‹ Traité d'optique (volume 2)Chapitre 23 sur 66 · X.... ol*,68o 0,586 o,5i8 o,483 o · texte numérisé non relu

X.... ol*,68o 0,586 o,5i8 o,483 o

(») Fizeau et Foucault, Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. XVIII, p. 860; 1844.

(») Secchi, Ibid., t. XXXIV p. 883 et t. XXXV, p. 6o5; 1862. — T. XXXVI, p. 669; i853.

(') Gouy et Thollon, Ibid., t. XCV, p. 834; 1881.

l(\lk CUAPITRB XVI.

L*intensilé moyenne est alors réduite de moitié environ ; l'affaiblissement de lumière sur le bord est donc moindre que ne l'avait indiqué Bouguer, mais beaucoup plus grand que celui qui résulterait des observations d'Arago.

D'autre part, cet affaiblissement croit avec la réfrangibilité des rayons, ce qui est conforme aux observations du P.[Secchi et peut expliquer l'exagération des didérenccs d'éclat sur les épreuves photographiques.

La même méthode, appliquée à l'élude des taches, a donné o, i environ pour l'intensité relative du noyau. Ce résultat doit être diminué pour tenir compte de la diffusion atmosphérique, car l'éclat du ciel auprès du disque solaire est évaluée 0,002 par Arago, cl à o,oo3 par MM. Gouy et Thollon. W. Herschel avait trouvé (1,47 pour les pénombres et 0,07 pour les noyaux.

Le demi diamètre apparent du Soleil varie de i5'46"à i6'i8'',25 dans le cours de l'année, c'est-à-dire de i à i,o34i) de sorte que le rapport des éclairemenls à différentes époques peut atteindre 1 ,07 . 11 y aurai t lieu d'en tenir compte dans des expériences exactes, mais ces variations sont beaucoup plus faibles que celles qui résultent de l'absorption atmosphérique.

Pour comparer la lumière du Soleil à celle des sources artificielles, Bouguer emploie un orifice de 2"", 2 de diamètre suivi d'une lentille divergente. Le rapport des sections du faisceau sur Técran et de l'ouverture étant 11664, et le Soleil à la hauteur de 3i**, son éclairemenl équivalait à celui d'une bougie placée à la distance de 16 pouces ou j de pied. L'éclairement du Soleil

vaut donc celui de 1 1664 X -^ r=656i bougies à 1 pied de dislance, ou 62 180 bougies à i".

Au moyen de son thermomètre différentiel, Leslie (*) trouve que l'action du Soleil, corrigée de l'absorption atmosphérique, est 12000 fois aussi grande que celle d'une bougie de cire située à la distance de 4 pieds, auquel cas la flamme présente la même ouverture angulaire que le Soleil. L'éclairement solaire direct ne vaudrait que celui de 750 bougies à un pied.

Ces observations permettent de comparer l'éclat du disque solaire avec celui des sources artificielles.

( * ) J. Leslie I An Expérimental inquiry into the nature and propagation of heat, p. 4^0; London, 1804.

lo„ , ^^ estime à 2*^*^,5 la surface apparente d'une flamme de de^v ^^j le rapport de l'éclat intrinsèque du Soleil à Téclat moyen ^^ç flamme est, d'après l'observation de Bouguer,

Soleil 2,5

Bougie 0,679

«*M. Fizeau et Foucault ont comparé directement, par la Photographie (678), l'éclat du Soleil avec celui des sources les plus intenses dont ils pouvaient disposer, la chaux rendue incandescente par un chalumeau à gaz (lumière Drummond ) et les charbons dans l'arc électrique de Davy.

On réglait la surface libre de l'objectif et les durées de pose de manière à obtenir la même action chimique dans les deux cas, et IW réduisait les images au même diamètre apparent à Taide d'un diaphragme devant les sources artificielles.

Deux expériences correspondant aux mêmes efTets donnent le rapport des éclats E et E' par la relation (705)

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