LE MARIAGE
1. — Le prototype du mariage est Tunion mystique du Christ ûvec soQ Église : « Erunt duo in carne una. Sacramentum hoc magnum est, ego autem dico in Cbristo et in Ecclesia >/. (S. Paul., ad Ephes, v, 31-32).
2. — Le mariage comporte trois actes distincts: les fiançailles^ la bénédiclion, \a consommation.
Les jeunes gens font connaissance, se promènent dans les bois ou les prés au printemps, la jeune fille tresse une couronne de fleurs, Tanneau des fiançailles est mis au doigt, les mains se serrent^ les fiancés s'embrassent.
Le prêlre les unit, en mettant leurs mains Tune dans l'autre : il porle le surplis et l'étole.
A Venise, au palais ducal (xiv<^ siècle), les époux dorment dans le lit nuptial; devenue mère, la femme présente au mari un enfant emmaillotté ; l'enfant grandit, les parents en sont fiers ; ils pleurent sa mort prématurée. Dans les livres d'heures gothiques, un banquet rassemble- à la même table les parents et les enfants, tous joyeux.
Le XVI* siècle, au Vatican, a personnifié la Procré^/eon, « Procreationum origo », à qui il donne pour attributs : un filet^ pour pêcher dans le néant ; un sein nu, d'où sortira la vie; deux vaseSf qui se déversent l'un dans l'autre, par allusion à cetle parole de Saint Paul: « Ut sciât unusquisquc vestrum vas suum possidere in sanctificatione et honore » (I ad Thessalonic.^ 4).