‹ Traité d'optique photographique comprenant la description des objectifs et appareils d'agrandissementChapitre 26 sur 45 · DU CLICHÉ DESTINÉ A L'AGRANDISSEMENT · texte numérisé non relu

DU CLICHÉ DESTINÉ A L'AGRANDISSEMENT

cependant que celui que Ton obtiendrait avec un Lriplet. La lentille G dont se sert M. Bertsch est un objectif simple, ancien système (p. 153).

A est une boîte cubique en cuivre portant les appendices quadrangulaires I et L destinés à la rendre immobile. C'est un niveau à bulle d'air C et une mire B qui Fig. 74.

sert à placer le paysage dans le châssis M de la façon la plus favorable. Tel le paysage est compris dans le cadre B, tel il sera reproduit sur la glace sensible placée dans le châssis M. E est un \olet à ressort qui fait adhérer parfaitement la glace aux coins du châssis. Les glaces sur lesquelles opère M. Bertsch ont 8 cent, de coté et sont carrées. Il a d'ailleurs construit sur le même principe des chambres automatiques à portraits dans lesquelles l'objectif double remplace l'objectif simple.

Section II. — Du procédé photographique.

Ou verre. — L'on choisira du verre mince de 2 millimètres d'épaisseur au plus et le plus uni possible, parce que la chaleur du soleil condensée par la surface à demi-transparente de l'image qui s'y trouve, fait très-vite éclater en pièces la glace polie et que le verre résiste beaucoup mieux à celte forte chaleur. Les petites bulles et autres défauts du verre (tels que l'inégalité de la surface), n'ont aucune influence sur la perfection de l'image agrandie. L'épaisseur du verre a une grande influence sur l'accident que le verre présente de casser sous l'influence de la chaleur des rayons solaires ; plus il est épais et moins il résiste à cette chaleur. Il en est de même des glaces. Il y a en outre, un autre inconvénient à se servir de verres épais, c'est qu'ils changent la marche des rayons convergents qui passent à travers, et que dans ce cas, il

faut tenir les rayons solaires dans une direction constante avec une attention soutenue, sinon, les contours de l'image se doublent, particulièrement sur les bords. Avec le verre mince ce défaut est insensible.

Le procédé. — Le seul procédé qui convienne pour les clichés destinés aux agrandissements est le collodion. Ce qu'il faut, en effet, pour un tel cliché, c'est une grande transparence dont on ne se fait guère une idée bien exacte qu'après avoir vu des clichés faits par des opérateurs expérimentés. Le collodion sec, l'albumine, ne nous ont pas donné d'aussi bons résultats que le collodion humide. Cependant ces procédés, convenablement employés, doivent réussir comme le collodion humide.

Cette transparence du cliché, sur laquelle nous ne saurions trop appeler l'attention du lecteur, et sur laquelle nous l'appellerons d'ailleurs encore, a plusieurs nécessités. La première, c'est que dans les appareils d'agrandissement, la lumière solaire doit traverser librement le cliché sinon il y a échauffoment extrême de l'image et casse du verre qui la porte. La seconde c'est qu'il se forme plusieurs images superposées sur le papier, l'appareil optique agissant par la lumière transmise d'abord, émise par chaque point du cliché ensuite. Enfin, que tous les contours nettement terminés du cliché se retrouvent doublés sur l'épreuve agrandie, des phénomènes de diffraction se produisant, sur lesquels nous reviendrons plus tard.

Or, pour obtenir cette extrême transparence du cliché, et surtout une abscence complète de voile (qui a le funeste effet d'exiger une pose double et triple de celle qu'il faudrait si l'épreuve n'était pas voilée), il faut nécessairement un collodion, un bain d'argent et un révélateur bien préparés.

Tous les collodions, bains d'argent, révélateurs au fer sont bons s'ils produisent de bons résultats pour le procédé ordinaire et donner ici des formules spéciales ne serait d'aucune utilité. Mais voici la méthode opératoire qui a plus d'importance. ■

La glace couverte de collodion sensibilisé est exposée dans la

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