‹ Traité d'optique (volume 3)Chapitre 77 sur 78 · I. r\ ^^ a — a = sinD · texte numérisé non relu

I. r\ ^^ a — a = sinD

Y'« = I — P'' — a'* = Y» — sin« D — 2 a sin D.

La différence de marche A des deux systèmes d'ondes tient à l'inégalité de leurs trajets dans la couche sous les angles de réfraction r et r'(296); il en résulte

(2) A = '2nc(cosr — cosr') = />X,

p __ ine cos/' — cosr' m s a' — ce

et, quand les surfaces sont séparées par une couche d'air,

Si l'on observe dans le plan principal de difi'raction, a = sini, a'= sint', et il reste simplement

, ^ , p ie cos i — cos 1' le i -h i'

(3) ^- = ^-^, r— r = — tang

^ ' ni E sin t — sin i s ° •>.

(•) Sir D. Brewster, PhiL Mag, [4], t. XXXI, p. 22 et 98; 1866.

L'ordre p d'interférence, toutes choses égales, est proportionnel à la distance e des surfaces, ce qui était évident; cet ordre croit ensuite avec Fécart i et les spectres sont couverts de bandes noires puisque les pouvoirs réflecteurs sous les incidences i et i sont très peu différents.

Dans un spectre d'ordre déterminé, les bandes sont à peu près équi-

distantes, car on a

^ ie \ 01 %€ moV

^ 62 .t-t-i e n-cos(i-i-t)

cos* ^

mais le nombre des franges comprises dans une ouverture angulaire déterminée croit comme l'ordre de paragénie. On voit aussi que les franges se resserrent à mesure que la somme des angles i-+- £' est croissante; elles sont plus serrées dans les spectres paragéniques plus éloignés de la normale que le rayon réfléchi régulièrement, et plus larges du côté opposé. Toutes ces circonstances ont été signalées par Brevvster.

Quand on s'écarte du plan principal, en conservant la même incidence, la difl'érence a — a reste constante pour une couleur déterminée, mais a diminue, y' augmente et la différence y — "(' diminue. L'ordre p devenant plus petit, les franges paraissent s'éloigner de l'image réfléchie.

On arrive au même résultat en plaçant un réseau tracé sur verre audessus d'un miroir métallique et cette disposition permet d'observer sous toutes les incidences; l'interférence a lieu entre les ondes diffractées par transmission avant ou après s'être réfléchies sur le miroir.

Si la couche d'air qui sépare les deux surfaces est d'épaisseur variable, les rayons diiïraclés en un point n'émergent plus exactement dans la même direction, suivant que les reflexions ont précédé ou suivi la diffraction; on voit alors des franges localisées dans la lame d'air. Pour les rayons considérés précédemment, l'ordre d'interférence en chaque point est proportionnel à l'épaisseur e et à l'ordre ni de paragcnio; ces franges dessinenl lc> courbes d'égale épaisseur. Dans le cas de surfaces planes inclinées lune sur l'autre, par exemple, les franges sont rectilignes, parallèles à l'intersection des deux plans; leur distance est proportionnelle à la tangente de l'anjrlc d'inclinaison et à l'ordre de paragénie.

Le problème est en réalité moins simple, parce qu'il faut faire inlcrNenir toutes les réflexions qui ont lieu entre les deux surfaces.

Si l'on combine la vibration u, diffractée au point P de la première surface par réflexion, avec celles des rayons dilfractés au même point par transmission après qu'ils ont subi i, 3, 5, ... réflexions intérieures, la vibration résultante se déterminera à l'aide des méthodes employées aux n"" 270 et G07, suivant que l'on néj;lige ou non les perles de phases duo> aux réflexions et à la diffraction. On observera ainsi des franges locali^éos qui correspondent aux anneaux de réflexion sous l'incidence /. Le rclanl produit par deux passages de la lumière dans la couche est '2/ie cos/* et le^ phénomènes varient avec la polarisation primitive s'il existe des modifications de phase sur les surfaces.

