KH
roo
' Dans le premier anneau, quand /tiq varie de i, 8 à 3, 2, le maximum d^éclat se déplace très régulièrement d'une extrémité à Fautre du spectre, le premier bleu étant mélangé de rouge et le dernier rouge teinté de bleu indigo.
On remarquera, en particulier, l'éclat et la pureté du rouge un peu avant mo = 3. Verdet (*) avait reconnu, en effet, par des expériences directes, que le premier anneau rouge apparent correspond, non pas au maximum même du rouge, comme l'avait admis Fraunhofer, et qui serait situé plus loin, mais au second minimum d'une couleur comprise entre E et F, dont la longueur d'onde est voisine de oi*, 5 et qui correspondrait à m = 3 , 5o6 ou mo = 2,98. Si le rayon p des anneaux est exprimé en degrés, il résulte de l'équation (i)
180 amX 631*. ofi
ic«
D'après Kaemtz (^), le rayon de ce premier anneau rouge, mesuré dans un grand nombre d'observations, varie de i** à 4*^) ce qui donnerait, pour le diamètre 2a des gouttes, de 64^ à i6i*. Ces dimensions sont supérieures à celles des gouttelettes que renferment les nuages les plus légers; elles indiqueraient qu'il s'est fait déjà un travail de condensation pour amener plus d'uniformité dans la structure des nuages.
En observant avec un verre rouge les anneaux produits par la poudre de lycopode, Verdet a trouvé aussi que la déviation du
TT
premier minimum est voisine de i°3o', ou — ^ = -tçt: Si l'on
fait — = o, 6 1 o et X = ol*, 66 dans l'équation ( i ) , il en résulte
2a = 0,610. il*, 32. 38, 197 i=3ol*,76.
La mesure directe des grains de lycopode donne, en effet, un diamètre moyen de 3 il* à 33l*.
Quand les couleurs les plus réfrangibles commencent à s'affaiblir dans la tache centrale, l'excès des lumières rouge et orangée
(•) E. Vbrdbt, Ann. de Chim. et de Phys. [3], t. XXXIV, p. lag; i852. (') L.-F. Kaemtz, Cours de Météorologie, traductioo française par Ch. Martins, p. 4^4; Paris, 1843.
donne une teinte analogue aux reflets du cuivre qui prend, dani certains cas, beaucoup d^mportance et qu'il est intéressant d*euminer de plus près.
Les rapports p des pouvoirs réflecteurs du cuivre pour l'incidence normale sont (618), d'après les expériences de M. Jamin :
Rougo. Orangé. Jaune. Vert. Bleu. Indigo. Violet
La comparaison de ces rapports avec ceux des intensités relatives J, pour mo = 1, montre que la couleur du cuivre renferme un peu moins des nuances comprises entre l'orangé et le bleu, avec un excès d'indigo et de violet. Les deux teintes présenleot donc beaucoup d'analogie; elles paraîtront encore plus voisines si l'on fait cette réserve que les observations de M. Jamin ne correspondent probablement pas aux mêmes repères, en particulier pour la raie H, où l'intensité est très faible. Lorsque l'on met à part ce dernier nombre, les valeurs de p et de J ne diffèrent pas de -^ dans toute l'étendue du spectre.
S'il existe en même temps plusieurs systèmes de couronnes superposées, qui correspondent à des gouttes inégales ou simplement aux différents points de la source, on imagine facilement que cette teinte cuivrée puisse s'étendre sur un plus grand espace, par le mélange des anneaux voisins.
Pour évaluer l'influence du diamètre du Soleil, par exemple, il faudrait construire le solide de diffraction (213) correspondante des gouttes de dimensions données, et en déduire, par les relations précédentes, l'intensité relative des couleurs pour différentes déviations. On peut en avoir une idée plus simplement en divisant le disque solaire en trois surfaces égales par des parallèles et remplaçant chacune d'elles par son centre de gravité. Le centre de gravité des parties latérales ainsi définies se trouve à 0,57 du rayon, de sorte que les trois points sont éloignés d'environ 9',!. Sur la droite qui les joint, il suffira de superposer des anneaux de centres différents et de même intensité.
Supposons que l'écart de 9', i corresponde à une variation o,î du paramètre /?Zo, ce qui aurait lieu pour des gouttes d'environ afii^. En ajoutant trois valeurs successives de J, prises dans le Tableau précédent, on aurait ainsi :