LART
1. — L'art est iifiy quoique ses manifestations soient multiples, cap il a pour mission de reproduire le beau, le bouy Yulile et le vrai, qui émanent de Dieu, le grand artiste,* artifex mundi », comme dit la liturgie.
Au moyen âge, on ne connaissait que les arts libéraux, qui unissent renseignement àTart proprement dit ; actuellement, restreignant le sujet, on dit les beaux arts.
2. — Les beaux-arts comprennent V architecture, la peinture, la sculpture, la gravure, la musique et la danse.
Ces arts sont figurés de quatrefaçons : par des symboles, à^% personnifications^ les artistes eux-mêmes et des perso?inaffcs historiques.
Les symboles ou attributs sont, en général, les instruments mêmes dont se servent les artistes : règle, compas j équerre^ murteaii pour V architecture-, pinceau, tableau^ chevalet, pourla/?/?mture ; marteau^ ciseau^ gouge, pour la sculpture \ burifi pour la gravure, etc., Saint Thomas est patron des architectes, Saint Luc et Saint Lazare des peintres, les Quaire couronnés des sculpteurs et statuaires.
La personniQcation, surtout depuis le xvi« siècle, est toujours une
femme que distinguent des attributs spéciaux.
L'artiste est mis en scène et opère. Au campanile delà cathédrale
de Florence, parmi les bas-reliefs du xiv» siècle, on remarque :
Tarchitecte, debout au milieu de sa construction, armé de la canne
géométrale et donnant des ordres à deux appareilleurs, montés sur des échafaudages ; le peintre, peignant sur un chevalet, entouré de triptyques et près de lui, une caisse pleine de pots à couleurs ; le sculpteur, façonnant une statue avec un maillet et un ciseau et escorté d'une équerre, d*un foret, d*un compas, d'un polissoir et d'un cofTre où il enferme ses outils. A Florence, Tarchitecte se nomme Dédale, le peintre Apelle, le sculpteur Phidias.
3. — Les arts libéraux, au nombre de sept, se subdivisent en deux catégories : le Trlvium^ qui comprend la grammaire, la dialectique et la rhétorique, et le Quadrivium^ qui embrasse Varithmélique, la musique, la géométrie et l'astronomie.
Les plus beaux spécimens sont: en sculpture, au portail nx)rd de la cathédrale de Glermont (xw*" siècle) ; en peinture, une des chambres Borgia au Vatican, décorée par Pinluricchio (xv*^ siècle) ; en bronze, le tombeau de Sixte IV à Saint Pierre de Rome fl493) ; en ivoire, une coupe au dôme de Milan.
11 y a deux façons do les représenter : par un homme ou plus souvent par une femme avec des attributs ; ou par une femme, assise en majesté et entourée^comme d'une cour,de ceux qui,dans Tantiquilé, ont plus particulièrement fait honneur à l'art qu'elle symbolise.
\jx Grammaire a pour attributs: un livre contenant Falphobet qu'elle apprend à un enfant; une clef^ car elle ouvre la porte à toute science ; muq plume oi uue écritoire, parce qu'elle écrit ses préceptes ; une trousse^ conteqçint son bagage portatif; une fàuh, pour frapper Técolier indocile ; une IwiCy symbole du travail qui polit l'intelligence. Son principal représentant est Pri^cien.
La Dialectique se distingue ainsi : un livre, par lequel elle enseigne; un serpent^ car elle est insinuante et perfide; un scorpion, parce qu'elle ne lâche pas prise ; un chêne^ pour exprimer sa force ; \xn si?ige, ctxv elle est remplie d'adresse et de subtilité; un hameçon, parce qu'elle attire à elle d'une façon déguisée. KUe se personnifie dons Aristotc.
La Rhétorique brandit son glaive, car l'éloquence est à la fois