Ces franges, qui se voient dans la direction de la lumière réfléchie régulièrement, s'aperçoivent aussi dans la direction i' de la lumière diffractée; elles paraissent alors d'autant plus nettes que les couleurs sont séparées dans les spectres de diffraction.

La lumière incidente donne encore au point P une vibration u', diffractée par transmission, et le rayon correspondant subit de la même manière, avant l'émergence, un nombre impair de réflexions intérieures sous l'angle H. La combinaison de toutes ces vibrations avec la première u donnerait une seconde série de franges caractérisées cette fois par le retard 2/iecosr'; ce sont les mêmes que l'on observerait sous l'incidence i' dans la direction des rayons réfléchis.

Enfin ces deux systèmes interfèrent entre eux. On peut former le premier avec une partie Ux de la vibration u^ le second avec la partie complémentaire u — Ui, et combiner les deux systèmes ainsi constitués; le retard qui caractérise ce nouveau genre d'interférences est alors2/ic(cosr — cosr'), comme on l'a vu plus haut.

Les résultats sont exactement les mêmes si le réseau se trouve sur la seconde surface de la couche.

Considérons encore deux réseaux identiques, situés l'un au-dessus de l'autre à la distance e, les faces striées étant en regard. Si l'on suppose d'abord que les traits sont parallèles, l'interférence a lieu entre des ondes émergentes qui se sont diffractées sur le premier réseau, après réflexion, ou diffractées sur le second réseau, de manière à traverser la couche d'air sous des inclinaisons différentes; c'est le problème qui a été examiné précédemment (298 et 300).

Abstraction faite des changements de phase différents dus aux deux espèces de diffractions, la différence de marche est alors

Al = /ie(cosr — cosr') =/>i X.

Toutes choses égales, l'ordre pi est moitié moindre que dans l'équation (2); la largeur des franges est doublée et elles présenteront exactement les mêmes caractères, soit dans le plan focal des images si l'épaisseur e est uniforme, soit dans la couche d'air si l'épaisseur est variable.

Si les traits sont inégalement écartés dans les deux réseaux, il suffit que la déviation paragéniquc soit la même. Avec des réseaux dont la distance des traits est dans le rapport de 2 à i, les spectres d'ordre i, 2, 3, ... du second ont le même écart que les spectres d'ordre 2, 4? 6, . . . pour le premier ; c'est dans ceux-là seulement que paraîtront les interférences. Brewster indique plusieurs combinaisons de réseaux sur lesquelles ce phénomène a été observé.

Enfin il peut se produire d'autres interférences, surtout lorsque l'épaisseur de la couche intermédiaire est variable.

Dans la direction de la lumière diffractée, on aperçoit en effet :

1" Deux systèmes superposés Ri et Rj de franges de réflexion relatives

à rincidence i, produites par le premier ou le second réseau, dont le retard caractéristique est 2/iecosr;

2" Deux systèmes semblables Rj et R^ relatives à Tincidence T, caractérisés par le retard ine cosr';

3* Les franges résultantes définies par 2ne(cosr — cosr');

4** Les interférences du premier système Ri avec le système R^ et celles du système Rj avec R|, qui sont définies par le retard ne(cosr — cosr').

Sans tenir compte de phénomènes plus complexes, on obtient ainsi des systèmes de franges très variés, soit à cause des inclinaisons différentes sous lesquelles les rayons ont traversé la couche, soit à cause des variations locales de l'épaisseur.

Lorsque les traits des réseaux ne sont pas parallèles, les deux espèces d'ondes paragéniques n'émergent plus dans la même direction et ne peuvent interférer au foyer des lunettes; toutefois, si l'épaisseur est variable, il est encore possible d'observer des franges localisées à la condition que les directions des rayons émergents soient assez rapprochées pour concourir à la formation des images des différents points.

