‹ Traité d'optique physique (volume 2)Chapitre 26 sur 95 · SUBSTANCES NÉGATIVES · texte numérisé non relu

SUBSTANCES NÉGATIVES

Fluorine

Hyalite

Sulfate de soude ( j) Eau

0,009^ 0,0074 0,01 38 o,oo58

(*) Les valeurs de 1, ont été obtenues (§ 448) en cherchant l'incidence

mm

qui donne l'anomalie -• Si Ton calcule les valeurs de Tangle brewstérîen B

par la formule

tang B = n

on trouve des valeurs peu différentes et l'assertion du $ 407 sur l'identitc expérimentale de 1, et n se trouve justifiée.

(**) Les faces des crislamx uniaxes étaient perpendiculaires à l'axe optique.

(*** ) Lo numérateur indique le poids du sel el le dénominateur celui de l'eau.

MLARISATIOIV par RÉFLËXiOll iféTALtlQUE ET VITREUSE. l45

§ 416. — Remarques sur le premier tableau.

On y rencontre entre les diverses valeurs d'un même paramètre obtenues ou sur des échantillons différents du même corps ou par des méthodes difTérentes, des divergences qui, surtout pour les azimuts A, sont excessives. Si l'insuffisance des renseignements contenus dans les deux Mémoires de M. Jamin qui nous ont fourni tons ces chiffres , rc nous a pas égaré dans interpréta tioh de quelques-uns d'entre eux, on doit en conclure qu'il serait grandement utile d'entreprendre une étude comparative des méthodes, afin de déterminer les conditions accessoires qui donnent à chacune toute l'exactitude à laquelle elle peut prétendre et la limite des erreurs qu'elle ne peut éviter. Ce travail comprendrait naturellement une étude plus étendue que cela n'a eu lieu jusqu'à présent, des variations que Pimpureté des corps et Pétat physique de leur surface peuvent introduire dans ces paramètres.

§ 417. — Remarques sor le deuxième tableau. -- Déorùisëemetat inattendu de f'i. -^ Trois groupes de métaux.

Les incidences l'i étant, chez les diaphanes , sensiblement équivalentes à l'indice, on pouvait s'attendre à ce que même chez les métaux, par suite d'un reste d'analogie, elles éprouvassent du rouge ad violet l'accroissement connu. Il n'en est rien^ elles diminuent avec > chez tous les métaux étudiés , même chez ceux qui ont comme l'acier une seconde composante assez faible pour que la polarisation maxima, obtenue sous cette incidence f|, y soit presque aussi voisine de la polarisation complète que chez certains diaphanes.

Relativement aux A il y aurait trois catégories de métaux, dont le cuivre, le zinc et le métal des cloches seraient les types. Dans la première, qui comprend encore Tangent^ le laiton et le bronze, A diminue du rouge au violet. Dans la seconde, où se trouve également l'acier, il augtnente entre ces mêmes limites, et dans le métal des miroirs enfin, après avoir décru jusqu'au vert, les azimuts A augmentent jusquW violet.

§ 418. — La dispersion métallique manifestée par la teinte résultante. — Troisième et quatrième tableau.

Aux §§ 356 et 537^ nous avons mis en évidence la dispersion H. io

eUiptique des micas et parallélipipèdes en donnant I^orien talion des ellipses décrites par les divers rayons simples. Au § 367, variant le point de vue , nous avoas donné les intensités du circukdre et du rectiligne résiduel de chaque couleur. Les métaux pouvant aussi se produire comme quart d'onde, et étant, comme les précédents quarts d'onde, affectés de dispersion ; on voudrait naturellement comparer l'étendue de ces dispersons analogues. On pourrait sans doute construire encore les ellioses diversicolores;

mois comme ici^ j n'étant plus égal à i , l'intensité des rayons subît,

pendant la réflexion , une altération variable avec la couleur, ce point de vue de la disposition en éventail des axes des diverses ellipses manquerait probablement le but. Aussi est-ce autrement, et par un moyen qu'accepteraient sans difBçuItés les autres quarts d'onde, que M. famin a mis en relief la dispersion elliptique des métaux. Il consiste à cliercher la teinte revêtue après réflexion par un rayon incident blanc. Ce point de vue , outre l'avantage d'une plus grande généralité, pcNttède ceux de contenir une inlerprétation d'anciennes' expériences d«es à Benedid fftévost, et d'offrir aux formules trouvées par Cauchy, sur cette matière» de précieuses vérifications.

Ces formules donnent en effet l'intensité de la lumière réfléchie ]>ar un métal en fonction des paramètres ^ > ^. M. Jamin a donc pu la calculer pour chacune des sept couleurs du spectre et en déduire la couleur de l'ensemble à l'aide d'auti^ formules connues (§496) et dues à Newton» Ce laborieux travail , entrepris pour l'incidence noripale et pour une et dix réflexions, Ta conduit à des colorations constamment pareilles à celles obtenues.

§ 419. — Loi de Ganchy.

