritant par si peu de temps Le ciel en second mariage.
Les filles qui ne se marient pas ont pour patronne Sainte Catherine d'Alexandrie.
9. — Au mariage est apposé le concubinage. Dans une miniature de la Bibliothèque nationale,deux jeunes s'embrassent; le diable, derrière eux, les enlace, ce qu'explique cette légende : « Gels qui parla volonté de los cors ont trespassé les commandemens Deu et funt la volonté au deable, deable les enlace de ses lacs. »
10. — La Chiche face, peinte au \\V siècle en Auvergne, au château de Villeneuve^ mange
Femmes que font le commandement De leurs maris entièrement,
tandis que la bigorne dévore
Bons hommes qui le comandement Font de leurs femmes entièrement.
11. — Types iconographiques. Fig. 159. Mariage d'un roi et d'une reine par unévêque, miniat. du xni° s. — Fig. 160. Symbole delà foi conjugale -.ceinture du trésor de Conques, xv** s. — Fig. 164. Anneau nuptial, iv'' s. • ^i