Supposons, par exemple, les réseaux et leurs traits étant d'abord parallèles, que Ton fasse tourner l'un d'eux dans son plan d'un certain angle, et qu'on l'incline ensuite autour d'une droite perpendiculaire à la bissectrice des traits. Si les écarts restent petits, l'interférence peut se produire par la combinaison des systèmes Rf et Rj qui ont à peu près la même intensité et dont la différence de marche croit rapidement avec l'épaisseur. Le champ paraîtra alors traversé par des franges très fines perpendiculaires à la direction des traits, et ces interférences peuvent se combiner avec d'autres de manière à figurer un damier dont les compartiments sont en losanges ou en carrés.

On peut ainsi rendre compte des observations très variées de Brewster. Ajoutons encore que les franges présentent souvent des dentelures assez régulières que l'on doit sans doute attribuer à des variations périodique^ dans l'écartcment des traits.

M. Izarn (*) a retrouvé les mêmes phénomènes par une méthode différente, en essayant de reproduire des copies d'un réseau, comme l'avait déjà fait Lord Haylcigh (^). On couvre une lame de verre par une couche très mince de gélatine sensibilisée par une certaine quantité de bichromate d'ammoniaque. Appliquant cette lame contre un réseau tracé sur verre, on expose Tensemble à la lumière solaire; la gélatine devient inégalement soluble sur les points qui correspondent aux traits ou aux intervalles et l'on obtient, après lavage, une copie du réseau sur laquelle les phénomène> de diffraction sont aussi brillants et aussi purs que sur le réseau primitif:

(') Izarn, Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. CWI, p. 5o6, 672 cl 794; i8()3.

(«) Lord Rayleiqh, Phii. Mag, [4], t. XLIV, p. 393; 1872, t. XLVII, p. 81 et 193; 1874 et [5], t. XI, p. 196; 1881.

GOMP|.ÉMENT. 675

les mêmes qualités se retrouvent dans les copies de copies. On augmente même beaucoup l'éclat des couleurs en plaçant la gélatine sur une lame de verre argentée.

Ces réseaux de gélatine présentent presque toujours des franges localisées plus ou moins larges et de formes quelconques, qui se multiplient à mesure qu'on les observe sur les spectres d'ordre plus élevé et paraissent dues aux variations d'épaisseur de la gélatine, la surface sous-jacente du verre faisant fonction de miroir; le nombre des franges varie, en effet, quand on humecte la gélatine ou qu'elle se dessèche lentement.

On peut appliquer une seconde couche de gélatine sur la première épreuve et, en renouvelant l'expérience, obtenir un second réseau superposé au premier; il se produit alors de nouveaux systèmes de franges, tout à fait analogues à ceux qu'on obtient en superposant deux réseaux distincts. L'explication qui précède parait encore convenir à la plupart des cas; il est possible toutefois que de nouvelles causes de complication interviennent, soit parce que les traits ne sont pas limités sur une surface, soit même qu'il se forme dans l'épaisseur de la gélatine une série de couches correspondant aux ondes stationnaires, surtout quand on reproduit par réflexion des réseaux métalliques.

La facilité avec laquelle on peut ainsi se procurer des copies de réseaux et la variété des phénomènes d'interférence donnent à ces expériences un grand intérêt.

T. I, n* 363, p. 614. Prismes polariseurs. — Quand on emploie comme analyseur un prisme de Nicol dont la face d'entrée est oblique ou perpendiculaire aux rayons incidents, la rotation du prisme ne se fait pas autour d'une parallèle à la direction du rayon extraordinaire dans le cristal, de sorte que la polarisation ne suit pas exactement le mouvement angulaire de la section principale (*). Les deux azimuts d'extinction ne se trouvent pas à 180"; la différence peut atteindre i5' ou 10' et varie comme si la graduation du cercle était excentrique. On élimine cette erreur d'une manière complète en prenant pour azimut d'extinction la moyenne des angles observés a et ir h- a'.

M. Glazebroock (>) propose de tailler dans le spath un parallélépipède rectangle ayant deux faces perpendiculaires à l'axe. La face d'entrée étant parallèle à l'axe, les rayons normaux n'éprouvent aucune réfraction, et si l'ordinaire est réfléchi totalement par une couche de baume, l'extraordinaire traverse l'analyseur sans écart latéral; la déviation est d'ailleurs plus faible que dans toute autre disposition lorsque la lumière incidente n'est pas normale à la face d'entrée.