Pour cette incidence, les formules de M. Cauchy sont sîmplcs^ et leur discussion facile. Quoiqu'il n'entre pas daps le plan de cet ouvrage de les faire connaître, nous ne pouvons cependant pas nous taire sur la généralité suivante qu'elles mettent au jour. Si Von Jaxt croître ou diminuer, séparément ou à la/ois, i, et A, tes intensités réfléchies augmentent ou diminuent. On en conclut (jue dans la première série où les paramètres diminuent tous deux du rouge au violet, les couleurs les moins réfrangibles seront prépondérantes, surtout après des réflexions nombreuses; que dans lu

POLARISATION FAR RÉFLEXION METALLIQUE ET VITREUSE, l^')

seconde où il y a aatagoDiMne entre Telfet d'accrôiseement dn premier paramètre et TelTet de décroissemcnt du second; les Ceintes seront moins prononcées» et pourraient aussi bien être prises à un bout du spectre qu*à l'autre, donnant même du blanc si réquilibre des deax influences est parfaite

En admettant que quand la quantité de bianc att^nt et dépasse

0,950 ou les —9 la couleur devient insaisissable, le quatrième

tableau nous montre que Targent, le zinc et le métal des miroirs après une réflexion , Tacier après une , aussi bien qu'après dix réflexions, restent blancs ; qu'au contraire, après dix réflexions, les teintes du cuivre et du bronze, la première surtout, atteîgnem une grande pureté. D'après les valeurs de U, les teintes du bronae après une réflexion et de l'argent après dix sont identiques, ainsi que l'avait remarqué Bénédict Prévost il y a longtemps.

Les valeurs de i\ étant beaucoup moins différentes chez les divers métaux que celles de A, la loi de Gauchy nous montre qiie la réflexion la plus abondante sera fournie par les métaux chez qui la valeur moyenne de A est la plus grande, et qui, par conséquent, laissent à la deuxième vibration , sous l'incidence principale , la valeur relative la plus considérable. A ce titre l'argent se place au premier rang et se recommande pour la fabrication des télescopes. Le tableau III atteste en effet que sa réflexion sous Tincidence

normale l'emporte d'environ ^ sur celle du métal des miroirs.

Cette réflexibilité si abondante , surtoat pour \e rouge , gagne en--

core quand il s'agit des rayons purement calorifiques antérieurs

au rouge, ainslque l'ont montré MM. de la Provostaye et Desains,

et que nous le verrons § 491 .

' § 420. — Ce qui rend TeUipticité prononcée. — Ce 9m

la rend reconnaissable.

Dans le tableau Y, nous avons donné sous deux formes distinct tes chacun des paramètres. On conçoit que Tellipticité soit d'autant plus prononcée qu'à valeur de n égale , A et par conséquent

-rasera plus grand. Gela posé, nous voyons que les substances les

plus réfringentes ne jouissent pas toujours de la polarisation la plus elliptique; qu'ainsi la houille, le spath, la blende l'emportent

l48 CHAPITRE XIV.

sur le diamant. Si l'on s'étonnait que i'ellipticilé du diamant ait été cependant reconnue bien avant celle de ces autres corps, nous en trouverions la raison dans Ténergie de sa réflexion. Or, mainnant que » d'après les conseils de M. Jamin, on use de la lumière solaire dans ces études, on peut dire que l'on confère à tous les corps les avantages que le diamant trouvait dans son organisation si réfringente. Ce cinquième tableau nous montre encore que l'indice i ,4^ ne délimite que très-imparfaitement les trois groupes, puisque l'alcool positif est moins réfrangible et que la ménilite neutre et que la fluorine négative.

M. Jamin a fait encore, sur la polarisation elliptique des miroirs immergés dans des liquides, d'intéressantes expériences. Mais comme l'intérêt qui leur est dû leur vi^nt surtout de la théorie de Cauchy, nous ne nous y arrêterons pas.

§ 421. — L'analogie maintenue entre la chaleur et la Inmière.

En chaleur, à cause du galvanomètre, les mesures d'intensité s'obtiennent directement. Si l'on reçoit le ti*ait solaire, d'abord sur un prisme de spath achromatisé assez ouvert pour séparer les deux Caisceaux, puis sur un appareil de Mclloni disposé pour les expériences de réflexion , on pourra obtenir, sous les diverses incidences , les coefficients de réflexîbilité de la lumière polarisée et dans le premier et dans le second azimut. Eh Sien, ces deux physiciens trouvent qu'en chaleur comme en lumière la réflexion croît, dans le premier cas, avec l'iucidence, et qu'elle décroît dans le second jusqu'à un certain angle au delà duquel elle finit par croître. Ces coefficients de réflextbilité et cet angle ne diffèrent pas sensiblement des données analogues obtenues avec la lumière et sur les mêmes miroirs par M. Jamin. Ces analogies précieuses entre les deux agents se maintiennent quand , au lieu de recevoir en bloc toute la chaleur solaire, ils opèrent sur des rayons simples pris à l'extrémité rouge d'un spectre pur et intense ou encore quand, abandonnant la chaleur solaire, ils demandent leurs deux faisceaux à une lampe à double courant.

Pour constater l'accroissement de la réflexion avec l'accroissement de la longueur d'onde, ils suivent deux marches : i^ ils s'adressent au spectre solaire en trois régions fortement contrastantes, à savoir celle du vert, celle du rouge, et enfin la région obscure prise à une grande distance du rouge ; a" ils s'adressent

POLARISATION PAR RÉFLBXION METALLIQUE ET VITREUSE. 1 49

soit à des sources calorifiques capables d'engendrer dans des proportions très- variées les divers fluK calorifiques, soit à des écrans capables de dépouiller une même radiation de certains de ses éléments 9 des plus réfrangibles , par exemple. Leurs principaux ré« sultats sont résumés dans les deux tableaux suivants.

RÉFLEXIBILITE DE LA CHALEUR NON POLARISÉE EMPRUNTÉE A DIVERSES RÉGIONS DU SPECTRE SOLAIRE.

Laiton.

MéUlÂs miroirs

Région du vert

Réflion du rouco

Région obscure très-distante du rouge

RÉFLEX1BILITÉ DE LA CHALEUR NON POLARISÉE EMPRUNTÉE

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