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GAZ ET VAPEURS

Indice de l'air à o* et 760"'".

no(D)= 1 ,000 292 5.

Dispersion des gaz {voir n«803).

Indices relatifs à l'air.

Air I

Azote 1,0172

Oxygène 0,9245

Hydrogène 0,4740

Oxyde de carbone. .. . 1,1 446

Acide carbonique 1 ,5527

Protoxyde d'azote. ... i , 7626

Bioxyde » .... i,oi64

Acide sulfureux 2,4o38

Cyanogène 2 ,8070

Eau 0,88

Chlore 2,63

Brome 3,85

Acide chlorhydrique i ,52

» bromhydrique.. . . i,95

w iodhydrique 3, 10

» cyanhydrique 1,49

» sulfhydrique 2,iîi

Ammoniaque 1,29

Sulfure de carbone '>,o5

(') KiRCHHOFP, Pogg, Ann., t. CVIII, p. 667; iSSg.

(») Opfret, Bull, de la Soc. min., t. XIII, p. 694; 1890.

T. f, n"* 118, p. i5o. — La mesure de l'angle d'un prisme peut se faire d'une manière très exacte par l'emploi d'un oculaire nadiral sur la lunette d'observation. Une lame de verre transparente, placée à 4^** C" avant de l'oculaire, permet d'éclairer le réticule par une lumière latérale. Si la lunette est bien réglée et que son axe optique soit à peu près perpendiculaire à l'une des faces du prisme, l'image du réticule produite par les rayons réfléchis sur cette surface se fait dans le plan focal et on l'observe au travers de la lame auxiliaire; l'image se superpose au réticule quand la surface est exactement perpendiculaire à l'axe optique. Si l'on répète l'observation sur deux faces, le déplacement de la lunette est complémentaire de l'angle dièdre.

Quand il s'agit de milieux isotropes ou du rayon ordinaire dans les cristaux uniaxes, on peut encore éviter la mesure des angles en déterminant la réfraction sur les trois dièdres d'un prisme à peu près équilatéral. En désignant par a l'angle de So", les trois dièdres sont respectivement les doubles de a -h a, a -h a' et a h- a% la somme a -h a'+ a* étant nulle. Soient, de môme, 2ûf, id et nd' \ts valeurs correspondantes de la déviation minimum. Les quatre équations

n sin(a h- a ) = sin(a H- û? -h a), /isin(a + a') = sin(a + ûf'+ a'), n sin(a h- ex*) = sin(a -+- cT-h a'), a H- a' H- a' = o

permettraient d'éliminer les angles a, a! et cl' et d'obtenir la valeur de a. Lorsque les angles sont très voisins de Go"*, les écarts a sont très petits et les angles d diffèrent très peu de leur moyenne 8. Si l'on remplace d par 0 -h e et que l'on néglige les quantités du second ordre, on peut écrire

n(sina-t- acosa) = sin(a-h $) h- (e-h a)cos(a-h 8).

En faisant la somme de trois équations semblables, il restera simplement

n sina = sin(a h- 8).

T. f, n* 125, p. i6a. — L'analyse prismatique des franges d'interférence

produites à la lumière blanche par une fente perpendiculaire à leur direction fournit à M. Righi (i) diverses expériences ingénieuses.

Lorsque les interférences ont lieu dans une région très éloignée du bord des faisceaux, l'éclairement du champ par chacune des sources est à peu près uniforme; l'intensité des maxima est quadruplée pour toutes les couleurs et les minima sont noirs. C'est alors seulement que les bandes dans le spectre sont continues et présentent l'aspect de la fig. 56. Tel est le cas des franges d'Young, au moins tant qu'elles restent comprises dans l'espace que couvre la tache centrale de diffusion des fentes (196).