En outre, la lumière émergente reste sensiblement polarisée dans un môme plan quand les directions des rayons incidents sont comprises dans un cône dont le .demi-angle au sommet est de 60*.

(') A. Cornu, Ann. de Ch. et de Phys. [4], t. XT, p. 36a; 1867. (') R.-T. Glazkbrook, PhiL Mag. [5], t. XV, p. 35a; i883.

T. II, n* 419, p. 80. — Pour mesurer la biréfringence d'une lame cristalline, M. G. Friedel (i) dispose d'abord cette lame dans Tazimut de 4^* entre un polariseur et un analyseur croisés; entre le polariseur et la lame est un quart d'onde dont la section principale est parallèle au plan primitif. L'appareil étant ainsi réglé, on fait tourner le polariseur jusqu'à ce que l'image soit éteinte. C'est le problème de la superposition des deu\ lames (392), mais il est plus simple de le considérer directement dans le cas actuel. La vibration primitive étant rsin tût, les composantes principales à la sortie du quart d'onde sont

a: = rcosi sino)^, y= — rsinicosu)^.

Les composantes principales relatives à la lame cristalline sont

\ = —p^ = -7=sin(a)f-hO»

r^— — —^ = --- sin((i)^ -h e).

En tenant compte de la perte de phase 0 éprouvée par la seconde, la vibration que laisse passer l'analyseur est

La rotation i du polariseur qui produit l'extinction complète donne

8 = imr, — ii,

A un nombre entier de circonfcrences près, que l'on peut déterminer facilement par lout autre procéda', tel qu'une lame de quartz en biseau, on connaît le signe et la valeur de la différence de phase 0 entre les deux systèmes d'ondes réfractées.

L'extinction est complète quand on emploie une source homogène, cl la lumière blanche donnerait lieu à une teinte sensible. La méthode convient même pour les cristaux polychroïqucs, mais la rotation du polariseur ne donnera plus qu'un minimum d'intensité.

11 est clair que l'appareil est réversible et que l'on obtiendra les mêmes résultats en faisant marcher la lumière en sens contraire; cette disposition revient à placer le quart d'onde entre la lame cristalline et l'analyseur et à faire tourner ce dernier.

T. Il, n° 428, p. I ro. — On définit habituellement les lignes isochronintiques par la condition que la différence de phase 0 des deux espèces

(') G. Friedel, Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences. l. CXVI, p. 272; 1892.

d'ondes soit constante. On pourrait donner le même nom aux courbes d'égale intensité ( > ).

La fraction de lumière transmise dans l'image ordinaire de l'analyseur est

o = cos'5 -h sinaf sina/'sin'--

Dans le cas général, les lignes neutres (sinatsin2r = o) et les lignes isochromatiques correspondant à la même intensité (0 = imit) partagent le champ en une série de quadrilatères curvilignes.

L'intervalle de deux lignes neutres voisines d'espèces diflférentes est un secteur à bords rectilignes ou curvilignes, dans lequel le produit sinsisinat' ne change pas de signe; nous donnerons aux secteurs le signe de ce produit. Pour les secteurs positifs, l'intensité est plus grande dans l'intérieur du quadrilatère que sur les bords; l'inverse a lieu pour les secteurs né> gatifs qui alternent avec les premiers. Si l'on pose 8 =(2/?i-i- 1)11 zp ae, les courbes d'égale intensité I sont définies par la condition

I = cos*5 H- sinaisin2i'cos*s.

Ces courbes sont des quadrilatères à angles arrondis ou des espèces d'ovales renfermées dans les quadrilatères des secteurs positifs ou négatifs, suivant que l'intensité I est plus grande ou plus faible que l'intensité cos'5 des lignes neutres.

Pour une lame uniaxe perpendiculaire à l'axe optique (432), les deux croix neutres partagent le champ en secteurs égaux de deux en deux. Sur chaque diamètre le produit sin2f sinai' est constant et la valeur de e relative aux courbes d'intensité I est indépendante de l'ordre m ou /w -f- 1 des franges qui forment le quadrilatère. Les rayons vecteurs pi et pt des deux points d'une même courbe situés sur ce diamètre correspondent à des valeurs de e égales et de signes contraires.

