‹ Traité d'optique (volume 3)Chapitre 30 sur 78 · III I · texte numérisé non relu

III I

rapports i , -7^ > -0 ' 7— c*- — ^^ ' 6 18 42 90

Si l'on admet que les étoiles sont en moyenne des foyers de même puissance, la comparaison des éclats donnerait une idée de leurs distances relatives; dans cette hypothèse, les dislances moyennes des étoiles seraient, pour les cinq premières grandeurs, comme les nombres i; 2,45; 4>24; 6,48; 9,49-

J. Herscliel estime qu'en appelant x la grandeur d'une étoile et y son éclat relatif, ces deux quantités sont liées, d'une manièn* approximative, par la relation

(uC — I 4- y/2)' = 2.

On aurait alors, pour les quatre premières grandeurs, les nombres I, , o-TT.-? — r et leurs distances varieraient seulemenl

comme 1; i,38; i,9(); 3,ia.

La lumière du Soleil vaut 2.io'° fois celle de Siriiis, d'apri's Wollaston, ou 5, 58. lo'^ fois celle de la Chèvre, d'après Zollner: ce dernier résultat est moitié moindre, puisque la Chèvre est évaluée à I environ de Sirius.

Si l'on su|)pose encore que Sirius soit un astre comparable au Soleil, sa distance serait 1 40000 ou 100000 fois le rayon moven (le l'orbite terrestre ; la lumière émise par cette étoile mettrait deux ans à parvenir jusqu'à nous.

Les couleurs particulières des étoiles indiquent aussi que la composition des lumières est très différente. En comparant au spectrophotomèlrc la lumière de plusieurs étoiles avec celle que produit une lampe à pétrole et ramenant les intensités à la même

PHOTOMBTRIE. xyi

valeur pour la longueur d'onde ot^, 555, M. Vogel a obtenu les nombres suivants,:

Comparaison des astres à la flamme du pétrole.

Soleil 9,09 5,55 3,70 1,92 0,57 o,43

Sirius 9,09 7,14 4îi7 •^>o4 o,5o o,35

Wega 11,11 6,25 3,70 2,00 o,52 0,37

La Chèvre 8,33 7,14 5, 00 2,18 o,58 o,43

Arcturus 2,18 2,00 1,75 1,41 o,65 o,5o

Aldébaran 2,4i 2,09 1,89 i ,43 o,63 0,46

Bélelgeuse 3, 12 2,56 2,1 3 1,64 o,65 0,49

M. Pîckering (*) compare directement Tintensilé des épreuves photographiques avec celles qui correspondent à la lumière solaire. En ramenant les spectres au même éclat pour la raie G(oi*,434)> qui appartient à Fhjdrogène, il obtient :

Comparaison des astres au Soleil,

Saturne o,44 0,77 0,96 1,02 1,10 i,o5 1,00

L'Épi 2,09 1,10 1,00 1,02 0,68 0,26 0,08

Y Gassiopée.. . . 1,78 1,07 1,00 1,00 0,91 o,55 0,29

Sirius 2,35 1,02 1,00 0,96 0,80 o,45 0,19

Procyon 1,18 0,93 1,00 1,02 0,80 0,40 0,1")

La Chèvre 2,09 1,07 1,00 0,98 0,81 o,44 o,'^i

Aldébaran o,45 0,91 1,00 1 ,o5 0,98 o,55 o,>.3

Bétclgeuse . . . . 0,27 0,59 0,96 1,26 1,21 0,91 0,62

Les observations sont comprises entre des limites très différentes pour ces deux séries d'expériences, mais elles s*accordenl à montrer que VEpi (a Vierge), Sirius, IVega et la Chèvre ont une teinte plus bleue que le Soleil, tandis (\\x Arcturus j Aldébaran et Bélelgeuse sont nettement des étoiles rouges. Le spectre de Saturne présenterait aussi un petit excès de lumière rouge.

(») E.-C. PiCKSRiNO, Astron. and Astro-Physicsy n" 101, p. 22; 1892.

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