‹ Traité d'optique (volume 3)Chapitre 4 sur 78 · I. II. I. II. I. II · texte numérisé non relu

I. II. I. II. I. II

1*2.5 o»98 Oj98 0,98 0,98 1,00 1,00

Co 82 55 .. {8 1,^9 i,4i

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I jC pouvoir réflecteur des substances mates, telles que le cinabre et la céruse, passe par un minimum bien marqué; il croît, au contraire, d'une manière continue jusqu'à l'incidence rasante pour Yargent en poudre et le platine platiné. Dans tous les cas, la réflexion est plus grande quand le faisceau primitif est polarisé dans le premier azimut.

Ces expériences permettent de prévoir Teffet de la diffusion sur un faisceau naturel. Pour l'incidence normale, la chaleur diffusée latéralement par une plaque couverte de céruse ne doit présenter aucune trace de polarisation et la substance détruit entièrement la polarisation primitive; c'est ce que confirme l'observation.

Quand l'incidence est oblique, la chaleur diffusée normalement paraît encore naturelle. Pour une incidence de 70®, la diffusion normale ne varie pas de o, 1 avec la polarisation primitive.

POLARISATION PAR DIFFRACTION. 35

Dans la direction de réflexion* régulière sur la ce ruse, et sous incidence de 70°, la fraction de bhaleur'polarisée reste 0,87 ou j 58, suivant que le faisceau primitif est polarisé dans le premier u le second azimut; un faisceau naturel donne alors 0,46 decha- ;ur polarisée.

Le soufre lavé donne à peu près les mêmes résultats. Pour le latine platiné, la fraction de polarisation s'élève à o, 76.

Les mêmes expériences ont été répétées avec la lumière. La subance étant éclairée normalement par un faisceau naturel, la fracon de lumière polarisée par diffusion a été :

Éclairage normal. — Fraction de polarisation.

Angle Vcrro noir

<lc diffusion. Noir de fumée. Platine platiné. dépoli.

'io » 0,00 0,06

Les expériences sur la ce ruse, le cinabre et le soufre n'ont pas )urni de polarisation sensible.

On a obtenu, de même, en polarisant la lumière dans les aziluts principaux :

éclairage normal. — Lumière diffusée.

Noir de fumée. Platine plutiné. Verre noir dôpnli.

le diffusion. I. II. I. II. I. H.

Éclairage rasant. — Diffusion normale.

Fraction de polarisation,

Soufre 0,10 insensible

Ccruse » insensible

Cinabre 0,28 0,1 5

Noir de fumée o,85 0,20

Platine platine 0,67 o,34

Dans la direction de réflexion régulière et sous une même incidence de 70**, on a déterminé la fraction de polarisation suivant que la lumière primitive est naturelle ou polarisée dans l'un des azimuts principaux :

Éclairage à 70". — Réflexion régulière.

Fraction de polarisation.

Lnmière polariséo.

Lumière - — "^^ ^ .^i >.

Substances. naturelle. I. II.

Noir de fumée o,25 o»99 OjQ^

Chromale de plomb 44 » »

Cérusc 45 80 54

Soufre lavr 5o 7} 4o

Cinabre 52 86 54

Platine platiné 61 98 96

Verre noir dépoli 0,64 0,98 Oj9o

On peut déduire de ces résultats le rapport des pouvoirs réflecteurs R| et R2 relatifs aux deux azimuts principaux pour une circonstance déterminée. En eflct, si/i et /i sont les fractions correspondantes de polarisation pour la lumière réfléchie et /la fraction de lumière polarisée dans le premier azimut pour un faisceau primitif naturel, on a

^/.Ri-.AR^ 1^. /^.A

I^es auteurs ont constaté aussi que, si Ton éclaire normalement une couche transparente de noir de fumée, les rayons diffusés dans une direction rasante, soit par réflexion, soit par transmission, sont partiellement polarisés dans le premier azimut.

Avec une mince feuille d^or, au contraire, la lumière difl^usée par réflexion est encore en partie polarisée dans le premier azimut, tandis que la couleur verte transmise présente une polarisation dans un plan perpendiculaire.

Il résulte de toutes ces expériences que l'émission et la diflusion ont une tendance manifeste à polariser les radiations dans le plan (|ui passe par la normale à la surface et la direction de propagation ; mais les résultats ne sont pas assez réguliers, ni les circon-

POLARISATION PAR DIFFRACTION. 3'/

stances du phénomÙDe assez simples, pour qu*il soil possible d'en déduire aucune conséquence théorique.

631. Houppes de polarisation. — Nous ajouterons ici la description d'un phénomène découvert par Ilaidin^er (*), dont on a donné plusieurs explications contradictoires. Quand on observe an travers d'un prisme de Nicol un champ de lumière blanche, on aperçoit deux houppes perpendiculaires qui se coupent sur la direction de vision; elles présentent ainsi quelque analogie avec les houppes des cristaux colorés (481).

L'une d'elles, plus sombre et teintée en jaune, est située dans le plan de polarisation : elle est formée de deux branches élargies en éventail à partir du centre; l'autre, plus claire et bleuâtre, traverse le champ dans une dircclion perpendiculaire et paraît à pcn près limitée par des branches d'hjperboles.

Cette croix tourne avec le nicol, en conservant toujours la même <lirection par rapport au plan de polarisation. Dès qu'on a pris l'habitude de la reconnaître dans un prisme de Nicol, on la retrouve facilement dans un faisceau quelconf^..e de lumière même partiellement polarisée et l'on peut ainsi reconnaître à l'œil nu la polarisation dans le bleu du ciel.

Sir G. Stokes {^) a constaté que les houppes ne sont visibles que dans le bleu du spectre : sur un champ bleu, les deux branches situées dans l'azimut de polarisation paraissent obscures et les autres plus claires que le fond.

On a cherché l'explication des houppes dans la constilution lamellaire de la cornée et surtout du cristallin, qui agirait comme une pile de glaces. L'éclairement de la rétine serait alors moindre dans le plan de polarisation, puisque Tintensilé de la lumière réfractée est plus faible, ce qui est conforme à l'existence des houppes sombres. Mais la diilérence d'éclat pour les deux azimuts principaux serait inappréciable dans le voisinage de l'axe géométrique des surfaces réfringentes et devrait s'exagérer à mesure qu'on s'en écarte, tandis que les houppes n'apparaissent en réalité que dans une ouverture angulaire 1res limitée. En oulre, l'effet devrait être

(») W. IIaidinger, Pogg, Afin., t. LXIII, p. 29; iS^i. (*) G. Stokes, Sillim. Journal., [j], l. X, p. 89 'i; i85o.

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