Enfîn, dans tous les quadrilatères d'un même secteur, ces courbes sont tangentes aux deux diamètres déterminés par la condition e = o ou

sin2tsin2e'= I — cos*5.

D'autre part, la valeur de la différence de phase 0 en chaque point est proportionnelle au carré du rayon vecteur; la différence p| — p} peut donc être représentée par A. 2e. L'aire dS de la courbe comprise dans le secteur qui correspond à l'angle rfO est

f pd%dp = d^ I prfp = — -(pî — pî)=Aeé/0; p. *^Pi ^

elle est indépendante de l'ordre du quadrilatère correspondant. L'aire totale de la courbe entière est donc constante pour tous les quadrilatères successifs situés dans le même secteur de lignes neutres.

(•) R.-T. Glazbbrook, Froc, Cambr, Phil, Soc, t. IV, Pt. VI, p. 1199; i883.

T. II, n" i57, p. 166. — Pour déterminer la section principale d'une lame cristalline, M. Calderon (*) constitue une sorte d'appareil à pénombre (366) en mettant à la suite du polariseur une lame biréfringente formée de deux parties d'égale épaisseur et d'orientations différentes. Les niçois polariseur et analyseur étant croisés, les deux parties du champ ont la même teinte quand le plan de symétrie des lames est parallèle à la section principale de Fun des niçois; les teintes restent uniformes si la lame interposée n'altère pas la symétrie. L'expérience montre que l'azimut de la section principale peut être ainsi fixé avec une approximation de 4' ^ >o'.

T. II, p. au, ligne ^ en remontant. — ^, H. Becquerel admet que dans un cristal l'absorption d'un système d'ondes se fait comme si la vibration u était remplacée par ses composantes ucosa, ucos^ et ucos^ normales aui plans de symétrie, chacune d'elles éprouvant une absorption particulière. Si la vibration émergente est parallèle à sa direction primitive, on doit combiner les composantes à la sortie; l'intensité relative du faisceau transmis serait alors le carré d'une expression de la forme

a cos*a 4- b cos' p 4- c cos*y»

les quantités a', b^ et c' représentant la fraction respective de lumière transmise dans la môme épaisseur pour les vibrations principales.

Il en résulterait que l'absorption de lumière par une lame d'épaisseur e -\- e' serait plus faible que l'absorption exercée par deux lames superposées d'épaisseur e et e\ puisque la décomposition de la vibration devrait se faire à l'entrée de la seconde lame; cette conséquence est contraire aux observations (*).

T. Il, p. 218, ligne 1. — Les anomalies observées par M. Ramsey s'expliquent, d'après M. Becquerel (3), par la superposition de spectres ayanl (les directions principales différentes.

T. II, n** 500, p. 261. — M. Lomniel (^) décrit une expérience ingénieuse (ju'il considère comme la vérification des interférences des vibrations circulaires; elle n'est en réalité qu'une manière d'étudier l'influence de l'épaisseur par un système de franges localisées.

Un faisceau polarisé de lumière homogène se réfracte dans un prisme de quartz où l'axe est perpendiculaire au plan bissecteur du dièdre réfringent. Pour le minimum de déviation, les deux rayons suivent sensiblement la direction de l'axe dans le cristal et l'on utilise comme analyseur la rc-

(') L. Calderon, Zeitsch. fur Krystall. l. Il, p. 69; 1877.

(*) A. Potier, Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. CXIV, p. S74; 1892.

(') H. Becquerel, Comptes rendus des séances de V Académie des Sciences, I. CVIII, p. 282 et 891; 1889.

(♦) E. LoMMEL, IVied. Ann., l. WXVI, p. 733; iHSç). — Journal de Phvs. [.»], l VIII, p. 287; 1889.

flexion sur la face de sortie. Si 0 est l'azimut primitif de polarisation, Tazimut 0' des rayons à Fentrée du cristal est (578)

tange'= '';.^\.

