‹ Traité d'optique (volume 3)Chapitre 16 sur 78 · ES = E'S · texte numérisé non relu

ES = E'S

Fig. 3^0.

On peut ainsi comparer Téclat d'un astre avec la région voisine du ciel ou même déterminer l'éclat relatif de différentes parties du Soleil ou do la Lune.

La réduction par les diaphragmes de la surface libre des objectifs a été fréquemment utilisée depuis Bouguer, mais les verres qui servent aujourd'hui à la construction des lentilles ont une transparence si parfaite que rinflucncc de l'épaisseur est à peu près négligeable; il n'est donc plus nécessaire de conserver aux diaphragmes la forme de secteurs (•^).

(') On désigne plus généralement sous ce nom une lunette dont Tobjectif e«t coupé en deux parties égales. On obtient ainsi deux images d'un objet dont la distance est proportionnelle à i'écartementdes demi-lcntilles. L'héliomètre à objectif coupé est fréquemm<>nt utilisé en Astronomie pour mesurer les petites distances angulaires.

(») A. DE i.A Rive, Ann, de Chim. et de Phys., [4], t. XII, p. 243; 1867. - A. Cornu, Journal de Physique, t. X, p. 189; 1881.

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Si robjeclifne sert que pour une source, on peut en réduire l'ouverture par un diaphragme quelconque, par exemple un rectangle de hauteur constante, dont les bords opposés se rapprochent ou s'éloignent par une vis micrométrique; la surface libre est proportionnelle à la distance des bords. Le diaphragme en œil de chat est formé de deux écrans entaillés par un angle droit rentrant sur les bords placés en regard. Quand on fait chevaucher ces écrans, ils laissent toujours entre eux une ouverture carrée de largeur variable; la surface libre est proportionnelle au carré delà distance des angles opposés. En donnant aux écrans des mouvements de sens contraires on utilise toujours, dans les deux cas, une étendue de l'objectif symétrique par rapport au centre.

On a employé aussi des grillages métalli(|ues qui diminuent l'intensité dans le rapport des vides à la surface totale, sans altérer sensiblement la pureté des images, mais la tache centrale d'une étoile serait beaucoup plus affaiblie (*).

Lorsque Tobjectif est partiellement utilisé pour deux sources (lifTérenles, à Taide d'un miroir ou prisme réflecteur, il suffira de faire glisser le miroir devant l'objectif pour réserver aux deux faisceaux des secteurs d'étendues différentes. Si le miroir couvre la moitié d^ l'objectif, un diaphragme tournant, à ouverture demicirculaire, modifiera encore le rapport des surfaces.

Dans la lunette photométiiquc de Steinheil, l'objectif est coupé en doux ; chacune des moitiés est éclairée par un [)risme à réflexion totale et sa surface est réduite par un diaphragme à coulisse formé de deux lames dont les bords rectangulaires laissent libre une ouverture en forme de triangle rectangle isoscèle.

Les verres absorbants permettent encore d'aflaiblir graduelleîiient un faisceau de lumirre. On peut utiliser les diflerentes régions d'un prisme de verre enfumé ou coloré; la déviation du •avon n'est pas un obstacle puis(|u'elle est indépendante de l'épaiseur. Il est préférable d'employer deux prismes de môme angle lisposés en sens inverse, de manière à obtenir ré(]uivalent d'une ame à faces parallèles d'épaisseur variable ('-). La fraction de lu-

(« ) J.-P. Lanoley, Amer. Jourrt., [3], t. X\X, p. nio; iS8.î. ( * ) X. DE Maistre, Bi'bl. unw. de Genève, l. LI, p. 323; \K\i, — Quetelet. fjid., t. LU, p. 212; i833.

l64 CHAPITRE XVI.

mière transmise varie avec l^épaisseur a: comme une exponentielle ^-mx (222), abstraction faite des pertes par réflexion; une graduation préalable détermine le coefficient d'absorption m.

Enfin on a eu recours quelquefois à une série de réflexions sous le même angle; la fraction de lumière finale est égaie à une puissance du pouvoir réflecteur indiquée par le nombre des réflexions. Telle esl, par exemple, la méthode de Brewster (613) pour vérliicr les propriétés de la réflexion métallique.

680. Réflexion sur une sphère ou un cylindre. — Nous en rapprocherons un problème très intéressant étudié par Bouguer v\ dont on a fait un fréquent usage.

Considérons une surface sphérique CM {Jig^ 34 1), de rajon K.

éclairée par une source A à la dislance OA := a du centre. Pour Ir faisceau de rajons (|ui se réfléchissent au voisinage du poinl M ( AjNI := b)^ on obtiendra les positions A| et A^ des lignes focale> ( 0A| --^ ciij MA2= p) en changeant les signes de a et 6 dans le> équations relatives aux miroirs concaves (60 et 61) :

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