DESCRIPTION DES APPAREILS D'AGRANDISSEMENT
de l'air suffisait donc pour ébranler l'appareil et détruire ainsi la netteté de l'image.
M. WoiMy, photographe d'Aix-la-Chapelle, apporta à l'appareil de Woodward la première modification. Le miroir fut détaché de l'appareil. Il se composait (fig. 7, pl. III) d'un grand miroir A pivotant entre deux montants verticaux B et D. Un poids attaché à la partie supérieure du miroir le sollicitait dans un sens, mais il était retenu dans l'autre par une corde a qui se rendait dans le cabinet noir, laquelle corde s'enroulait autour d'une poulie réglée par une vis sans fin. Deux cordes 6 et c communiquaient au miroir son second mouvement autour de l'axe vertical porté par le trépied C.
L'exposition du miroir était le nord, la partie étamée du miroir A regardant le midi par dessus le toit d'un petit bâtiment peu élevé. L'instrument réflecteur était donc placé à quelques mètres de l'appareil, (en plein air) comme nous l'avons expliqué page 51. La chambre solaire proprement dite était composée d'un condensateur A (fig. 6. pl. III) auquel M. WatMy donnait 10, 14, 18, 24, 50 et même 56 pouces de diamètre et la forme piano-convexe. Cette lentille avait environ une distance focale égale à 1 */* fois son diamètre. Elle était montée dans un cercle de fer assujetti à trois tringles B, C, D de fer, également espacées et perpendiculaires au contour de la lentille. Sur ces tringles était fixé d'une manière permanente l'objectif F au foyer du condensateur. Le portecliché E se mouvait entre l'objectif et le condensateur, à l'aide d'une vis sans fin, non représentée sur la figure. L'appareil était entièrement en fer et enfermé dans une boite de bois.
M. Hervnayi*, opticien français qui s'est rendu célèbre par le grand nombre d'excellents objectifs qu'il a livrés au commerce, apporta lui aussi une modification à l'appareil primitif de Woodward. Son porte-miroir était détaché de l'appareil et à peu près comme celui dont nous faisons usage dans notre appareil dyalitique. Seulement le miroir au lieu d'être suspendu autour de son centre de gravité, ce qui est nécessaire pour produire la stabilité.
était suspendu à sa partie inférieure par un arc de cercle attaché sur le côté du miroir. Tout le poids du miroir portait donc sur un point, aussi sa flexion était-elle considérable et avait pour effet inévitable d'altérer le parallélisme des rayons solaires réfléchis, ce qui est un défaut considérable.
A une certaine distance du porte-miroir se trouvait la chambre solaire qui était identique à celle de U oo titra *■*/, sauf que le porte-cliché recevait dans son plan deux mouvements à l'aide de vis de rappel, ce qui avait pour objet de fixer la partie centrale du cliché dans l'axe de l'appareil optique. De plus , M. WMertttftf/is introduisit entre le cliché à agrandir et le condensateur un verre dépoli mobile. On pouvait ainsi opérer avec la lumière diffuse ou les rayons solaires directs, suivant qu'on interposait ou qu'on enlevait le verre dépoli. Enfin, la chambre solaire était reliée au porte-miroir par un cylindre en étoffe pour enlever le jour qui pouvait entrer obliquement par cet intervalle.
Chambres solaires sans réflecteur. — Dès l'origine des agrandissements, plusieurs personnes, dans la fausse croyance que le miroir enlève beaucoup de lumière (la vérité est qu'il n'en enlève pas ^s 0 ) dirigeaient leur appareil directement sur le soleil, en montant toutes les pièces sur une seule pièce de bois ou de fer.
Le premier de ces appareils a été décrit en Angleterre en 1863 par M. Siuari et voici la disposition adoptée par lui.
Le condensateur fixé dans une boite très-longue, est suivi du cliché et de l'objectif, précisément comme dans l'appareil américain. Sur la boîte est fixé un cône au fond duquel se trouve le châssis sur lequel est tendu le papier sensible. M. Sft««r»f place ainsi deux appareils l'un à côté de l'autre, protège ses appareils contre le vent, et les fait mouvoir conformément à la marche du soleil à l'aide de deux mouvements l'un horizontal, le second vertical.
Chambre solaire de M. Liébert. — M. fAébevi, en
France, a produit un appareil basé sur le même principe, mais il