^ cos(« — l )

Dans la région d'épaisseur e, la rotation est pe, l'azimut de polarisation sur la face de sortie devient 6'± pe et l'intensité du rayon réfléchi est minimum lorsque cette polarisation se trouve perpendiculaire au plan d'incidence; les franges successives correspondent à des variations d'épaisseur telle qu'on ait p 8e = 7;.

Gomme la distance de deux rayons réfléchis est égale à celle des rayons incidents, si a a est l'angle du prisme, la distance ^x de deux franges dans ^intérieur du prisme est

2 ô.r tanga = oe, or =

?.p tan g a

Si la troisième face du prisme est également polie, on peut viser ces

franges par réfraction ou les projeter au moyen d'une lentille; si cette face

est dépolie, les franges s'y peignent directement. Kn supposant que la

troisième face soit parallèle à l'axe (prisme isoscèle), la distance d des

franges sur cette face est

, ^x ir

sm2a 4psin^a

Le faisceau transmis est naturellement complémentaire du faisceau réfléchi et reproduit les mêmes alternances d'intensité, mais la réfraction ne joue plus que le rôle d'un analyseur très imparfait et les franges y seront plus pâles.

Pour que les interférences paraissent complètes dans la lumière réfléchie sur la seconde face, il faut que l'incidence à la sortie corresponde à l'angle de polarisation; on aurait alors

tanga = — = — — — = 0,048, a = 33". n i,5i4

Un prisme équilatéral, où Tangle a est de 3o% réalise donc ces conditions d'une manière très approchée. Des couleurs sensiblement homogènes empruntées au spectre permettront de vérifier les variations du phénomène avec la longueur d*onde.

T. Il, n* 566, p. 384. — D'après les expériences de M. Joubin (*), la dispersion rotatoire se représente très exactement par la formule suivante, que j'avais eu l'occasion de proposer comme conséquence de certaines considérations théoriques :

( • ) P. Joubin, Ann. de Chim. et de Phys. [6], i. XVI, p. 78; 1879.

68o COMPLÉMENT.

L'expérience montre que le coefficient y 6st positif ou négatif suivant \t signe de la rotation. La formule convient à toutes les mesures faites dans le spectre lumineux, soit pour les corps négatifs, comme le bichlorure de titane et les dissolutions de perchlorure de fer, soit pour les corps positifs, tels que les différents verres, le sulfure de carbone et la créosote. Avec le sel gemme, les mesures ont été étendues aux longueurs d'onde comprises entre oH',6437 et ol*',ai43; les différences du calcul et de l'observation sont restées, dans tous les cas, de l'ordre des erreurs de mesure.

T. II, p. 432. — L'équation (34) doit être remplacée par

/Il /If

T. II, n** 599, p. 469. — Lord Rayleigh (*) a soumis à une vérification très délicate les formules d'Young et de Fresnel relatives à l'intensité de la lumière réfléchie suivant la normale.

Lorsque l'angle d'incidence est très petit, on peut développer les coefficients principaux de réflexion A* et k^ en fonction des puissances croissante* de l'incidence; on trouve ainsi

Chacun de ces coefficients varie comme le carré de l'incidence, mais leur deihi-somme, qui représente le coefficient /"de réflexion pour la lumière naturelle, ne renferme plus que des termes de quatrième ordre :

Si Ton fait /i = -, la correction est -\ ~ «*, ce qui donne respeclivo-

ment o,ooo5 et 0,008 pour des incidences de 10** et de 20".

L'expérience a été réalisée de la manière suivante. La lumière directe d'une lampe à incandescence et la lumière réfléchie à la surface de l'eau dans le voisinage de la normale tombent sur deux miroirs voisins. Un premier système de lentilles en produit des images réelles; on règle l'inclinaison des miroirs de manière qu'elles soient superposées aussi exaclemenl que le permet la différence de leurs distances et se forment sur l'ouverlurr d'un diaphragme; un appareil photographique installé à la suite donne les images des deux miroirs. Avec des plaques sensibles « isochromatiques » et un verre jaune, on peut limiter l'impression aux longueur^ d'onde comprises entre oH-, 5892 et oH-,5349.