Si les faisceaux sont limités par un bord rectiligne comme dans les miroirs de Fresnel (130), le biprisme (140), les bilames (lil), les demilentilles (142) et toutes les dispositions analogues, il peut arriver que la frange centrale tombe sur un minimum de diffraction (188), auquel cas son intensité relative sera variable avec la longueur d'onde.

Cet effet est surtout sensible quand on produit les sources voisines par réfraction, parce que la distance des images dépend de la couleur. Si les faisceaux sont symétriques par rapport au plan médian, les interférences conservent leur symétrie par rapport à la frange centrale pour toutes les couleurs, mais cette frange n'est pas toujours un maximum de lumière et peut paraître colorée; il en est de même pour les franges latérales et les minima ne correspondent plus à des interférences complètes. Les bandes brillantes obtenues dans le spectre, tout en conservant leur forme, sont donc partiellement interrompues sur différents points, suivant leur ordre, en même temps que les bandes d'interférence ne sont plus noires dans toute leur étendue.

En plaçant une lige noire à la suite du biprisme, de manière à écarter les bords des faisceaux efficaces, on peut faire varier à volonté l'ordre et l'intensité du phénomène de diffraction qui se produit sur la frange centrale; les résultats ainsi calculés sont conformes aux observations.

L'étude de la polarisation rotatoire par les interférences (500) conduit aux mêmes remarques. Si l'on interpose sur le trajet des deux faisceaux un milieu dont la rotation est R et que 5 soit l'angle du polariseur avec l'analyseur, l'amplitude du rayon transmis est de la forme rcos(5— R); à la distance x de la frange centrale, où la différence de marche est aor, l'amplitude de la vibration résultante (503) a pour expression

r'= 2rco8(5 — R)cos7c-T- •

Cette intensité est nulle, quel que soit le retard optique aar, quand * — R est un nombre impair d'angles droits, c'est-à-dire lorsque la lumière émergente est éteinte par l'analyseur. Toutes les bandes brillantes du spectre sont donc interrompues par des bandes noires transversales sur tous les points où cette condition est réalisée.

(*) A.. RiQHi, Ricerche sperim. sull' interf, délia luce. Bologna; 1877.

Le phénomène est encore plus complexe lorsque, la lumière primitive étant polarisée, les deux, faisceaux traversent séparément des quartz de même épaisseur et de rotations contraires. L'observation directe, avec ou sans le secours d'un analyseur, ne montre pas de franges en général, parce que la nature des interférences varie avec la couleur. Si la rotation R est un multiple de tc, ou un nombre pair d'angles droits, les vibrations des deux faisceaux restent parallèles et les interférences ne sont pas troublées; si la rotation est un nombre impair d'angles droits, la frange centrale devient noire et les interférences sont encore complètes; les interférences disparaissent entièrement si la rotation est un nombre entier d'angles droits ifc 45", puisque les vibrations sont devenues rectangulaires; enfin les interférences sont incomplètes pour les rotations intermédiaires et le caractère des franges est le même que celui du système le plus voisin. On verra ainsi dans le spectre une série de bandes transversales d'intensité uniforme, d'autant plus nombreuses que les quartz sont plus épais, séparant des systèmes de bandes alternantes.

T. I, n*19i, p. a68. — M. Lommel (») a calculé les intégrales de Fresnel, par les fonctions de Bessel, en prenant pour variable l'arc 8= -p*; la vibration résultante se déduit alors des expressions

¥= I sin- pî^i; = i / I, do, G=z f cos-ç*dv= - f l . dl.

Ces Tables renferment six chiffres décimaux et s'étendent de S = o jusqu'à 8 = 1611 ou c = 5,656. Les maxima et minima de la fonction F ont lieu

pour 8 = mic, ceux de G pour o = (a/n -m) - ; on a ainsi

Maxima et minima.

5 6oo36i 4 605721

6 408 3oi 5 404260

( • ) E. LoMMEL, Abh, der K. Bayr. Ak, der Wiss.j t. XV, Abth. III, p. 629; 1886.

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