‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 221 sur 272 · LIVRE HBITIÈME. — LA SCIENCE, L'ART ET LE MÉTIER · texte numérisé non relu

LIVRE HBITIÈME. — LA SCIENCE, L'ART ET LE MÉTIER

pénétrante et tranchante ; tient le globe du monde, qu'elle gouverne par le charme de sa parole; embouche une irompeil€j sa renommée portant loin ; déroule ixnphylaclère^ contenant ses discours et préceptes ; gesticule ùq la main droite, pour rehausser sa parole. Cicéron est son plus brillant représentant.

U Arithmétique a pour attributs : un compas, pour mesurer; une table de Pythagore^ pour compter ; une équerre et un quart de cercle, qui conviennent mieux à la géométrie ; un poi?içon, pour faire ses calculs. Pythagorcla personnifie.

La Géométrie a ces attributs : un compas^ pour tracer des figures ; un livrCy car elle enseigne ; une tablette^ où elle opère ; un instru' ment chiffré pour ses calculs ; des aileSy car elle mesure Tespace et franchit les dislances ; une baguette ou verge à division, afin de mesurer ; une sphère , parce que le monde entier est son domaine. Kuclidela symbolise.

Les attributs de V Astronomie sont: le globe céleste, objet de ses investigations; les astres, dont elle étudie les mouvements; les yeux au ciel, qu'elle scrute dans ses profondeurs ; des ailes, car elle s'envole jusqu'au firmament; un compas, pour mesurer les distances d'un astre ii l'autre ; des diamants, parce qu'elle vit au milieu de la lumière. Platon est son représentant.

La Musique se reconnaît à ces signes : elle charité, en s'accompagnant d'instruments divers, à vent, à cordes, à percussion ; elle lient une clochette aux vibrations sonores; écoute le marteau du f orger on, qui ftappo en cadence sur une enclume. Sur le candélabre de Milan fxiii* siècle), son attribut est un canard, oiseau peu mélodieux, car elle s'oublie quelquefois. Jubal la représente ; dans une miniature du xn** siècle, à Reims, elle est symbolisée par Arion, Pylhogore et Orphée. Sa cour est formée des neuf Muses de l'Antiquité : « Talia, ponens germina ; Clio, bona fama; Calliope, pulcra vox ; Terpsicore, artium delectatio; Melpomene, meditationem faciens ; B^ratbo, inveniens simile ; Eulerpe, delectatio voluntaria; Polimnia, capacitas memorie; Urania, celestis. »

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Ces légoudes no sont que la glose étymologique du nomgreo des neuf sœurs, qui forment la louange vivante de Tharmonie; physique, par la belle voix do Caliope ; morale, par la bonne renommée de Glio ; céleste, sous le nom d'Uranie ; attractive, avec Erato ; méditative avec Melpomène, joyeuse avec Terpsichore ; récréative avec Euterpe;se remémorant, avec Polymnie.

Les musiciens ont pour patronne Sainte Cécile.

4. — La musique céleste est plus spécialement représentée par toutes sortes d'instruments que font résonner les anges. Les anges musiciens se voient fréquemment du xn« au xvii» siècle.

La musique d'église a trois instruments favoris : l'orgue, les cloches et le serpent.

Ses huit tons ou modes ont chacun une dénomination spéciale. Au XI* siècle, Guy d'Arezzo résumait cette théorie en quatre vers :

Omnibus esl primus, sed et aller tristibus aptus, Tertius iratus, quartus dicitur fieri blandus, Quintuni da lœtis, sextum pietate probatis, Septimus est juvenuni,sed postremus sapientum.

Le XII* siècle a personnifié par des hommes ou des femmes jouant d'instruments divers^les huit tons grégoriens^sur les chapiteaux du chœur de l'église abbatiale de Gluny et les a enveloppés d'une auréole avec inscription.

Premier ton: Modeste y /œcundus, modestus, sevenis; vilroïl Gaudeamus.

/lie tonus orditur modulamina mmica primus.

Deuxième ton : Triste, grave, gravis '/HvdM du !•' dimanche de carême. Une pleureuse sonnant les échelettes des enterrements :

Subsequittir ploiigus numéro vel lege secwidus.

Troisième ton: kï^eeiMeMxyiî^animosus.promplus ; knWenxieSalva nos des compiles. Il est personnifié par un prophète qui chante la passion et la résurrection du Christ, David peut-être :

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