(') Lord RAYLEian,P/ii7. Mag. [5], t. XXXIV, p. 809; 1892.

COMPLÉMENT. 68l

La lumière directe est affaiblie par un disque tournant à secteurs variables (683) de manière à égaler l'intensité des deux épreuves. 11 suffit alors de corriger ce résultat de l'effet dû à l'inégale distance des miroirs réflecteurs à la source et à son image dans l'eau, pour en déduire la valeur du coefficient de réflexion.

Pour la température de i8° et la longueur d'onde ol^.Seîo, l'indice de Veau est n = i^SSSgS. Le coefficient de réflexion déterminé par expérience a été 0,02076 et sa valeur calculée 0,02047. La différence est i,5 pour 100, tandis que l'erreur d'estimation doit être inférieure à o,5 pour 100; il semble donc que la formule n'est pas vérifiée exactement, mais l'écart est trop faible pour constituer une véritable objection.

La môme méthode appliquée au mercure a donné, pour l'incidence normale,/= 0,753.

T. II, p. 543, li^ne 5 en remontant, — D'après Béer (*), la théorie générale de Gauchy satisferait à toutes les espèces de réflexions.

T. II, p. 56i, ligne i5. — M. Kundt a vérifié que, dans ses expériences, les pertes de phase par réflexion ne variaient plus, c'est-à-dire que les épaisseurs étaient au moins doubles de celle des couches de passage.

T. II, p. 574, ligne 7. — L'idée des ondes stationnaires avait été émise déjà par Lord Rayleigh (>).

T. II, n** 642, p. 628. Réflexion elliptique. — En étudiant le sel gemme et le spath d'Islande, M. Drude {}) était arrivé à cette conclusion qu'il n'existe aucune polarisation elliptique sur les faces naturelles de clivage, tandis que le poli ou le contact de surfaces liquides contribuent à former des couches superficielles qui sont la cause des changements de phase. Pour le quartz, l'ellipticité est très faible sur les faces fraîchement clivées et augmente ensuite rapidement.

Un Mémoire récent de Lord Rayleigh (*) met bien en évidence le rôle de ces couches superficielles.

Le défaut de concordance des observations faites sur les liquides tient à

la difficulté d'obtenir des surfaces absolument propres. Une couche de

iV- I

graisse de ? ou- — de longueur d'onde du jaune, suffit pour arrêter les

^ 1000 3oo ^ j » r

mouvements du camphre sur l'eau et la surface est déjà visqueuse avec une quantité moitié moindre de corps gras.

Pour obtenir une surface liquide parfaitement propre, on y place un anneau de laiton aplati qu'on laisse ensuite se dilater. En observant avec

( ») A. Bber, Pogg, Ann., t. XCII, p. 4o3 et 5a2; i854. (•) Lord Rayleigh, Phil. Mag., t. XXIV, p. i58, note; 1887. (») P. Drudb, Wied. Ann., t. XXXVl, p. 532 ; 1889. (*) Lord Rayleigh, Phil, Mag, [5], t. XXXIII.. p. 1; 1892.

un nicol très pur Timage du Soleil réfléchie sur Teau au voisinage de rioci- (Icncc principale I, on obtient une bande noire dont la largeur est environ I ou y du diamètre du Soleil, et qui est bordée de vives couleurs. S'il existe sur le liquide la moindre impureté, même alors que les fragments du camphre y tournent encore rapidement, la tache perd sa noirceur et les couleurs s'affaiblissent.

Si la lumière incidente est polarisée dans Tazimut de 45% ce qui équivaut à un faisceau naturel, le rapport des amplitudes des vibrations réfléchies polarisées dans les azimuts principaux est, d'après les formules de Fresnel,

Au voisinage de l'incidence principale, où i = I -h ot et t'= T-h or, le rapport des variations 8t et Zi' étant déterminé par la loi de réfraction, avec la condition I -h 1'= 90'*, on a

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